Silence, ça signe

Silence, ça signe !

C’est une première. Du jamais vu. Et si on s’est lancé dans ce projet, c’est parce que chez Blackrock Games, l’inclusion est au cœur de nombre de nos réflexions. Aller dans les écoles, les hôpitaux, les EHPAD, les IME, les ESAT. Trouver des solutions pour rassembler, partager, et oublier… Oublier, quoi ? Le quotidien tout simplement, mais aussi la solitude parfois, ou encore les différences sociales.
Par chance on dispose du meilleur outil d’inclusion : le jeu ! Vous aurez beau chercher, on n’a pas fait mieux. Alors on s’est dit qu’est ce qu’on pourrait faire de plus ? Et puis on a rencontré Tristana Pateras, interprète en LSF. Et là forcément, le projet a fait sens.

Traduire les règles de nos jeux en langue des signes, c’est l’idée. Les rendre accessibles aux sourds et malentendants sur notre site Internet et via un QR-Code apposé aux boîtes, c’est le but. Parce que oui, comprendre un jeu est plus aisé quand on nous l’explique que quand on doit se « taper » 5 pages de règles à lire.

C’est ainsi que, vendredi 2 octobre, Tristana a débarqué de Paris dans nos locaux de Veyre-Monton _ ah oui on a oublié de vous dire, en France il n’y aurait que 700 interprètes LSF dont 400 en région parisienne, v’là la denrée rare_. Direction donc le studio et ce jour-là, nos règles n’allaient pas être lues… elles allaient être signées.

Des codes et des couleurs

Tristana est de noir vêtue, les cheveux ramassés, mais ce n’est pas au côté formel qu’elle aspire, elle nous explique :  » Le noir et le bleu marine sont des couleurs privilégiées pour les interprètes à peau claire. À l’inverse, une personne à la peau foncée portera du blanc, du beige. Le but est de créer un maximum de contraste entre nos mains, notre visage et le reste de notre corps. Pour être plus lisible. Notamment pour les personnes atteintes du syndrome Usher qui sont en plus d’être malentendants, malvoyants « .

Les minutes défilent. Les prises s’enchainent. Et si tout le monde a bossé son script en amont, on se rend compte dans l’instant que des ajustements sont à faire. Tristana n’a jamais fait ça et on avoue que nous non plus. Habitués des explications de règles formelles on se rend rapidement compte que tout sera, ici, très différent. Les mimiques de son visage, les respirations, tout à son rôle à jouer.  » Les émotions font partie intégrantes du langage des signes. La joie, la déception, la méfiance, ce n’est pas que nos mains qui les traduisent…  » On oublie donc rapidement le factuel pour découvrir que Tristana ne nous offre pas une traduction mot pour mot mais une véritable mise en situation, une scènette. On est en train de vivre en direct une partie de Skyjo avec tout ce que ça implique : les bonnes surprises comme les immenses frustrations, et vous savez de quoi on parle !

« La pioche, la défausse… ça n’existe pas »


« Même si je voulais faire du mot pour mot, je ne pourrais pas… Nous n’avons pas en langage des signes de vocabulaire spécifique au jeu de société : la pioche, la défausse… ça n’existe pas « . Alors on s’adapte, on recommence, encore et encore. Elle s’excuse, nous explique qu’elle est perfectionniste parce que ça lui tient à coeur. On lui explique qu’il ne faut pas… que nous aussi ça nous tient à coeur.

La journée se termine. Nous avons réglé le sort de deux jeux : Skyjo et Flip 7, et nous sortons tous grandis de ce moment. À Tristana de conclure :  » Pour moi le jeu c’est pas juste jouer. C’est être ensemble. Partager un moment. Signer des règles c’est s’ouvrir à de nouvelles personnes et rassembler encore plus de gens autour d’un moment doux et convivial. C’est un projet dans lequel je crois énormément « . Et ça tombe bien, nous aussi !

Traitres à bord & One piece, c’était écrit

Traitres à bord & One piece, c’était écrit

On ne présente plus dans le milieu le jeu Traitres à Bord de SAVANA. Un jeu de rôles cachés sorti en septembre 2023 et qui s’offre la même année un Grand Prix du Jouet. Devenu un incontournable du catalogue Blackrock Games, la rumeur courait d’une extension… et bim ! Mieux que ça encore, l’éditeur roubaisien attendait juste le bon moment pour sortir une licence, et force est de constater que le choix fait sens. Depuis ce vendredi 11 septembre dans vos boutiques c’est Traitres à bord One Piece qu’il faut demander ! Storytelling.

