Des jeux dans le désert grâce à Aventur’aide

Des jeux dans le désert marocain
grâce à Aventur’aide

Quand elles sont venues nous voir l’été dernier, on s’est interrogés sur comment les accompagner dans leur aventure. Pauline et sa maman Gaëtane partageaient avec nous leur souhait de participer au Twing Raid et cherchaient des mécènes pour les aider à mener à bien leur projet.

Le Twing Raid une aventure humaine et solidaire

Le Twing Raid, c’est un grand raid solidaire qui traverse la France et mène les équipages jusqu’au Maroc. 10 jours et 4.000 km à parcourir. En guise de bolides ? Des Renault Twingo indestructibles qui avalent les kilomètres de sable et de pistes. Une aventure faite d’imprévus bien entendu, de débrouille, de rencontres… mais aussi et surtout de solidarité. Et quand Pauline et Gaëtane nous ont expliqué qu’elles passeraient une fois sur place dans les écoles pour déposer du matériel scolaire, alors là on s’est dit qu’on avait peut-être un rôle à jouer. Et oui, parce qui si on peut aider, tout en faisant ce qu’on sait faire « JOUER », chez Blackrock Games on est doublement heureux.

On a donc décidé de sponsoriser l’équipage 100% féminin des Martres-de-Veyre (c’est à côté de chez nous!) et de charger leur coffre de… jeux de société. Bien évidemment !

Le 24 février, Pauline et Gaëtane ont pris la route avec Marguerite, c’est le nom de leur bolide en réf’ au surnom que donnait la maman à sa fille et à tout ce que la fleur symbolise pour elles. À savoir « l’amour, la simplicité et la loyauté ». Et bien vous savez quoi ? Après des centaines de kilomètres de pistes rocailleuses, de cols à 2.300 mètres d’altitude dans l’Atlas et de dunes dans le Sahara marocain… on a retrouvé des cœurs légers, des sourires gravés et des tonnes de souvenirs, mais aucun souci mécanique. Quand on vous dit qu’elles en ont sous le capot les Marguerite.

Des sourires sur le visage des équipages et des écoliers…

 » C’était incroyable ! nous explique Gaëtane…. ça n’a pas toujours été facile mais ce ne sont que de bons souvenirs… Comme quand il faut pelleter couchées dans le sable pour mettre les plaques sous les roues et dégager la voiture…  » elle sourit, les yeux qui brillent, « Je ne pensais pas que j’étais capable de tout ça… « .
Le duo mère-fille, passionné d’aventures, souhaitait dépasser ensemble ses limites dans un projet qui avait du sens… Elles l’ont fait. Et on leur est reconnaissant de nous avoir invités dans ce formidable projet.

Tout le long de leur périple elles ont déposé dans les écoles avec les 450 autres équipages plus de 1.000 cartables et au milieu de tout ce matériel très sérieux… quelques jeux qui ont fait naitre des étoiles dans les yeux. « Les enfants et les instituteurs ne s’y attendaient pas… c’était beau de voir leur réaction ». Mission accomplie…

On a voulu se responsabiliser et recycler

On a voulu se responsabiliser et recycler

Ce mercredi 18 mars c’est la Journée mondiale du recyclage et on ne va pas se mentir, le monde du jeu n’est pas épargné par la question de gestion des déchets. Faire briller vos yeux et vous immerger dans un univers quand vous venez sur nos stands, c’est ce qui nous anime. Trouver une seconde vie pour les bâches et autres décors, c’est ce qui nous responsabilise. Alors depuis plusieurs années on réfléchit à comment recycler, ou encore réutiliser. Les mètres de tissu utilisés, mais aussi les jeux abîmés ou avec défauts de fabrication, les pièces de SAV, etc… Et dans cette belle mission, on est bien entourés avec des éditeurs qui ne manquent pas d’idées.

Ne cherchez pas, nos éditeurs ont du génie !

Chez Game Flow, on laisse parler votre âme d’enfant. Lors du Festival International du Jeu de Cannes vous pouviez sur leur stand créer un badge unique inspiré de l’univers Ma première aventure. Un petit rond découpé dans un des livres SAV, un petit coup de presse et bing ! La classe !

C’est tellement un succès que l’Alchimie du jeu à Toulouse a acheté une badgeuse pour reproduire l’expérience avec des livres que l’éditeur leur envoie. Et ils n’en sont pas à leur coup d’essai les petits malins. En 2024, ils étaient montés sur scène pour recevoir leur As d’or avec des cravates et des noeuds papillons faits en pièces de puzzle Ma première aventure.

Chez Subverti rien ne se jette tout se réutilise. Les cartons de jeux pour faire des kits festivals, les flyers obsolètes pour caler les colis envoyés, mais pas que… Ici, les jeux abimés servent pour le développement matériel des jeux suivants (on les découpe, on les troue, etc.). À l’image du jeu Symbiose qui s’invente une nouvelle plastique…. et vous reconnaitrez assez facilement ce qui est devenu la future version collector Amarok.

Chez Unfriendly Games on a cherché une seconde vie pour les bâches utilisées sur les évènements. C’est ainsi qu’ils ont imaginé chouchous à cheveux et pochettes. Et comme Karen et David ne sont jamais avares de jolies idées, ils ont demandé à l’une de leur voisine couturière de designer tout cela. Résultat ? De jolis goodies que tout le monde s’arrachait sur leur stand du FIJ.

Et Blackrock Games dans tout ça ?

Bonne question ! Et Blackrock Games dans tout ça ? Blackrock Games travaille de l’intérieur à réduire en permanence l’impact de ses activités sur l’environnement. Dans le cadre du RSE (responsabilité sociétale des entreprises) des actions ont été menées au niveau de la logistique avec une valorisation de 50% de ses déchets logistiques en 2025. Et on sait qu’on fera mieux en 2026.

