Confirmer 2025, préparer 2026, visualiser 2027

Confirmer 2025, préparer 2026,
visualiser 2027

Depuis 2007 et sa création, Blackrock Games prend plaisir à organiser chaque année un temps de rencontre avec ses éditeurs. Et des débuts où ils étaient une dizaine autour de la table, à la session 2025 qui s’est déroulée il y a deux semaines avec une trentaine de maisons d’édition représentées, il y en a eu du chemin de parcouru… Pourtant l’envie reste la même se retrouver, partager et s’amuser ! On vous embarque !

Chaque année, au printemps à Veyre-Monton, l’entrepôt se transforme en cours de récréation. Les sourires sont sur tous les visages qui, impatients, fixent les cartons et sacs dans les bras des éditeurs. C’est pas Noël mais ça y ressemble.  » On va découvrir les sorties à venir de nos éditeurs et… Jouer ! Jouer ! Jouer !  » c’est ainsi que Jonas, responsable Grand Comptes envisage sa semaine. Un enthousiasme largement partagé par le reste de l’équipe commerciale qui profite du moment pour tester et se nourrir des arguments de vente présentés par les éditeurs. Alors que Benjamin vient chopper « des anecdotes sur le jeu pour rendre les rendez-vous boutiques encore plus marquants », Elise cherche les tips « pour teaser les boutiques et les faire rêver sur les prochaines pépites ludiques « . Ça s’amuse mais ça bosse !

Plus de diversité dans les mécaniques pour 2026 et 2027

Si ce temps est important pour les commerciaux qui se familiarisent avec le catalogue des jeux de fin d’année, il l’est tout autant pour Yoann, responsable de l’offre (fondateur) de Blackrock Games et Vincent directeur commercial. Leur mission à eux ? Être visionnaires ! Tout simplement. Endosser les costumes trois pièces du joueur expert ou initié. Se fondre dans celui de super-héros comme un enfant de 5 ans. Ou encore prendre la casquette d’un joueur lambda peu familiarisé avec le monde du jeu. Le but ? Accompagner les éditeurs dans leur travail et dessiner les contours du monde du jeu de 2026 et 2027.  » Les éditeurs sont revenus du Festival du jeu de Cannes avec pleins de protos à tester. Ces temps de rencontre privilégiés nous permettent de prendre des décisions rapides, qui souvent viennent confirmer leur premier ressenti « , explique Yoann.

Les tendances pour 2026 et 2027 ? Yoann dont les yeux brillent encore d’enthousiasme :  » Je dirai que le mot-clé est diversité. Il y aura encore des jeux de cartes, mais on va vers plus de richesses avec du twist sur certaines méca, de la pose de tuiles et même du coloriage ! Plus de jeux familiaux à venir aussi dans une fourchette de prix de 20-30 € et notre gamme de jeu enfant va s’étoffer. Mais ce que je trouve intéressant aussi c’est que certains éditeurs ont décidé de se faire un vrai plaisir et de proposer des jeux un peu plus initié. Un retour aux sources. Et franchement, il y a quelques pépites à venir « .

Autre tendance que Yoann souligne : « Nos éditeurs de manière général ont tous décidé de réduire la voilure et de se concentrer sur moins de jeux à l’année pour mieux les travailler. Une décision logique pour faire vivre sur la durée les sorties dans un marché inondé. Ils se gardent aussi de cette manière une porte ouverte pour une extension ou un coup de coeur « .

Et oui, parce que travailler avec le coeur ça reste l’essence du monde du jeu de société… La preuve en images :

La Fête de « Tulip » en Suisse

La Fête de « Tulip » en Suisse

Saison oblige, le week-end suivant sa sortie, le jeu des Tontons joueurs s’est fait une place sur la Fête de la Tulipe, à Morges en Suisse, les 12 & 13 avril. Une invitation venue de la boutique locale Ludivander qui les a accueillis et accompagnés tout un week-end.

Une occasion idéale pour Alain Ollier et Tony Rochon de faire parler de leur petit dernier à des Suisses patients et curieux. " Ils étaient vraiment détendus du bulbe, sourit Tony. Les gens n’étaient pas venus pour jouer, ce n’est pas un festival de jeux de société, et pourtant ils se posaient à la table volontiers et se laissaient embarquer. "

Si la Fête de la Tulipe de Morge dure 6 semaines du 28 mars au 11 mai, les Tontons, eux, n’étaient là qu’un week-end, le don de se faire rare. Le jeu par contre, lui reste bien disponible dans toutes les bonnes boutiques ludiques.