Salut à vous l’équipe SAVANA, est-ce que vous pouvez nous expliquer comment l’idée d’un Traitres à bord One Piece a émergé dans vos bureaux ?

Après le succès de Traitres à Bord, on savait qu’on avait envie d’aller plus loin avec ce gameplay et cet univers. On a beaucoup réfléchi à une extension mais on ne trouvait pas forcément ce qu’on cherchait.

Assez naturellement, l’idée d’une licence est arrivée sur la table. On voulait trouver un univers qui apporte quelque chose au jeu, pas simplement mettre le nom d’une licence sur une boîte de jeu. Avec l’univers des pirates, One Piece s’est imposé comme une évidence, non seulement du point de vue de l’univers, mais aussi des thèmes abordés : l’aventure, la camaraderie, la coopération… tout ce qui fait une bonne partie de Traitres à Bord !

Et puis avec One Piece, il y a ce côté unique : on ne joue pas seulement une partie, on embarque dans une vraie aventure. Le mariage entre les deux univers nous a semblé parfait.

« Soyons honnêtes : One Piece, c’est un peu le Graal »

Vous voulez dire que One Piece & Traitres à bord, c’était un peu écrit à l’avance ?

Soyons honnêtes : One Piece, c’est un peu le Graal. L’univers colle incroyablement bien à l’ADN du jeu.

Dans One Piece, on retrouve l’aventure, les équipages, la camaraderie, les rivalités, les alliances… C’est un univers où les personnages avancent ensemble, mais où chacun a aussi sa personnalité (souvent exubérante) et ses propres intérêts. C’est exactement le genre de dynamique qu’on adore retrouver autour d’une table.

Et au-delà de ça, One Piece est une œuvre qui rassemble énormément de générations. C’est un univers extrêmement riche, avec une communauté de fans passionnée, et surtout une propriété qui nous donnait beaucoup de matière pour imaginer une véritable aventure ludique.

On sent qu’il y a des fans chez SAVANA ?
Oh oui ! Et pas qu’un peu. Entre les différentes équipes, il y a pas mal de lecteurs et d’amateurs du manga. On est une équipe assez jeune, très imprégnée de culture pop, donc forcément One Piece, c’est une licence qui parle à beaucoup de monde chez nous.

Certains suivent le manga, d’autres ont découvert l’univers avec l’animé… donc autant dire que l’annonce en interne a fait son petit effet ! 

Cette connaissance de l’univers de One Piece a largement facilité le travail d’adaptation. On en connaissait déjà les codes, les personnages et l’esprit, ce qui nous a permis de réfléchir plus naturellement à un gameplay fidèle à la licence et qui en même temps respecte l’édition originale de Traitres à Bord.

Coup marketing ou coup de génie ?

Plutôt un coup de passionnés. Évidemment, on sait qu’une licence comme One Piece a une force énorme. Mais ce qui nous intéressait avant tout, c’était de trouver un univers qui colle réellement au jeu.

Pour nous, c’est surtout une suite logique… et même un peu inespérée. On a toujours rêvé d’avoir l’opportunité de travailler sur une licence forte un jour, mais trouver un univers qui corresponde aussi bien à Traitres à Bord, c’est ce qui rend le projet si excitant.

Comment fait-on pour décrocher ce genre de licence ? J’imagine qu’on ne frappe pas à la porte de Toei Animation sans avoir bien bûcher en amont.

Il faut arriver avec un projet crédible et une équipe solide effectivement. Une propriété comme One Piece, ça ne se décroche pas simplement avec une bonne idée. Il faut pouvoir montrer qu’on maîtrise son produit, qu’il fonctionne déjà, qu’il a fait ses preuves et qu’on a une vraie vision derrière. Traitres à Bord est notamment un jeu qui a été éprouvé en France à l’international, ce qui apporte forcément de la crédibilité au projet.

Ensuite, il y a tout le travail d’adaptation. Chaque détail compte : il faut bien connaître l’univers, respecter son lore et faire en sorte que tout ce qu’on ajoute ait du sens. Le défi, ce n’est pas simplement de mettre One Piece sur un jeu existant, c’est de réussir à créer l’expérience la plus immersive possible.

Et puis il faut aussi savoir garder le secret… Ce qui, pour certains d’entre nous, a été particulièrement difficile ! Quand on travaille sur un projet comme celui-là, ne pas pouvoir en parler à ses proches, c’est parfois un vrai supplice.