Pour ce qui est des bâches nous en distribuons régulièrement aux ludothèques qui en font la demande, et nous avons également travaillé avec Résines Esterel Azur spécialisée dans le recyclage des objets de communication. Notre collaboration avec l’association basée à Cannes _dont l’objectif principal est l’insertion professionnelle_ a permis de recycler 50 bâches, de créer 400 éco-trousses et de faire travailler 10 personnes en insertion sur le projet.

Pour ce qui est des prototypes non retenus ils sont envoyés à Boardgames Campus, les jeux abimés sont donnés aux salariés, intérimaires, associations ludiques, et écoles situés aux alentours de l’entrepôt. Tout comme les pièces de SAV qui trouvent une seconde vie dans des ateliers arts plastiques ou chez des collectifs d’auteurs de jeux qui s’en servent pour de nouveaux proto… et oui la boucle est bouclée !

Chacun son eldorado, nous c’est la Californie Française

Chacun son eldorado,
nous c’est la Californie Française

Chez Blackrock Games on aime « la sape » et chaque année à l’occasion du Festival International du Jeu de Cannes on lance la collection qui habillera l’équipe pour la saison. En 2026, première année où l’on présente notre bilan RSE, on avait à coeur de porter un t-shirt qui nous ressemble et incarne nos valeurs…


Alors on aurait pu s’engager avec une marque d’envergure internationale, c’est vrai, mais nous on a préféré vous faire découvrir une marque auvergnate qui est entrain de se faire une jolie place au soleil, Californie Française.
Vous ne connaissez pas ? Aïe… On a va vous la présenter. Californie Française, c’est l’histoire d’une bande de potes pensant venir s’enterrer en Auvergne et qui finalement en a pris pleins les yeux _ jusque-là rien de plus normal_. En 2011, Hans Lemuet, Alan Langlois et Valentin De Bruyn, sont tout trois diplômés de l’école des Gobelins Paris XIII, et comptent deux développeurs web et un graphiste. Arrivés en Auvergne, ils se fascinent pour ce petit Eldorado et ses startups jeunes et dynamiques. Ils comprennent alors que l’esprit californien peut rimer avec saucisson sec et bon-vivre (perso on rajouterait bien le Saint-Nectaire aussi…) Ils décident de créer d’abord la société Etamin studio, spécialisée dans la création d’identités visuelles et de sites Internet, puis en regardant le puy de Dôme chaque jour depuis leur fenêtre, ils imaginent des visuels. Ce sont d’abord des stickers, puis des t-shirts distribués aux amis et de fil en aiguille… c’est devenu une véritable gamme de vêtements pour le grand public.

Des t-shirts imprimés artisanalement à Clermont-Ferrand

Alors qu’est ce qui nous a poussés à collaborer avec Californie Française ? L’esprit chill de ses créa bien entendu, tout comme l’invitation lancée à réinventer le rêve californien sans oublier ses racines. Mais c’est aussi et surtout leurs valeurs. Leurs t-shirts sont en coton 100% bio et sont imprimés en France par un procédé artisanal de sérigraphie. À Biarritz ou Clermont-Ferrand suivant la quantité commandée. Dans la capitale de l’ovalie (oui on parle de l’ASM Clermont-Auvergne) c’est dans l’atelier de  Thierric que nos t-shirts ont pris vie… Et on va pas vous se mentir Thieric est talentueux. Chaque pièce est faite à la main avec de l’encre à l’eau non toxique. Et on adore cette idée.

Bon, ben je crois qu’on vous a tout dit. Ah si ! Le design ! On a travaillé avec l’excellente graphiste de Californie Française, Gaëlle Debiton, pour trouver un visuel qui nous ressemble. Le trait simple sans fioriture. Avec le puy de Dôme en toile de fond parce que nous sommes attachés à nos origines ; et des cartes, un puzzle, un meeple, et un dé parce que nous sommes attachés au monde ludique et à vous !

Alors ça vous plait ?

Jouer à l’hôpital « ça permet de penser à autre chose »

Jouer à l’hôpital
« ça permet de penser à autre chose »

 » Des après-midi comme celles-ci, ça nous permet de sortir de notre chambre, et de penser un peu à autre chose »… Pour Chloë, Sofiane, Apolline, Jeanne, Céliana et Jade, les journées au CHU Estaing de Clermont-Ferrand sont parfois longues. Entre les soins et la prise en charge thérapeutique, le quotidien se fait parfois un peu lourd, alors jouer avec Olivier pendant trois heures  » c’est carrément chouette « .

Depuis 2022, Blackrock Games a, en effet, signé une convention avec le CHU Estaing de Clermont-Ferrand. Une fois par mois, en fonction de la disponibilité de notre chargé d’évènementiel maison, nous nous incrustons dans la salle dédiée aux activités ludiques du service pédiatrique. Le sac chargé de nouveautés et de prototypes, Olivier va à la rencontre d’un public averti et enthousiaste, à l’image de Sofiane ce jour-là qui connait déjà tous les jeux du sac et qui s’impatiente de découvrir l’exclu’ Métro Bingo.