Tulip, une histoire de flair

Si Tony Rochon est l’illustrateur du jeu Tulip, Alain Ollier _une fois n’est pas coutume_ n’en n’est pas l’auteur. « Il s’agit de Quentin Lammerant, explique-t-il. J’ai reçu un dimanche soir un mail, et je ne sais pas pourquoi _je ne consulte jamais ma boîte_ ce soir-là, je l’ai ouvert. Ça doit être le flair. Deux jours après on le présentait au séminaire éditeurs de Blackrock Games. On ne maîtrisait pas encore vraiment les règles mais il s’est passé un truc… Un an après jour pour jour et quelques retouches plus tard, le voilà ».

Un an de développement. Un record pour nos Tontons Joueurs qui ont pour habitude de prendre leur temps et de se faire désirer, à l’image du jeu Les Apaches de Paris qui leur a pris 6 ans.  » Le plus court ? Garçons ! sans hésiter « , sourit durant l’interview Alain, le regard fixé sur l’affiche du jeu qui lui fait fasse dans le showroom de Blackrock Games. Il nous a pris 48 heures ! Le plus long ? celui sur lequel on bosse encore et qu’on a toujours pas sorti ! »


Saisissez chaque opportunité, faites grimper les cotes et jouez avec finesse sur le marché des bulbes ! Investissez, échangez et développez une collection florissante… à vous de flairer les bons coups ! Découvrez la fiche du jeu Tulip des Tontons joueurs

Diego & Antonin : une rencontre olympienne

Diego & Antonin : une rencontre olympienne

L’un est une star des parquets internationaux, l’autre est un acteur incontournable du monde du jeu de société. Diego Simonet, demi-centre du Montpellier Handball, et Antonin Boccara auteur de jeux, n’avaient que très peu de chances de se rencontrer. Pourtant, portés par un thème et des valeurs communes ils se sont retrouvés autour d’un jeu : Olympikos (DS4 Games).

Bonjour Diego, bonjour Antonin. Vous pouvez nous dire comment vous vous êtes rencontrés ?

Diego : Ça c’est la spéciale d’Antonin. Il adore le raconter (rires).

Antonin : Un jour j’étais avec Yoann Laurent de Blackrock Games. On discutait tous les deux et puis il me dit  » tu sais que le handballeur Diego Simonet travaille sur des jeux. Il aimerait bien avoir certains conseils ». Et moi je le connaissais Diego… J’adore le handball et j’ai vécu à Ivry-sur-Seine au moment où il y jouait. J’étais allé voir plusieurs matches. Je dis à Yoann de donner mon contact. Mais je t’avoue que je le dis un peu comme si je lançais une bouteille à la mer… En me disant qu’il ne me rappellerait jamais… Et puis cinq jours après, je suis sur le départ pour le Festival de Toulouse et je reçois un message :  » Salut Antonin… ça va ? Signé Chino » Sur le moment je me dis que ça doit être un pote mexicain vu que j’ai vécu là-bas. Du coup je décide de fermer le message pour répondre plus tard. Finalement je me loupe et je rappelle le numéro. Vite ! Vite ! Je raccroche. Et là, je reçois un deuxième message avec écrit cette fois  » Bonjour Antonin, c’est Diego Simonet « . J’étais comme un gamin ! Le téléphone se met à sonner.

Antonin sur-joue l’accent argentin

 » Bonjour Antonin, c’est Diego. Je rentre du match contre Cesson-Rennes. Très dur, c’est très physique là-bas… On a gagné de 3 buts »…

Diego : Là, il exagère un peu…

Antonin : J’exagère toujours, c’est comme la comédie (rires). Et puis on commence à parler jeux, je me rends compte que c’est un vrai passionné et pas seulement un sportif qui veut sortir un jeu. Il avait déjà travaillé sur plusieurs projets comme les Secrets de la Tour Eiffel. Il me parle de son intention de faire quelque chose sur les J-.O. Je lui dis de m’envoyer son proto et je le découvre. Il y avait un vrai jeu de base sur le principe d’associations d’idées. Et tout ça sur le sport, c’était vraiment très original. Une belle manière de permettre à des gens amateurs de sport de découvrir le jeu de société, et inversement aux joueurs le monde du sport. Du coup je lui demande à quel degré il veut que je m’implique et il me dit  » si tu as envie d’être co-auteur, je suis partant… ». Notre collaboration a commencé. Je l’ai amené sur les festivals de jeu, il m’a emmené voir les matches…