Quelles portes ce projet peut-il ouvrir derrière ?

C’est une vraie étape pour SAVANA. Travailler avec une licence de cette envergure nous permet de montrer qu’on est capable de porter ce type de projets, avec toute l’exigence que cela implique. Ça va évidemment nous apporter une certaine légitimité auprès des autres détenteurs de licence.

Et surtout, ça nous donne envie de continuer à imaginer des projets créatifs et ambitieux.

200.000 jeux pour la première impression

Les gens vont se l’arracher ? Combien d’impressions ont été prévues ?

On a de grandes attentes pour ce jeu ! Sur les douze premiers mois, on espère pouvoir livrer 200.000 exemplaires dans le monde. Avec une licence comme One Piece, on sait que le potentiel est énorme 

Une distribution à l’International ?

Oui, complètement. Dès Noël, le jeu sera d’ailleurs disponible dans cinq pays : la France, l’Espagne, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Allemagne.

Et ce n’est que le début. On espère pouvoir élargir encore la distribution à d’autres territoires dès l’année prochaine.

D’autres projets de ce type sont-ils prévus chez SAVANA ?

Oui ! Travailler avec une licence est une aventure incroyable, donc, ça nous donne envie de continuer en ce sens. Mais on veut rester exigeants sur le choix des projets : pour nous, une licence doit apporter quelque chose au jeu et avoir du sens par rapport à sa cible.

L’idée n’est donc pas de mettre des licences partout. On veut retrouver cette même cohérence, ce moment où l’on se dit : « OK, là, on tient quelque chose… Ça marche vraiment ! »

Des jeux dans le désert grâce à Aventur’aide

Des jeux dans le désert marocain
grâce à Aventur’aide

Quand elles sont venues nous voir l’été dernier, on s’est interrogés sur comment les accompagner dans leur aventure. Pauline et sa maman Gaëtane partageaient avec nous leur souhait de participer au Twing Raid et cherchaient des mécènes pour les aider à mener à bien leur projet.

Le Twing Raid une aventure humaine et solidaire

Le Twing Raid, c’est un grand raid solidaire qui traverse la France et mène les équipages jusqu’au Maroc. 10 jours et 4.000 km à parcourir. En guise de bolides ? Des Renault Twingo indestructibles qui avalent les kilomètres de sable et de pistes. Une aventure faite d’imprévus bien entendu, de débrouille, de rencontres… mais aussi et surtout de solidarité. Et quand Pauline et Gaëtane nous ont expliqué qu’elles passeraient une fois sur place dans les écoles pour déposer du matériel scolaire, alors là on s’est dit qu’on avait peut-être un rôle à jouer. Et oui, parce qui si on peut aider, tout en faisant ce qu’on sait faire « JOUER », chez Blackrock Games on est doublement heureux.

On a donc décidé de sponsoriser l’équipage 100% féminin des Martres-de-Veyre (c’est à côté de chez nous!) et de charger leur coffre de… jeux de société. Bien évidemment !

Le 24 février, Pauline et Gaëtane ont pris la route avec Marguerite, c’est le nom de leur bolide en réf’ au surnom que donnait la maman à sa fille et à tout ce que la fleur symbolise pour elles. À savoir « l’amour, la simplicité et la loyauté ». Et bien vous savez quoi ? Après des centaines de kilomètres de pistes rocailleuses, de cols à 2.300 mètres d’altitude dans l’Atlas et de dunes dans le Sahara marocain… on a retrouvé des cœurs légers, des sourires gravés et des tonnes de souvenirs, mais aucun souci mécanique. Quand on vous dit qu’elles en ont sous le capot les Marguerite.

Des sourires sur le visage des équipages et des écoliers…

 » C’était incroyable ! nous explique Gaëtane…. ça n’a pas toujours été facile mais ce ne sont que de bons souvenirs… Comme quand il faut pelleter couchées dans le sable pour mettre les plaques sous les roues et dégager la voiture…  » elle sourit, les yeux qui brillent, « Je ne pensais pas que j’étais capable de tout ça… « .
Le duo mère-fille, passionné d’aventures, souhaitait dépasser ensemble ses limites dans un projet qui avait du sens… Elles l’ont fait. Et on leur est reconnaissant de nous avoir invités dans ce formidable projet.