Avec les punchlines d’Olivier, la glace se brise rapidement et les minutes défilent à toute vitesse. Les parties de Flip 7 s’enchainent, Courtisans révèlent les compétences stratégiques de chacune et tout ça, sous l’oeil tendre de Cécile Durand. Cécile est auxiliaire de puériculture chargée de l’animation de l’espace enfants de pédiatrie au CHU, c’est grâce à elle et à Romain Lebeau, éducateur de jeunes enfants au (Service d’Hématologie et d’Oncologie Pédiatrique) que le partenariat a pris vie, il y a déjà trois années déjà. Une histoire née d’un simple don de jeux au service d’oncologie pédiatrique du CHU Clermont-Ferrand à l’occasion de Septembre en or (mois de sensibilisation contre les cancers pédiatriques) en 2022. S’en est suivi une profonde amitié pour les intervenants de ces services et une convention signée dans la foulée.

Considérer le jeu comme un outil de thérapie à part entière

Aujourd’hui, avec plusieurs années de recul, Cécile nous confie utiliser les jeux au quotidien pour le suivi de ses jeunes patients.  » Eux pensent qu’ils jouent, moi je teste. Ça me permet d’en savoir un peu plus sur eux… Le jeu Détective Club par exemple _ que j’adore_ me permet de voir leur capacité à bluffer dans le jeu et hors du jeu. Totem est aussi un jeu qui, quand on le sort, joue beaucoup sur les émotions… les jeunes se dévoilent… le jeu doit rester une distraction pour eux, mais nous derrière on y trouve aussi un outil « .

Ce mercredi là, les sourires un peu crispés du début d’après-midi ont laissé place à de franches « bananes » qui barrent le visage de toutes les jeunes filles venues se changer les idées. La complicité s’est installée, et si on commence à reparler de la maladie au moment de se quitter, c’est sans aucun doute avec le coeur un peu plus léger…

Espadon insouciant : Oh la belle prise !

Espadon insouciant : Oh ! La belle prise !

Rémy et Florent c’est une amitié qui s’est construite sur les bancs d’école. “ On se connait depuis 1998 et la classe de 4e6 , demain il sera le témoin de mon mariage”, sourit Rémy.

Cette complicité née au collège de la Xavière à Venissieux s’est renforcée au fil des années avant d’éclore pleinement autour d’un projet commun. “ On a fait toute notre adolescence et le début de l’âge adulte ensemble. Et bien sûr les apéros qui vont avec. On adorait se poser des questions et évaluer nos connaissances dans différents domaines, explique Rémy. C’est de ces soirées délires, que va émerger l’idée d’en faire un vrai jeu “.

2016, ils se lancent avec cinq autres potes dans l’édition de 500 exemplaires de TTMC ? (pour Tu Te Mets Combien?) “ On pensait en écouler 150 en forçant un peu avec la famille et les amis. Mais au moment de sa sortie, le jeu a bénéficié, sur le festival d’Octogones, d’un article sur 20 minutes ”. Les 500 exemplaires quittent très vite le garage de Francette, la maman de Florent, et c’est finalement 2.000 exemplaires qui s’écoulent en 9 mois.

Face à l’ampleur du succès, la bande de potes décide de se structurer un peu plus. Ils créent les Éditions De Base et s’associent avec Pixiegames pour la distribution en France de TTMC?. Ce sera Blackrock Games pour l’international. En 2024 on est a plus d’1 million de copies vendues (jeu de base + extensions), 9 pays distribués et une adaptation du jeu à la télé. Que de chemin parcouru…

2024, c’est également l’année que les sept compères choisissent pour revendre leur maison d’édition et les droits du jeu à leur distributeur français. Mais Florent et Rémy n’en ont pas fini avec le monde ludique… ils se lancent dans une nouvelle aventure, en tandem cette fois-ci, avec la maison d’édition Espadon Insouciant. Elle existait déjà auparavant mais végétait dans l’ombre de TTMC?, elle sera désormais sous les feux de la rampe.

“ Jusqu’à présent explique Florent, on avait pas beaucoup de temps à lui consacrer… Là c’était l’occas’. On avait encore quelque chose à faire dans le milieu du jeu. Mais cette fois vec l’expérience et la réussite de TTMC? en bagages”.

La reprise de Mimétix ? Un concours de circonstances

Florent & Rémy c’est aussi un duo de choc pour relancer un Mimetix qui commençait à être en perte de vitesse.

Un passage de relais avec Coralie Dussart & Gregoire Danel qui se fait encore aujourd’hui dans la bienveillance. “On les connaissaient déjà… à l’époque on réfléchissait à un jeu hybride qui aurait associé deux jeux du style TTMC? Top Ten, etc. On s’était donc rapproché de Mimetix… finalement le projet n’a pas vu le jour mais on a gardé contact, explique Rémy. Quand Coralie et Greg ont commencé à chercher pour passer la main, ils nous ont contactés. Ils nous ont expliqué qu’ils n’avaient plus le temps de s’en occuper… Le timing pour nous était parfait”.

Une seconde vie pour Mimétix du coup ? “ Oui on va proposer une version remasterisée en avril 2026, explique Florent. Un packaging différent, des cartes également repensées. Mais attention, on a repris les rênes, mais on continue de consulter Coralie et Greg. On a vécu ça nous aussi avec TTMC? C’est quand même leur bébé, on veut préserver l’âme qu’ils ont donné au jeu, ne pas le dénaturer. C’est très important pour nous”.

Devenir une référence du party game

La suite ? “Nous espérons localiser deux jeux de USAOpoly, How Many What?! et 25 Words or Less. Nous avons travaillé ardemment pour la négociation des droits avec Hervé. C’est en passe d’être signé. Ce sont deux party-games dont un adapté d’un jeu télé américain ”, explique Florent.

Le jeu d’ambiance une finalité en soi où de nouvelles perspectives pourraient-elles s’ouvrir aux deux amis ? “La question pourra se reposer dans un an ou deux, tempère Rémy. La porte n’est pas totalement fermée. Mais là, aujourd’hui, nous aimerions devenir une référence du party-game. Nous n’avons pas le profil de vrais joueurs, du coup on préfère dans un premier temps rester dans notre zone de confort et proposer des choses de qualité. Des jeux à 20 € avec lesquels on s’amuse en famille ou entre amis, ça ça nous parle !”