Diego : Moi de mon côté tout ça me permettait de beaucoup progresser et de découvrir le monde ludique. Je ne connaissais personne, je ne savais pas comment fabriquer, comment éditer, comment créer en fait… J’avais bien fait un jeu sur l’Argentine et un autre sur la Tour Eiffel, mais il me manquait quelque chose… Un peu de métier… Une impulsion supplémentaire. Alors quand Antonin m’a dit qu’il aimait le jeu et qu’il voulait bien collaborer, c’était incroyable pour moi. C’était mon rêve de travailler avec un auteur de jeux.

Antonin : En fait, il y avait deux rêves qui se sont rejoints. Moi, mon rêve c’était de travailler avec un sportif pro. Et là ça se réalise et pas avec n’importe qui. C’est quand même El mago !

L’idée du jeu est née comment Diego ?

Diego : J’ai commencé à y réfléchir aux J.-O. de Tokyo en 2020. J’étais au village olympique et je voulais savoir s’il y avait des jeux sur l’épreuve olympique. Il y avait bien un jeu de dames avec le logo des Jeux, des Monopoly mais c’est tout.

Antonin : C’est ça il n’y avait que des jeux à licence. Aucune création autour des J.-.O

Diego : J’ai commencé à penser à ce jeu-là. Je voulais qu’on découvre plusieurs sports. Pas qu’un seul. Que ce ne soit pas un jeu sur le foot ou l’athlétisme mais un jeu plus général. Je voulais qu’on y associe des images, qu’on les découvre, qu’on en apprenne plus.

Est-ce que les valeurs olympiques étaient aussi importantes pour toi Diego que l’épreuve sportive ?

Diego : Ce sont les quatrièmes J.-O. que je vais faire à Paris. Les valeurs portées comme le fair-play, le respect de l’environnement, la diversité des sports et des pays représentés, c’est juste incroyable. Les J.-O. c’est tout ça sur un même lieu, et bien Olympikos c’est tout ça dans une même boite.

Tu parles des Jeux Olympiques, mais Olympikos c’est aussi les Jeux Paralympiques…

Antonin. Ça m’a effectivement plu dès le début. Dès le proto, Diego avait intégré les Paralympiques. Et cette idée que _contrairement à la réalité_ les Jeux Olympiques et Paralympiques se jouent en même temps et que le tableau des médailles soit le même, je trouve ça formidable en terme d’inclusion. On a été encore plus loin que le CEO !

C’était un truc vraiment important pour nous. L’idée du livre d’anecdotes est même venue de ça. On voulait vraiment que le jeu soit un véritable objet culturel. Qu’il donne la sensation de sortir grandi à la fin d’une partie.

Dans le livret il y a la présentation de chaque sport, mais aussi l’histoire, les faits marquants. Plus de 100 ans de rétrospectives des Jeux modernes. Et politiquement, géographiquement… mais aussi émotionnellement, il y a énormément de choses qui se sont passées depuis 1896. C’est en fait 28 pages qui nous ont pris autant de temps de rédaction que la création du jeu en lui-même (rires).

Comment vous vous êtes organisés pour travailler ensemble ?

Diego : On s’appelait tous les jours ! Enfin tous les soirs parce qu’Antonin il se réveille aux alentours de 14 heures… (rires)… Il est aussi venu trois jours à la maison. On travaillait à trois avec ma femme. Même ma fille a joué et donné son avis.

Antonin. C’était plus qu’un travail d’auteur. C’était un vrai travail d’édition. Et même si avec Old Chap je suis un peu rodé, j’ai appris de nouvelles choses notamment sur la fabrication.

Comment on arrive à trouver le temps de créer un jeu de société quand on est un sportif de haut niveau ?

Diego. Je travaille surtout pendant les voyages. Je ne me perds pas sur les réseaux, sur TikTok. J’investis le temps. Je lis, j’apprends, ou je travaille sur mes projets. C’est d’ailleurs pour ça que je préfère le train à l’avion, c’est plus pratique. Et puis je travaille aussi à la maison quand les enfants ne sont pas là. Parce que quand il y a Benjamin, c’est impossible (rires) !