Tout le long de leur périple elles ont déposé dans les écoles avec les 450 autres équipages plus de 1.000 cartables et au milieu de tout ce matériel très sérieux… quelques jeux qui ont fait naitre des étoiles dans les yeux. « Les enfants et les instituteurs ne s’y attendaient pas… c’était beau de voir leur réaction ». Mission accomplie…

On a voulu se responsabiliser et recycler

On a voulu se responsabiliser et recycler

Ce mercredi 18 mars c’est la Journée mondiale du recyclage et on ne va pas se mentir, le monde du jeu n’est pas épargné par la question de gestion des déchets. Faire briller vos yeux et vous immerger dans un univers quand vous venez sur nos stands, c’est ce qui nous anime. Trouver une seconde vie pour les bâches et autres décors, c’est ce qui nous responsabilise. Alors depuis plusieurs années on réfléchit à comment recycler, ou encore réutiliser. Les mètres de tissu utilisés, mais aussi les jeux abîmés ou avec défauts de fabrication, les pièces de SAV, etc… Et dans cette belle mission, on est bien entourés avec des éditeurs qui ne manquent pas d’idées.

Ne cherchez pas, nos éditeurs ont du génie !

Chez Game Flow, on laisse parler votre âme d’enfant. Lors du Festival International du Jeu de Cannes vous pouviez sur leur stand créer un badge unique inspiré de l’univers Ma première aventure. Un petit rond découpé dans un des livres SAV, un petit coup de presse et bing ! La classe !

C’est tellement un succès que l’Alchimie du jeu à Toulouse a acheté une badgeuse pour reproduire l’expérience avec des livres que l’éditeur leur envoie. Et ils n’en sont pas à leur coup d’essai les petits malins. En 2024, ils étaient montés sur scène pour recevoir leur As d’or avec des cravates et des noeuds papillons faits en pièces de puzzle Ma première aventure.

Chez Subverti rien ne se jette tout se réutilise. Les cartons de jeux pour faire des kits festivals, les flyers obsolètes pour caler les colis envoyés, mais pas que… Ici, les jeux abimés servent pour le développement matériel des jeux suivants (on les découpe, on les troue, etc.). À l’image du jeu Symbiose qui s’invente une nouvelle plastique…. et vous reconnaitrez assez facilement ce qui est devenu la future version collector Amarok.

Chez Unfriendly Games on a cherché une seconde vie pour les bâches utilisées sur les évènements. C’est ainsi qu’ils ont imaginé chouchous à cheveux et pochettes. Et comme Karen et David ne sont jamais avares de jolies idées, ils ont demandé à l’une de leur voisine couturière de designer tout cela. Résultat ? De jolis goodies que tout le monde s’arrachait sur leur stand du FIJ.

Et Blackrock Games dans tout ça ?

Bonne question ! Et Blackrock Games dans tout ça ? Blackrock Games travaille de l’intérieur à réduire en permanence l’impact de ses activités sur l’environnement. Dans le cadre du RSE (responsabilité sociétale des entreprises) des actions ont été menées au niveau de la logistique avec une valorisation de 50% de ses déchets logistiques en 2025. Et on sait qu’on fera mieux en 2026.

Pour ce qui est des bâches nous en distribuons régulièrement aux ludothèques qui en font la demande, et nous avons également travaillé avec Résines Esterel Azur spécialisée dans le recyclage des objets de communication. Notre collaboration avec l’association basée à Cannes _dont l’objectif principal est l’insertion professionnelle_ a permis de recycler 50 bâches, de créer 400 éco-trousses et de faire travailler 10 personnes en insertion sur le projet.

Pour ce qui est des prototypes non retenus ils sont envoyés à Boardgames Campus, les jeux abimés sont donnés aux salariés, intérimaires, associations ludiques, et écoles situés aux alentours de l’entrepôt. Tout comme les pièces de SAV qui trouvent une seconde vie dans des ateliers arts plastiques ou chez des collectifs d’auteurs de jeux qui s’en servent pour de nouveaux proto… et oui la boucle est bouclée !

Chacun son eldorado, nous c’est la Californie Française

Chacun son eldorado,
nous c’est la Californie Française

Chez Blackrock Games on aime « la sape » et chaque année à l’occasion du Festival International du Jeu de Cannes on lance la collection qui habillera l’équipe pour la saison. En 2026, première année où l’on présente notre bilan RSE, on avait à coeur de porter un t-shirt qui nous ressemble et incarne nos valeurs…