Chez Kiwizou c’est les enfants qui décident

Chez Kiwizou c’est les enfants qui décident

Forest First nommé au trophée Éducaflip. Une surprise pour Nathalie et David qui ont lancé leur maison d’édition en début d’année ? Peut-être un peu. Une suite logique sans aucun doute. Car chez Kiwizou les enfants et enseignants sont acteurs à part entière.

Forest First c’est le premier né d’une large gamme de jeux pour enfants qui a vu le jour début d’année 2025. Inspirés par leur expérience respective dans l’industrie du jeu, Nathalie et David, deux amis ont décidé en 2024 de monter leur maison d’édition et de s’adresser à un public bien précis : les 3-6 ans. Un choix motivé par la facilité pourriez-vous dire… pas de mécaniques de draft, d’enchères ou de placement d’ouvriers. Et bien détrompez-vous. «  À cet âge-là, ils sont aussi drôles qu’exigeants », sourit David. Nathalie confirme : «  J’ai jamais fait de jeux pour une tranche d’âge plus avancée mais là effectivement il faut réussir à donner envie à l’enfant de jouer, que ce soit simple et facile et cela tout en gardant l’intérêt des parents ». Un combo difficile à trouver, mais heureusement, pour y parvenir ils sont accompagnés d’auteurs de talents, d’illustrateurs investis, mais aussi de testeurs en herbe, imperturbables, les élèves de l’école Saint-Exupéry de Bois-Colombes dans les Hautes-Seines.

Les élèves de l’école Saint-Exupéry de Bois-Colombes au coeur du projet

Pour chaque session une heure de test, pas plus. «  En général on est sur des parties de 5 minutes à 3 ans, 10 à 4 ans, 15 minutes pour les plus de 5 ans. Les enfants passent de jeu en jeu… C’est un véritable crash-test. Si le ça ne leur plait pas, c’est simple… Ils se lèvent et quittent la table sans un regard. Nous, adultes, on aura beau adorer le jeu, c’est leur attitude qui va déterminer notre choix final », explique David. Une expérience sans-filet qui permet également d’être confronté à un public plus large explique Nathalie : « Quand on débarque en classe, c’est bruyant, c’est le bazar. Certains n’ont jamais joué à un jeu de société. D’autres jamais lancé un dé ou ne savent comment se déplacer sur un plateau. Il n’y a pas de filtres. Ils aiment ou ils n’aiment pas. Mais on ne peut pas être confronté à un public plus vrai que celui-ci ».

En tout, les élèves de l’école Saint-Exupéry de Bois-Colombes auront participé à la sélection de 8 jeux et quoi de plus enthousiasmant que de voir l’un d’entre eux sélectionné pour le Trophée Éducaflip. Le label national « Jeux et Apprentissages » du FLIP, qui vient mettre en lumière des jeux de société utilisables en classe ou à la maison. « Pour nous cette nomination à une résonance particulière. Le jury est un jury de professionnels du monde éducatif, constitué en partie d’instituteurs. Ça vient un peu récompenser tout le travail fait en amont avec les écoles, et les instituteurs. Forest First est destiné aux enfants de 3 ans, il a une vraie sensibilité et les accompagne dans leur apprentissage », insiste Nathalie.

Une large gamme de jeux pour enfants

Comme vous l’aurez compris, Kiwizou est une nouvelle maison d’édition fraîchement implantée dans le monde ludique. Une arrivée qui se fait en trombe puisque ce n’est pas moins de 8 jeux qui arriveront sur le marché d’ici la fin d’année. « On avait une volonté d’être assez visible dès le départ explique Nathalie. Que les parents voient et croient en un marque ». Forest First donc, nommé au Trophée Éducaflip, mais aussi Baladino, Mission Savane, Pic Challenge, Potion Express, Bidibirdy, Roomy Memo et Castel Boom viennent compléter la sélection. 8 jeux dans la catégorie Enfant 3 à 6 ans : « une tranche d’âge méconnue, peu approchée où il n’y a pas beaucoup d’acteurs. Certes elle bénéficie de la dynamique générale du jeu de société moderne mais ça n’a pas encore réellement explosé. Pour nous c’était naturel de nous lancer dans cette voie ». « Et puis on a envie d’être acteurs dans la transmission de valeurs pédagogiques. Proposer un outil ludique qui les accompagnent dans leur développement c’est enthousiasmant et si en plus on peut les éloigner des écrans… On a tout gagné « , conclut David.

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Nomination au Prix Jokers Enfants 2025 : autre jeu nominé mais cette fois aux Prix Jokers dans la catégorie Enfants (dès 6 ans) : Potion Express. Un prix belge décerné par le public y compris les enfants.

https://www.facebook.com/prixJokers/?locale=fr_FR

Deux reines et leurs courtisanes accueillies à Veyre-Monton

Deux reines et leurs courtisanes
accueillies à Veyre-Monton

Dans le cadre de sa politique RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) initiée en 2022, Blackrock Games a accueilli courant mai de nouvelles pensionnaires. Deux ruches aux couleurs de la Blackrock Family sont ainsi venues rejoindre celles qui étaient déjà en place à l’initiative de salariés.

