» Le plus gros départ de toute ma vie « 

 » C’est le plus gros départ de toute ma vie « 

Thibaut Quintens, responsable de l’équipe export, a quitté ses fonctions début janvier. Avant cela, il a accepté de nous lâcher quelques mots. Mais avec Thib partir pour un interview de 15 minutes, c’est s’embarquer dans un joyeux foutouard d’une heure. Les pensées s’enchainent plus vite que les mots. Il se souvient. On rit. On a le coeur qui se sert. On vous embarque avec nous…

Thibaut ? Tu t’en vas pas fâché ? Je continue de vous adorer… avec une larme aujourd’hui. C’est le plus gros départ de ma vie (silence).

Alors pourquoi tu pars ? Je suis une personne qui aime les challenges. J’en ai relevé trois. Des aventures à chaque fois d’une dizaine d’années. J’adore monter, construire, oser aller chercher autre chose, toujours, encore.

Aujourd’hui professionnellement j’arrive à un niveau où _tout est loin d’être parfait_ est installé. Ça devient de la gestion, de la poursuite. Et dans ce domaine là, je n’apporte aucune plus-value. Avec l’équipe export bâtie aujourd’hui c’était une vraie opportunité. L’équipe est jeune et avec Hervé à la tête c’est le bon moment. Je vais aller vers de nouveaux challenges.

Et puis personnellement, je suis dans une phase de ma vie où les déplacements aux US ou en Asie me gênent. Je ne suis plus en accord avec moi-même et ça devient problématique. Je veux me lancer dans un projet recentré sur le local (silence).

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 » C’est pas une couille l’état d’esprit Blackrock Family. Il existe vraiment « 

Après quand j’y réfléchis… je quitte Blackrock au moment où j’aurais pu un peu souffler. C’est drôle. Mais au moins je pars confiant. L’évolution de l’équipe export, l’arrivée dernièrement de William et Héloise, et l’ensemble des liens qui se sont tissés me permettent de partir serein. Y a une vraie complémentarité dans l’équipe, elle est forte et je vois déjà les grandes choses qu’elle pourra mettre en place pour se développer.

Comment vas-tu occuper tes journées désormais ? C’est un gros enjeu pour moi. J’avais mis un peu de côté Act In Games. J’aimerai me réinvestir dans l’édition. La création, le développement de jeu me manquent. Et puis il y a l’animation, la formation. Je veux remettre les mains dans le cambouis.

Un jeu dans ma classe par exemple me tient à cœur. Je suis convaincu de l’enjeu de l’apprentissage ludique. Je vais m’employer à défendre l’idée du jeu comme outil culturel mais aussi de rencontres et d’échanges. Et puis il y a mon chez moi L’Orée du jeu. Un projet monté avec deux autres familles. L’idée c’est de rassembler les gens sur un site autour du thème du jeu qu’il soit de société, de théâtre, de clown. Tout ce qui a rapport avec les arts vivants… Avec un bar et des cuisines collectives pour le côté chaleureux. Je fais une transition vers le plaisir et le partage… Aujourd’hui on est encore dans le bricolage avec une bourse aux jeux en août. Mais en 2024 ce sera le lancement officiel.

Ah oui j’allais oublier… le plus important… je prendrai du temps avec mes enfants !

C’est quoi ton meilleur souvenir ? J’en ai pas UN mais DES meilleurs ! Je dirais qu’il y a eu deux phases. Je me vois encore avec Alain, Yo et Marie-Hélène à à discuter autour de repas concoctés par Jacqueline pour bâtir, se projeter, sans pour autant faire de plans sur la comète. C’était tellement excitant. Je pensais qu’à une chose à l’époque : mettre des drapeaux Blackrock sur tous les pays du monde ! Et puis tout se faisait tellement naturellement….

J’étais l’outsider ! La pièce rapportée. Ils se moquaient de mon accent belge à chaque réunion ! Mais pourtant j’étais chez moi, dans la famille. Tout de se faisait avec tellement de confiance et de bienveillance.

Le deuxième grand moment c’est l’arrivée d’Hervé. J’étais fier et enthousiaste. J’allais avoir une équipe. Jusqu’à présent j’étais dans un tunnel avec ma lampe de poche et je sentais bien qu’au bout de 4 ans, les piles commençaient à faiblir. L’arrivée d’Hervé ça a été un nouvel éclairage. Il a pris tout de suite le projet à cœur, et on a pu mettre en place toutes les idées que j’avais. On a poussé les jeux et créé du lien. C’était important.

Enfin, il faut pas ce mentir, les plus grosses fiesta c’est avec Blackrock. Fort la nuit fort le jour c’est notre ADN. Aujourd’hui j’ai des enfants, je suis chiant à demander une chambre individuelle, mais à l’époque des dortoirs j’adorais. C’était le professionnalisme à la scoot !

Qu’est ce que tu vas regretter ? Je quitte une zone de confort humain, et professionnel… 12 ans c’est fou. Je suis content de partir sur une top note et dans une bonne énergie. Je sais qu’il y a des trucs que je vais regretter… je les regrette déjà. Il faut garder à l’esprit que ce qu’on vit chez Blackrock c’est assez exceptionnel. On a réussi à garder une ambiance incroyable. On a des tempéraments, des coups de gueule, mais il reste toujours cette bienveillance. Quand on est revenu du dernier séminaire en septembre j’ai dit à Yoann : « ça y’est tout le monde est à sa place. On est bien ». Ce dernier rendez-vous était magique par tous les niveaux, les échanges, les ateliers, les activités. Je me suis rendu compte qu’on avait passé un cap. Et qu’il était beau ce cap. C’est pas une COUILLE, l’état d’esprit Blackrock Family il existe. On a réussi à le préserver depuis le début. Ça a été notre force, ça l’est aujourd’hui et il faut que ça le reste demain !

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Capture-decran-2024-01-03-a-14.39.23-1024x407.png.

Je vous dis à très vite… Le lien persistera… Vous me manquez déjà…