Alors on aurait pu s’engager avec une marque d’envergure internationale, c’est vrai, mais nous on a préféré vous faire découvrir une marque auvergnate qui est entrain de se faire une jolie place au soleil, Californie Française.
Vous ne connaissez pas ? Aïe… On a va vous la présenter. Californie Française, c’est l’histoire d’une bande de potes pensant venir s’enterrer en Auvergne et qui finalement en a pris pleins les yeux _ jusque-là rien de plus normal_. En 2011, Hans Lemuet, Alan Langlois et Valentin De Bruyn, sont tout trois diplômés de l’école des Gobelins Paris XIII, et comptent deux développeurs web et un graphiste. Arrivés en Auvergne, ils se fascinent pour ce petit Eldorado et ses startups jeunes et dynamiques. Ils comprennent alors que l’esprit californien peut rimer avec saucisson sec et bon-vivre (perso on rajouterait bien le Saint-Nectaire aussi…) Ils décident de créer d’abord la société Etamin studio, spécialisée dans la création d’identités visuelles et de sites Internet, puis en regardant le puy de Dôme chaque jour depuis leur fenêtre, ils imaginent des visuels. Ce sont d’abord des stickers, puis des t-shirts distribués aux amis et de fil en aiguille… c’est devenu une véritable gamme de vêtements pour le grand public.

Des t-shirts imprimés artisanalement à Clermont-Ferrand

Alors qu’est ce qui nous a poussés à collaborer avec Californie Française ? L’esprit chill de ses créa bien entendu, tout comme l’invitation lancée à réinventer le rêve californien sans oublier ses racines. Mais c’est aussi et surtout leurs valeurs. Leurs t-shirts sont en coton 100% bio et sont imprimés en France par un procédé artisanal de sérigraphie. À Biarritz ou Clermont-Ferrand suivant la quantité commandée. Dans la capitale de l’ovalie (oui on parle de l’ASM Clermont-Auvergne) c’est dans l’atelier de  Thierric que nos t-shirts ont pris vie… Et on va pas vous se mentir Thieric est talentueux. Chaque pièce est faite à la main avec de l’encre à l’eau non toxique. Et on adore cette idée.

Bon, ben je crois qu’on vous a tout dit. Ah si ! Le design ! On a travaillé avec l’excellente graphiste de Californie Française, Gaëlle Debiton, pour trouver un visuel qui nous ressemble. Le trait simple sans fioriture. Avec le puy de Dôme en toile de fond parce que nous sommes attachés à nos origines ; et des cartes, un puzzle, un meeple, et un dé parce que nous sommes attachés au monde ludique et à vous !

Alors ça vous plait ?

Jouer à l’hôpital « ça permet de penser à autre chose »

Jouer à l’hôpital
« ça permet de penser à autre chose »

 » Des après-midi comme celles-ci, ça nous permet de sortir de notre chambre, et de penser un peu à autre chose »… Pour Chloë, Sofiane, Apolline, Jeanne, Céliana et Jade, les journées au CHU Estaing de Clermont-Ferrand sont parfois longues. Entre les soins et la prise en charge thérapeutique, le quotidien se fait parfois un peu lourd, alors jouer avec Olivier pendant trois heures  » c’est carrément chouette « .

Depuis 2022, Blackrock Games a, en effet, signé une convention avec le CHU Estaing de Clermont-Ferrand. Une fois par mois, en fonction de la disponibilité de notre chargé d’évènementiel maison, nous nous incrustons dans la salle dédiée aux activités ludiques du service pédiatrique. Le sac chargé de nouveautés et de prototypes, Olivier va à la rencontre d’un public averti et enthousiaste, à l’image de Sofiane ce jour-là qui connait déjà tous les jeux du sac et qui s’impatiente de découvrir l’exclu’ Métro Bingo.

Avec les punchlines d’Olivier, la glace se brise rapidement et les minutes défilent à toute vitesse. Les parties de Flip 7 s’enchainent, Courtisans révèlent les compétences stratégiques de chacune et tout ça, sous l’oeil tendre de Cécile Durand. Cécile est auxiliaire de puériculture chargée de l’animation de l’espace enfants de pédiatrie au CHU, c’est grâce à elle et à Romain Lebeau, éducateur de jeunes enfants au (Service d’Hématologie et d’Oncologie Pédiatrique) que le partenariat a pris vie, il y a déjà trois années déjà. Une histoire née d’un simple don de jeux au service d’oncologie pédiatrique du CHU Clermont-Ferrand à l’occasion de Septembre en or (mois de sensibilisation contre les cancers pédiatriques) en 2022. S’en est suivi une profonde amitié pour les intervenants de ces services et une convention signée dans la foulée.