Un projet né il y a un an

À la baguette, Tony notre graphiste maison, et Nicolas notre administrateur des ventes.  » Ça faisait bien trois ans que nous faisions ça à titre personnel, explique Tony. Nous avions des ruches avec Nico et nous n’avions plus d’endroit où les installer. Blackrock Games a bien voulu qu’on les mettent à côté de l’entrepôt de Veyre-Monton. Et de fil en aiguille l’ensemble des salariés s’est enthousiasmé pour l’idée et lors du dernier séminaire, la suggestion d’installer des ruches au nom de Blackrock Games a fait l’unanimité », explique Tony.  » En même temps on savait que beaucoup d’entre nous étaient touchés par la cause environnementale, c’est une manière de les impliquer encore plus », renchérit Nicolas.

Résultat deux nouvelles ruches contenant environ 70.000 abeilles chacune ont été installées. De quoi occuper nos deux comparses ravis de partager leur passion avec les autres salariés.  » Moi ce que j’aime explique Tony, c’est les voir évoluer. C’est un peu mon « tamagotchi » grandeur nature (ça parlera à l’ancienne génération). Pour Nicolas, la motivation est d’abord venue des papilles  » c’est bien simple, j’adore le miel (rires). Non en vrai, on a d’abord commencé en confiant nos ruches à une personne qu’on rémunérait en pourcentage de miel, puis on s’est dit pourquoi pas nous « .

Tour à tour, en fonction de leur disponibilité et de leur envie bien entendu, les salariés sont invités à rendre visite à cette « cour apicole ». Avec les 40 kg de miel qui pourront être récoltés les bonnes années, il est prévu de doter chacun mais aussi quelques partenaires privilégiés d’un pot personnalisé. Mais on en est pas encore là… Les aléas qui peuvent impacter une récolte sont nombreux. Il faudra les en préserver.

Une volonté d’être acteur dans la préservation de l’environnement

Cette initiative s’intégre dans un programme plus global de RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) et vise à :

  • favoriser la biodiversité tout d’abord. En effet, à l’échelle mondiale, 90 % des plantes sauvages à fleurs dépendent de la pollinisation animale. Les abeilles sauvages et domestiques en sont les principales instigatrices et jouent de ce fait un rôle essentiel dans la préservation de l’environnement et dans la garantie de notre sécurité alimentaire.
  • s’impliquer dans la préservation de l’abeille. Cette dernière souffre de nombreux parasites, notamment l’acarien Varroa chez les abeilles à miel occidentales et orientales, mais est également menacée par d’autres dangers comme l’invasion des frelons asiatiques et l’utilisation de pesticides en agriculture intensive, la raréfaction des ressources mellifères.
  • soutenir la filière apicoles française. L’installation de ruches en entreprises contribue à la survie des colonies d’abeille.
  • sensibilisation des employés. Éduquer et responsabiliser les employés à une cause environnementale concrète avec l’apiculture d’entreprise.

Une première au Tokyo Games Market

Une première pour Blackrock Games
au Tokyo Games Market

Discuter avec nos partenaires internationaux, mais aussi s’imprégner de la culture ludique du Japon pour mieux la comprendre et l’installer au niveau international. Ce sont les deux missions que s’est données la délégation de Blackrock Games qui s’est rendue au Tokyo Games Market, les 17 et 18 mai derniers.

Le Japon source d’inspiration

Depuis une quinzaine d’années, le marché du jeu japonais est sorti de l’ombre. Matthieu D’Epenoux et Emmanuel Beltrando _figures du monde ludique_ ont été parmi les premiers à prendre la direction de l’Empire du Soleil Levant pour y sourcer quelques pépites de Welcome to the Dungeon en 2015 à Trio en 2024. Parmi nos éditeurs qui y ont également trouvé l’inspiration Catch Up Games avec Paper Tales en 2017, Spiral Édition avec District Noir en 2023, La Boîte de Jeu avec Wizards Cup en 2024, ou encore Bankiiiz Éditions avec Cachamot en 2025. Le Japon compte aujourd’hui parmi les marchés ludiques émergeants qu’il faut travailler. Yoann responsable de l’offre pour Blackrock Games, Hervé responsable de la partie Export, et Matthieu pour la Localisation, en étaient convaincus à leur départ et le sont toujours à leur retour. À ceci près que leur déplacement leur a permis de mettre en exergue deux particularités du marché.

Une fois passée la barrière de la langue…

Dès leur arrivée, notre délégation a été confrontée à un gros dilemme : la barrière de la langue. « On a très vite compris que si on voulait bien comprendre le monde ludique japonais, il fallait être accompagné. On s’en doutait un peu avant de partir, du coup on avait demandé à un de nos éditeurs Yannick Deplaedt (Spiral Éditions) qui vit là-bas depuis 20 ans de nous seconder. La culture japonaise, nous explique Hervé, est basée sur la confiance. Dans la vie en général et dans le commerce en particulier. Là, on a pris de plein fouet la barrière de la langue. C’était compliqué pour nous de faire passer des arguments, des émotions, sur les jeux de notre catalogue lors des échanges en anglais. Par contre lorsqu’il y avait Yannick qui traduisait en japonais, les conversations devenaient rapidement plus chaleureux, plus enthousiastes ».

Un obstacle pour leur faire découvrir les jeux du catalogue mais aussi à l’inverse pour tester les jeux nippons : « La problématique dans les échanges, renchérit Yoann se pose aussi lorsque c’est nous qui sommes en phase test. En règle générale, on utilise des logiciels de traduction pour passer du japonais au français, ou alors ce sont eux qui traduisent directement les règles en anglais mais là encore sans véritablement maîtriser la langue. Résultat, les règles étant largement fausses, les 3/4 du temps on passe à côté de certaines subtilités et de ce fait du jeu. En étant sur place, on a pu rencontrer directement les auteurs. Au moindre doute en cours de partie on pouvait les interroger via Yannick. C’était un plus certain ».