Et puis pour moi travailler sur des jeux, ça me permet de me libérer un peu la tête. De me défaire de la pression d’avant-match. Du poids sur les épaules. Parce que quand on est sportif de haut niveau, il y a beaucoup de gens qui vivent à travers toi et ça, pour moi, c’est une manière de penser à autre chose.

Et puis j’avoue à chaque fois qu’on était en déplacement et qu’on avait un peu de temps après les repas je faisais jouer mes coéquipiers de Montpellier ou de la sélection argentine au prototype. Le premier, le pourri avec de vieilles impressions. Ils ont dû le tester 10.000 fois mais toujours avec le sourire. Et ils m’ont fait à chaque fois des retours magnifiques. C’était ça aussi une belle expérience.

Antonin toi qui a l’habitude de travailler avec d’autres auteurs de jeu, qu’est ce que Diego a de plus ?

Antonin : Son accent ! (rires) Non en vrai, il a une fraicheur, une innocence, un enthousiasme qui font du bien. Mais ce n’est pas tout. J’ai trouvé avec Diego beaucoup de rigueur. Et j’ai beau me réveiller à 14 heures (rires)… C’est essentiel.

Et toi, à l’inverse, Diego ? Qu’est ce qu’Antonin a apporté à ton jeu ?

Diego : C’est bien simple ! Il a changé toutes les règles ! Non mais en vrai, c’était ça que je cherchais. Quelqu’un pour me conseiller… me guider. Je n’étais pas fermé aux changements. Antonin avait des idées, beaucoup, tout le temps… Il me demandait mon avis. C’était un échange permanent. On n’était pas là pour parler business… On cherchait juste le meilleur pour le jeu. On avait juste envie que ça marche et je pense que tous les deux, avec Blackrock Games en plus, on fait une très bonne équipe.

Antonin : Quand il dit que j’ai tout changé… Il est très modeste. Il y avait une base très forte. Je n’ai jamais eu dans l’idée de créer autre chose, j’ai juste apporté mon expérience sur certains points. Dans cette démarche il y avait un vrai respect mutuel.

Quand on vous voit aujourd’hui, au-delà d’une collaboration professionnelle, on sent qu’une belle amitié est née. Il y a d’autres projets en perspectives ?

Diego : La création et la promotion d’Olympikos nous a pris et nous prend beaucoup de temps. Mais oui il y a d’autres projets à venir. Quand tout se sera un peu calmé…

Sur le sport, une nouvelle fois ?

Antonin : En fait, il y a deux projets. Proposer des jeux mini-formats qui pourraient être liés à des évènements comme Rolland-Garros ou des sports via la Ligue de Handball. Et travailler sur d’autres protos que Diego a encore dans ses valises.

Mais pour moi je crois que tu as raison, le plus important sur ce projet reste l’Amitié. Et on a tout fait pour que ça se ressente en jouant. Avec Olympikos, on joue ensemble, on tchatche, on échange… Et quand on est tous les deux avec Diego c’est ce qu’on aime… parler !

 » Le plus gros départ de toute ma vie « 

 » C’est le plus gros départ de toute ma vie « 

Thibaut Quintens, responsable de l’équipe export, a quitté ses fonctions début janvier. Avant cela, il a accepté de nous lâcher quelques mots. Mais avec Thib partir pour un interview de 15 minutes, c’est s’embarquer dans un joyeux foutouard d’une heure. Les pensées s’enchainent plus vite que les mots. Il se souvient. On rit. On a le coeur qui se sert. On vous embarque avec nous…

Thibaut ? Tu t’en vas pas fâché ? Je continue de vous adorer… avec une larme aujourd’hui. C’est le plus gros départ de ma vie (silence).

Alors pourquoi tu pars ? Je suis une personne qui aime les challenges. J’en ai relevé trois. Des aventures à chaque fois d’une dizaine d’années. J’adore monter, construire, oser aller chercher autre chose, toujours, encore.

Aujourd’hui professionnellement j’arrive à un niveau où _tout est loin d’être parfait_ est installé. Ça devient de la gestion, de la poursuite. Et dans ce domaine là, je n’apporte aucune plus-value. Avec l’équipe export bâtie aujourd’hui c’était une vraie opportunité. L’équipe est jeune et avec Hervé à la tête c’est le bon moment. Je vais aller vers de nouveaux challenges.

Et puis personnellement, je suis dans une phase de ma vie où les déplacements aux US ou en Asie me gênent. Je ne suis plus en accord avec moi-même et ça devient problématique. Je veux me lancer dans un projet recentré sur le local (silence).