Considérer le jeu comme un outil de thérapie à part entière

Aujourd’hui, avec plusieurs années de recul, Cécile nous confie utiliser les jeux au quotidien pour le suivi de ses jeunes patients.  » Eux pensent qu’ils jouent, moi je teste. Ça me permet d’en savoir un peu plus sur eux… Le jeu Détective Club par exemple _ que j’adore_ me permet de voir leur capacité à bluffer dans le jeu et hors du jeu. Totem est aussi un jeu qui, quand on le sort, joue beaucoup sur les émotions… les jeunes se dévoilent… le jeu doit rester une distraction pour eux, mais nous derrière on y trouve aussi un outil « .

Ce mercredi là, les sourires un peu crispés du début d’après-midi ont laissé place à de franches « bananes » qui barrent le visage de toutes les jeunes filles venues se changer les idées. La complicité s’est installée, et si on commence à reparler de la maladie au moment de se quitter, c’est sans aucun doute avec le coeur un peu plus léger…

Espadon insouciant : Oh la belle prise !

Espadon insouciant : Oh ! La belle prise !

Rémy et Florent c’est une amitié qui s’est construite sur les bancs d’école. “ On se connait depuis 1998 et la classe de 4e6 , demain il sera le témoin de mon mariage”, sourit Rémy.

Cette complicité née au collège de la Xavière à Venissieux s’est renforcée au fil des années avant d’éclore pleinement autour d’un projet commun. “ On a fait toute notre adolescence et le début de l’âge adulte ensemble. Et bien sûr les apéros qui vont avec. On adorait se poser des questions et évaluer nos connaissances dans différents domaines, explique Rémy. C’est de ces soirées délires, que va émerger l’idée d’en faire un vrai jeu “.

2016, ils se lancent avec cinq autres potes dans l’édition de 500 exemplaires de TTMC ? (pour Tu Te Mets Combien?) “ On pensait en écouler 150 en forçant un peu avec la famille et les amis. Mais au moment de sa sortie, le jeu a bénéficié, sur le festival d’Octogones, d’un article sur 20 minutes ”. Les 500 exemplaires quittent très vite le garage de Francette, la maman de Florent, et c’est finalement 2.000 exemplaires qui s’écoulent en 9 mois.

Face à l’ampleur du succès, la bande de potes décide de se structurer un peu plus. Ils créent les Éditions De Base et s’associent avec Pixiegames pour la distribution en France de TTMC?. Ce sera Blackrock Games pour l’international. En 2024 on est a plus d’1 million de copies vendues (jeu de base + extensions), 9 pays distribués et une adaptation du jeu à la télé. Que de chemin parcouru…

2024, c’est également l’année que les sept compères choisissent pour revendre leur maison d’édition et les droits du jeu à leur distributeur français. Mais Florent et Rémy n’en ont pas fini avec le monde ludique… ils se lancent dans une nouvelle aventure, en tandem cette fois-ci, avec la maison d’édition Espadon Insouciant. Elle existait déjà auparavant mais végétait dans l’ombre de TTMC?, elle sera désormais sous les feux de la rampe.

“ Jusqu’à présent explique Florent, on avait pas beaucoup de temps à lui consacrer… Là c’était l’occas’. On avait encore quelque chose à faire dans le milieu du jeu. Mais cette fois vec l’expérience et la réussite de TTMC? en bagages”.

La reprise de Mimétix ? Un concours de circonstances

Florent & Rémy c’est aussi un duo de choc pour relancer un Mimetix qui commençait à être en perte de vitesse.

Un passage de relais avec Coralie Dussart & Gregoire Danel qui se fait encore aujourd’hui dans la bienveillance. “On les connaissaient déjà… à l’époque on réfléchissait à un jeu hybride qui aurait associé deux jeux du style TTMC? Top Ten, etc. On s’était donc rapproché de Mimetix… finalement le projet n’a pas vu le jour mais on a gardé contact, explique Rémy. Quand Coralie et Greg ont commencé à chercher pour passer la main, ils nous ont contactés. Ils nous ont expliqué qu’ils n’avaient plus le temps de s’en occuper… Le timing pour nous était parfait”.

Une seconde vie pour Mimétix du coup ? “ Oui on va proposer une version remasterisée en avril 2026, explique Florent. Un packaging différent, des cartes également repensées. Mais attention, on a repris les rênes, mais on continue de consulter Coralie et Greg. On a vécu ça nous aussi avec TTMC? C’est quand même leur bébé, on veut préserver l’âme qu’ils ont donné au jeu, ne pas le dénaturer. C’est très important pour nous”.