Des auteurs de jeu qui, au Japon, sont en permanence sur les devants de la scène. Là-bas, le rôle intermédiaire d’ « éditeur ». n’existant quasiment pas. « Les auteurs éditent les jeux en toute petite quantité 500 ou 1.000 exemplaires. Et rentrent ensuite en contact avec les distributeurs. Il faut garder ça en permanence en tête pour ne pas passer à côté du potentiel d’un jeu, explique Yoann. Dans 90% des cas, un jeu sourcé au Japon demandera un énorme travail éditorial. Que ce soit en terme de mécanique, de visuel ou même de thématique. Un jeu qu’on trouvera kawaii là-bas, sera « niche » une fois ramené en France. Il faut réussir à se projeter sur ce que cela pourrait être. Mais le marché japonais est ouvert… Les auteurs nippons sont réceptifs à l’idée qu’un éditeur prenne le relais. D’où l’importance d’avoir été accompagnés de l’un d’entre eux, Benoit Bannier de La Boite de Jeu ».

Des jeux de cartes à en perdre son latin !

C’est bien beau tout cela mais quelle est la tendance ludique actuelle au Japon ? Et bien comme en France depuis 2 ans, la part belle est donnée aux jeux minimalistes. Très peu de grosses boites. Pas de matériel. Et des tarifs tournant autour de 12 €/15 €. Un constat encore plus flagrant sur le Tokyo Games Market nous explique Yoann : « il y avait que du petit jeu de cartes avec des mécaniques très proches. Jeu de plis ou jeu de défausse. La différence se jouant sur quelques subtilités plutôt malines qui, certes rendront le truc plus original pour des joueurs aguerris, mais qui l’éloigneront du grand public. Le jeu qui perd en accessibilité, perd en potentiel commercial ».

Déçus du déplacement du coup ? Surement pas. « Le travail d’élagage effectué en amont par nos partenaires sur place tels que Arclight, Hobby Japan, ou CMON Japan, mais aussi la rencontre d’auteurs de jeu comme Kaya Miyano (Trio), Hisashi Hayashi (Bomb Busters), Geon Il (Jekyll vs Hyde), nous ont permis de concentrer nos efforts sur une sélection de jeux… Et il y a des pépites ! »

Catch Up Games : c’est quoi la recette ?

Catch Up Games : c’est quoi la recette ?

Boom ! Deux jeux engagés dans la dernière ligne droite ! Catch Up Games n’a pas fait dans la demi-mesure mardi dernier. Avec Faraway nommé dans la catégorie Kennerspiel des Jahres (jeu connaisseurs) et Flip 7 dans la catégorie Spiel des Jahres (jeu de l’année), l’éditeur lyonnais n’a jamais été aussi près de toucher le Saint-Graal du monde ludique remis par un panel de professionnels et d’experts du milieu. Mais avant de connaitre les résultats qui seront dévoilés le 13 juillet à Berlin, on a voulu savoir comment Sébastien et Clément vivaient cela.

Qu’est ce que ça fait d’avoir deux jeux nommés pour le Spiel et un jeu recommandé ?

Sébastien : C’est assez fou. C’est cool mais j’arrive pas vraiment à réaliser ce qui nous arrive. C’est un peu irréel.

Clément : Pour moi, cette nomination représente vraiment un mélange de nostalgie et de reconnaissance. Quand j’avais 20-30 ans, j’achetais des jeux où il y avait le logo du Spiel dessus. C’est pas forcément pour ça que je les achetais mais j’ai le souvenir de le voir sur Karuba par exemple… Y a 10 ans quand on a créé Catch Up Games on ne se disait pas qu’on allait être nommés au Spiel, on en faisait même pas un objectif. Se dire qu’aujourd’hui qu’on va pouvoir mettre rien que le logo « Nomination Spiel » sur une boite… ça n’a aucun sens ! C’est Incroyable !

Comment avez-vous vécu l’annonce par le jury du Spiel ?

Clément : On avait coché la date sur notre calendrier mais à 15 h 50 c’est Matthieu notre collaborateur qui est venu nous sortir la tête du guidon pour regarder la cérémonie… Je ne suis pas un grand fan des prix. Quand tu l’as c’est top, mais dans le cas contraire je ne pense pas que ça veuille dire que ton jeu est pourri. C’est souvent une question de contexte, de goûts et de couleurs.

Sébastien : Quand on a vu qu’on avait trois jeux dans les recommandations du Spiel, c’était déjà incroyable ! Ça nous laissait d’autant plus de chances d’avoir un jeu dans une short list. Et quand finalement Faraway et Flip 7 on été annoncés, c’était dingue. Le Spiel c’est quand même la reconnaissance suprême. En avoir deux dans la dernière ligne droite, c’est fou !

Après l’As d’or en 2024, vous vous attendiez à la nomination de Faraway dans la catégorie Kennerspiel des Jahres ?

Sébastien : Pour moi c’était un peu l’année ou jamais d’avoir un jeu nommé au Spiel. Faraway en tête. Avec les jeux qu’on avait en lice et le travail fait par nos distributeurs allemands sur leur territoire, je me disais pourquoi pas. Après entre l’espoir qu’il y ait un jeu et le fait qu’il soit nommé il y a toujours un cap.

Clément : Quand Faraway est sorti, j’étais content. Je me suis dit qu’on n’était pas mal qu’on n’avait pas fait beaucoup d’erreurs. Qu’on était aligné en terme de jeu, de public, de tarif… Mais après un jury reste un jury, que ce soit pour l’As d’or ou le Spiel. Ça reste une histoire de goût avec tout ce qu’il y a de subjectif dedans et de rapports humains. L’appréciation d’un jeu dépend aussi beaucoup des personnes avec qui tu le joues.

Faraway est nommé dans la catégorie Kennerspiel ou « connaisseurs », aux côtés de jeux experts, est-ce que cette classification vous semble adaptée ?

Clément : Faraway n’est pas aussi accessible qu’un Flip 7, un Château Combo ou même un Courtisan. C’est un jeu complexe qui ne s’adresse pas un public familial. Un joueur débutant tu lui présentes ce jeu il y a des chances qu’il passe à côté. Je pense qu’on est bien positionné sur le segment Initié en France et « connaisseurs » au niveau européen.

Passons à Flip 7, une nominatination au Spiel vous l’envisagiez aussi ?

Clément : Quand on voit le démarrage que Flip 7 fait en France en boutique mais aussi à l’international à l’Europe, on peut se dire que c’est un jeu qui plait. Après il n’y a pas de vérité. Les tendances ne se dupliquent pas forcément d’un pays à l’autre. Et puis même si on sent l’engouement des partenaires à l’Export, avec des volumes initiaux de commandes qui dépassent nos attentes, ça ne veut pas dire que tu vas être nommé au Spiel. D’autant plus sur cette catégorie de jeu, c’est toujours difficile de faire des pronostics. Les jurys sont des joueurs passionnés et ils sont face _dans ce cas-précis_ à des jeux grand public, d’une simplicité extrême…

Parlons-en, j’imagine que vous n’êtes pas passés à côté des commentaires d’une partie du monde ludique qui critique cette nomination, vous leur répondez quoi ?

Clément : Qu’ils ont le droit. Et je les comprends. Il y a 10 ans j’aurai peut-être été à leur place. Je jouais beaucoup aux jeux expert et c’est eux que je voulais placer. Aujourd’hui mes goûts ont changé. J’adapte les jeux au public avec qui je suis. Il y a quelque temps j’aurais critiqué Skyjo, aujourd’hui j’y joue avec mes enfants et je trouve ça génial. Ok, on maitrise pas grand chose mais les émotions sont là ! Et Flip 7, on l’a sélectionné avec les mêmes critères que l’on a appliqué aux autres jeux que l’on a édité, à savoir, ressentir quelque chose de fort.

Sébastien : Avec Flip 7 on s’adresse à un coeur de cible pour qui 99% des jeux sur le marché actuel sont trop compliqués. Ne pas aimer ce jeu ne veux pas dire qu’on est idiot ou intolérant, ça veut juste dire qu’on n’était pas le public visé ou qu’on a peut-être pas joué avec les bonnes personnes.

Château Combo dans la long list Spiel des Jahres (jeu de l’année,), mais pas dans le dernier trio, c’est une déception ?

Sébastien : Franchement on va pas faire les fines bouches. Voir Château Combo dans les recommandations c’est déjà incroyable. Et puis le jeu marche dèjà très bien, il a la reconnaissance du public, c’est pas non plus triste comme situation. Mais c’est vrai qu’on est un peu déçus pour les auteurs : Gregory Grard et Mathieu Roussel et l’illustrateur Stéphane Escapa. Ils méritent tellement !

Clément : Il parle des auteurs et de l’illustrateur, mais moi ma part de déception elle va aussi pour Séb. Sur Château Combo il a géré le projet de A à Z, il a sourcé les auteurs et travaillé avec eux, il a trouvé l’illustrateur, choisi le matériel… C’est un gros investissement. J’aurai aimé qu’il ait cette reconnaissance.

Faraway, Courtisan, Château Combo, Flip 7, Bon allez, dites le nous… c’est quoi la recette de Catch Up Games pour dénicher les pépites ludiques ?

Sébastien : On aime les jeux qu’on édite…

Clément : Un jeu pour nous il est bon quand on a pris du plaisir à jouer, ressenti des émotions, et eu envie de relancer une nouvelle partie quand on a eu fini la première. On a pas de process pour faire tester le jeu en amont par 200 personnes ou une jauge de vente en curseur. C’est du feeling!

Sébastien : Et puis peut-être aussi qu’au fil des années on a réussi à mettre en place des filtres « éditoriaux ». Maintenant on se dit ce jeu nous plait, ok, mais est-ce que derrière on est aligné en terme de public, est-ce que c’est pas trop compliqué, trop cher…

Clément : Et puis, on se souvient des jeux qui marchent bien tant mieux ! Mais il n’y a pas si longtemps que ça on a sortie Les Gardiens d’Havresac. Le jeu n’a pas été un succès commercial alors qu’il était excellent. Aujourd’hui avec le recul je pense _ et je peux le dire d’autant plus facilement que j’ai mené le projet_ qu’on a fait des erreurs éditoriales. Pleins de trucs sur lesquels on n’a pas été attentifs… Mais cette dimension tu l’acquières avec l’expérience. Que ce soit un échec ou un succès il faut toujours dresser un bilan. Sur le moment t’es tellement la tête dans le guidon que c’est compliqué d’analyser la situation, mais après il faut savoir prendre ce recul… C’est indispensable.

Exkalibur : la chasse est lancée

Exkalibur :
la chasse est lancée

Le mystère de la Chouette d’or est tombé après 32 années de quête. Faisant un heureux et laissant de nombreux quêteurs avec un goût d’inachevé. 32 années ce n’est pas rien quand on y a consacré une partie de sa vie, mais quand on est mordu de ce passe-temps qu’est la chasse au trésor, l’essoufflement d’une fin de quête est rapidement remplacé par l’enthousiasme d’une nouvelle. Et pour 10.000 d’entre eux déjà, la nouvelle porte un nom : Exkalibur.