Devenir une référence du party game

La suite ? “Nous espérons localiser deux jeux de USAOpoly, How Many What?! et 25 Words or Less. Nous avons travaillé ardemment pour la négociation des droits avec Hervé. C’est en passe d’être signé. Ce sont deux party-games dont un adapté d’un jeu télé américain ”, explique Florent.

Le jeu d’ambiance une finalité en soi où de nouvelles perspectives pourraient-elles s’ouvrir aux deux amis ? “La question pourra se reposer dans un an ou deux, tempère Rémy. La porte n’est pas totalement fermée. Mais là, aujourd’hui, nous aimerions devenir une référence du party-game. Nous n’avons pas le profil de vrais joueurs, du coup on préfère dans un premier temps rester dans notre zone de confort et proposer des choses de qualité. Des jeux à 20 € avec lesquels on s’amuse en famille ou entre amis, ça ça nous parle !”

Chez Kiwizou c’est les enfants qui décident

Chez Kiwizou c’est les enfants qui décident

Forest First nommé au trophée Éducaflip. Une surprise pour Nathalie et David qui ont lancé leur maison d’édition en début d’année ? Peut-être un peu. Une suite logique sans aucun doute. Car chez Kiwizou les enfants et enseignants sont acteurs à part entière.

Forest First c’est le premier né d’une large gamme de jeux pour enfants qui a vu le jour début d’année 2025. Inspirés par leur expérience respective dans l’industrie du jeu, Nathalie et David, deux amis ont décidé en 2024 de monter leur maison d’édition et de s’adresser à un public bien précis : les 3-6 ans. Un choix motivé par la facilité pourriez-vous dire… pas de mécaniques de draft, d’enchères ou de placement d’ouvriers. Et bien détrompez-vous. «  À cet âge-là, ils sont aussi drôles qu’exigeants », sourit David. Nathalie confirme : «  J’ai jamais fait de jeux pour une tranche d’âge plus avancée mais là effectivement il faut réussir à donner envie à l’enfant de jouer, que ce soit simple et facile et cela tout en gardant l’intérêt des parents ». Un combo difficile à trouver, mais heureusement, pour y parvenir ils sont accompagnés d’auteurs de talents, d’illustrateurs investis, mais aussi de testeurs en herbe, imperturbables, les élèves de l’école Saint-Exupéry de Bois-Colombes dans les Hautes-Seines.

Les élèves de l’école Saint-Exupéry de Bois-Colombes au coeur du projet

Pour chaque session une heure de test, pas plus. «  En général on est sur des parties de 5 minutes à 3 ans, 10 à 4 ans, 15 minutes pour les plus de 5 ans. Les enfants passent de jeu en jeu… C’est un véritable crash-test. Si le ça ne leur plait pas, c’est simple… Ils se lèvent et quittent la table sans un regard. Nous, adultes, on aura beau adorer le jeu, c’est leur attitude qui va déterminer notre choix final », explique David. Une expérience sans-filet qui permet également d’être confronté à un public plus large explique Nathalie : « Quand on débarque en classe, c’est bruyant, c’est le bazar. Certains n’ont jamais joué à un jeu de société. D’autres jamais lancé un dé ou ne savent comment se déplacer sur un plateau. Il n’y a pas de filtres. Ils aiment ou ils n’aiment pas. Mais on ne peut pas être confronté à un public plus vrai que celui-ci ».

En tout, les élèves de l’école Saint-Exupéry de Bois-Colombes auront participé à la sélection de 8 jeux et quoi de plus enthousiasmant que de voir l’un d’entre eux sélectionné pour le Trophée Éducaflip. Le label national « Jeux et Apprentissages » du FLIP, qui vient mettre en lumière des jeux de société utilisables en classe ou à la maison. « Pour nous cette nomination à une résonance particulière. Le jury est un jury de professionnels du monde éducatif, constitué en partie d’instituteurs. Ça vient un peu récompenser tout le travail fait en amont avec les écoles, et les instituteurs. Forest First est destiné aux enfants de 3 ans, il a une vraie sensibilité et les accompagne dans leur apprentissage », insiste Nathalie.