Exkalibur c’est une chasse au trésor qui a été lancée ce 22 mai depuis l’arène du Puy-du-Fou, en même temps qu’a été inauguré le nouveau spectacle L’Épée du Roi Arthur. La quête ? Retrouver la légendaire Exkalibur promise par le roi Arthur avant de rendre l’âme au Chevalier de la table ronde qui trouverait le Graal. Le trésor ? Une épée d’une valeur de 250.000 € créée par deux forgerons de l’atelier Thibaud. Elle aura exigé 6 mois de travail artisanal aux deux Carcassonnais qui se sont attachés à respecter les techniques médiévales. L’épée dont le manche est entièrement recouverte d’or contient un spinelle rouge de 6,23 carats.

À l’origine de cette aventure ? Le Puy du Fou, évidemment, mais pas seulement. Le parc d’attraction est allé solliciter une équipe de passionnés qui n’en est pas à son coup d’essai : Unsolved Hunts. Unsolved Hunts c’est une première grande chasse, l’Elixir d’or, lancée en 2023 sur le thème du vin et sur les traces du Comte de Saint-Germain, aventurier et alchimiste du XVIIIe siècle. À la clé : une cave de vins d’une valeur de 100.000 €. La seconde le Nagad’or, débutée en 2024, part sur les traces d’Henri Mouhot qui avait trouvé une statuette en or d’un naga lors d’une excursion au Cambodge. En jeu, la précieuse statuette et un voyage pour 2 dans le pays susnommé.

Une épée d’une valeur de 250.000 € à retrouver

2025, nouveau rendez-vous donc, et cette fois-ci sur les traces d’Exkalibur, une chasse au trésor imaginée avec la tête et le coeur. « À la base avec Simon, on est deux chasseurs. Moi, j’ai littéralement été bercé là-dedans. Mon grand-père cherchait le Graal, mon père c’était la Chouette, et j’ai logiquement marché sur les traces… », explique Étienne, le maitre et auteur du jeu. « Avec les chasses au trésor qu’on propose chez Unsolved Hunts, on veut démocratiser un passe-temps, aujourd’hui, niche. C’est complexe et complètement à contre-courant à l’ère de TikTok où tout va très vite. Nous on propose une réflexion sur du long terme avec de la cryptographie, des recherches culturels et historiques. On veut juste que les gens lâchent leur téléphone, sortent de chez eux et se rassemblent autour d’une quête commune ! »

Voilà aussi pourquoi le jeu qui sert de ticket d’entrée ne coûte que 35 €. « Pour participer à la quête il faut juste acheter le jeu. Il n’y aura pas de « pay to win » derrière pour obtenir des indices supplémentaires ou pour faire valider des solutions à des énigmes. On veut rester transparents avec l’ensemble de la communauté. Tout le monde part sur le même pied d’égalité. Et si dans 5 ans l’épée n’est pas trouvée, elle sera remise à une association caritative qui sera choisie par les chasseurs qui auront participé ».

Anticiper les chasseurs largement inspirés par l’IA

2 à 5 ans de quête c’est ce que promet Étienne seul cerveau à avoir fait travailler ses méninges sur le dossier. Et pour s’assurer de tenir le timing le maitre du jeu, a été très vigilant. Il n’y a pas de petites précautions. « Dans l’équipe on est quatre créateurs d’énigmes mais on cloisonne chaque chasse. Je suis le seul à avoir les réponses et connaitre le lieu où est enterré le coffre contenant l’épée. Il n’y aucune trace informatique non plus pour éviter d’être hacké. Il existe bien des solutions manuscrites mais elles sont déposées dans un coffre-fort sous couvert d’huissier. L’épée et son contenant ont été enterrés il y a 6 mois en Europe de l’Ouest. Il n’y a donc plus aucune traces sur site non plus ». Pour mettre la main sur l’emplacement, les chasseurs devront donc se contenter de la carte au trésor, des 12 enluminures et des solutions aux 12 énigmes calligraphiées.

Difficile également de trouver l’étalonnage parfait quand il n’y pas de phase de test possible nous explique-t-il. « À l’heure de l’intelligence artificielle, parvenir à calibrer une chasse au trésor demande beaucoup de travail. Je me suis basé sur les meilleurs joueurs tout en gardant à l’esprit le fait que tout le monde devait pouvoir prendre du plaisir. Après c’est beaucoup d’anticipation. C’est une discipline qui s’est professionnalisée, de nombreux quêteurs pro utilisent Chat GBT, et autres IA. Certains utilisent même des programmes comme Brutforce dans lesquels ils rentrent toutes les cryptographies existantes, la machine n’a plus qu’à déchiffrer derrière. C’est vraiment dommage parce qu’aujourd’hui sur 10 chasses au trésors lancées par mois par des privés, mais aussi des Départements ou des Régions, la plupart sont cassées dans les 48 heures ». Comment Étienne a-t-il veillé à ne pas se faire dépasser par les nouvelles technologies ? « En faisant en sorte que la cryptographie n’occupe pas une place trop importante. Et en donnant une place prépondérante aux recherches mais aussi et surtout à l’intuition et au bon sens ». Amis quêteurs vous êtes prévenus tous vos sens devront rester en éveil !


Pour ceux qui seraient effrayés à l’idée de se lancer dans une chasse au trésor grandeur nature. Unsolved Games propose Amelia Davies. Un jeu plus accessible sur le même principe que les classiques jeux d’enquête mais sans le prisme criminel à la cold-case. Ici, on est sur les traces d’Amelia Davies une archéologue, pionnière des chasseurs de trésors privés, en quête du Graal. Un jeu scénarisé (3 chapitres) pour 8 à 10 heures d’immersion avec des dizaines de documents et une interface digitale.