Une large gamme de jeux pour enfants

Comme vous l’aurez compris, Kiwizou est une nouvelle maison d’édition fraîchement implantée dans le monde ludique. Une arrivée qui se fait en trombe puisque ce n’est pas moins de 8 jeux qui arriveront sur le marché d’ici la fin d’année. « On avait une volonté d’être assez visible dès le départ explique Nathalie. Que les parents voient et croient en un marque ». Forest First donc, nommé au Trophée Éducaflip, mais aussi Baladino, Mission Savane, Pic Challenge, Potion Express, Bidibirdy, Roomy Memo et Castel Boom viennent compléter la sélection. 8 jeux dans la catégorie Enfant 3 à 6 ans : « une tranche d’âge méconnue, peu approchée où il n’y a pas beaucoup d’acteurs. Certes elle bénéficie de la dynamique générale du jeu de société moderne mais ça n’a pas encore réellement explosé. Pour nous c’était naturel de nous lancer dans cette voie ». « Et puis on a envie d’être acteurs dans la transmission de valeurs pédagogiques. Proposer un outil ludique qui les accompagnent dans leur développement c’est enthousiasmant et si en plus on peut les éloigner des écrans… On a tout gagné « , conclut David.

‘‘

Nomination au Prix Jokers Enfants 2025 : autre jeu nominé mais cette fois aux Prix Jokers dans la catégorie Enfants (dès 6 ans) : Potion Express. Un prix belge décerné par le public y compris les enfants.

https://www.facebook.com/prixJokers/?locale=fr_FR

Deux reines et leurs courtisanes accueillies à Veyre-Monton

Deux reines et leurs courtisanes
accueillies à Veyre-Monton

Dans le cadre de sa politique RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) initiée en 2022, Blackrock Games a accueilli courant mai de nouvelles pensionnaires. Deux ruches aux couleurs de la Blackrock Family sont ainsi venues rejoindre celles qui étaient déjà en place à l’initiative de salariés.

Un projet né il y a un an

À la baguette, Tony notre graphiste maison, et Nicolas notre administrateur des ventes.  » Ça faisait bien trois ans que nous faisions ça à titre personnel, explique Tony. Nous avions des ruches avec Nico et nous n’avions plus d’endroit où les installer. Blackrock Games a bien voulu qu’on les mettent à côté de l’entrepôt de Veyre-Monton. Et de fil en aiguille l’ensemble des salariés s’est enthousiasmé pour l’idée et lors du dernier séminaire, la suggestion d’installer des ruches au nom de Blackrock Games a fait l’unanimité », explique Tony.  » En même temps on savait que beaucoup d’entre nous étaient touchés par la cause environnementale, c’est une manière de les impliquer encore plus », renchérit Nicolas.

Résultat deux nouvelles ruches contenant environ 70.000 abeilles chacune ont été installées. De quoi occuper nos deux comparses ravis de partager leur passion avec les autres salariés.  » Moi ce que j’aime explique Tony, c’est les voir évoluer. C’est un peu mon « tamagotchi » grandeur nature (ça parlera à l’ancienne génération). Pour Nicolas, la motivation est d’abord venue des papilles  » c’est bien simple, j’adore le miel (rires). Non en vrai, on a d’abord commencé en confiant nos ruches à une personne qu’on rémunérait en pourcentage de miel, puis on s’est dit pourquoi pas nous « .

Tour à tour, en fonction de leur disponibilité et de leur envie bien entendu, les salariés sont invités à rendre visite à cette « cour apicole ». Avec les 40 kg de miel qui pourront être récoltés les bonnes années, il est prévu de doter chacun mais aussi quelques partenaires privilégiés d’un pot personnalisé. Mais on en est pas encore là… Les aléas qui peuvent impacter une récolte sont nombreux. Il faudra les en préserver.

Une volonté d’être acteur dans la préservation de l’environnement

Cette initiative s’intégre dans un programme plus global de RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) et vise à :

  • favoriser la biodiversité tout d’abord. En effet, à l’échelle mondiale, 90 % des plantes sauvages à fleurs dépendent de la pollinisation animale. Les abeilles sauvages et domestiques en sont les principales instigatrices et jouent de ce fait un rôle essentiel dans la préservation de l’environnement et dans la garantie de notre sécurité alimentaire.
  • s’impliquer dans la préservation de l’abeille. Cette dernière souffre de nombreux parasites, notamment l’acarien Varroa chez les abeilles à miel occidentales et orientales, mais est également menacée par d’autres dangers comme l’invasion des frelons asiatiques et l’utilisation de pesticides en agriculture intensive, la raréfaction des ressources mellifères.
  • soutenir la filière apicoles française. L’installation de ruches en entreprises contribue à la survie des colonies d’abeille.
  • sensibilisation des employés. Éduquer et responsabiliser les employés à une cause environnementale concrète avec l’apiculture d’entreprise.