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 » C’est pas une couille l’état d’esprit Blackrock Family. Il existe vraiment « 

Après quand j’y réfléchis… je quitte Blackrock au moment où j’aurais pu un peu souffler. C’est drôle. Mais au moins je pars confiant. L’évolution de l’équipe export, l’arrivée dernièrement de William et Héloise, et l’ensemble des liens qui se sont tissés me permettent de partir serein. Y a une vraie complémentarité dans l’équipe, elle est forte et je vois déjà les grandes choses qu’elle pourra mettre en place pour se développer.

Comment vas-tu occuper tes journées désormais ? C’est un gros enjeu pour moi. J’avais mis un peu de côté Act In Games. J’aimerai me réinvestir dans l’édition. La création, le développement de jeu me manquent. Et puis il y a l’animation, la formation. Je veux remettre les mains dans le cambouis.

Un jeu dans ma classe par exemple me tient à cœur. Je suis convaincu de l’enjeu de l’apprentissage ludique. Je vais m’employer à défendre l’idée du jeu comme outil culturel mais aussi de rencontres et d’échanges. Et puis il y a mon chez moi L’Orée du jeu. Un projet monté avec deux autres familles. L’idée c’est de rassembler les gens sur un site autour du thème du jeu qu’il soit de société, de théâtre, de clown. Tout ce qui a rapport avec les arts vivants… Avec un bar et des cuisines collectives pour le côté chaleureux. Je fais une transition vers le plaisir et le partage… Aujourd’hui on est encore dans le bricolage avec une bourse aux jeux en août. Mais en 2024 ce sera le lancement officiel.

Ah oui j’allais oublier… le plus important… je prendrai du temps avec mes enfants !

C’est quoi ton meilleur souvenir ? J’en ai pas UN mais DES meilleurs ! Je dirais qu’il y a eu deux phases. Je me vois encore avec Alain, Yo et Marie-Hélène à à discuter autour de repas concoctés par Jacqueline pour bâtir, se projeter, sans pour autant faire de plans sur la comète. C’était tellement excitant. Je pensais qu’à une chose à l’époque : mettre des drapeaux Blackrock sur tous les pays du monde ! Et puis tout se faisait tellement naturellement….

J’étais l’outsider ! La pièce rapportée. Ils se moquaient de mon accent belge à chaque réunion ! Mais pourtant j’étais chez moi, dans la famille. Tout de se faisait avec tellement de confiance et de bienveillance.

Le deuxième grand moment c’est l’arrivée d’Hervé. J’étais fier et enthousiaste. J’allais avoir une équipe. Jusqu’à présent j’étais dans un tunnel avec ma lampe de poche et je sentais bien qu’au bout de 4 ans, les piles commençaient à faiblir. L’arrivée d’Hervé ça a été un nouvel éclairage. Il a pris tout de suite le projet à cœur, et on a pu mettre en place toutes les idées que j’avais. On a poussé les jeux et créé du lien. C’était important.

Enfin, il faut pas ce mentir, les plus grosses fiesta c’est avec Blackrock. Fort la nuit fort le jour c’est notre ADN. Aujourd’hui j’ai des enfants, je suis chiant à demander une chambre individuelle, mais à l’époque des dortoirs j’adorais. C’était le professionnalisme à la scoot !

Qu’est ce que tu vas regretter ? Je quitte une zone de confort humain, et professionnel… 12 ans c’est fou. Je suis content de partir sur une top note et dans une bonne énergie. Je sais qu’il y a des trucs que je vais regretter… je les regrette déjà. Il faut garder à l’esprit que ce qu’on vit chez Blackrock c’est assez exceptionnel. On a réussi à garder une ambiance incroyable. On a des tempéraments, des coups de gueule, mais il reste toujours cette bienveillance. Quand on est revenu du dernier séminaire en septembre j’ai dit à Yoann : « ça y’est tout le monde est à sa place. On est bien ». Ce dernier rendez-vous était magique par tous les niveaux, les échanges, les ateliers, les activités. Je me suis rendu compte qu’on avait passé un cap. Et qu’il était beau ce cap. C’est pas une COUILLE, l’état d’esprit Blackrock Family il existe. On a réussi à le préserver depuis le début. Ça a été notre force, ça l’est aujourd’hui et il faut que ça le reste demain !

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Je vous dis à très vite… Le lien persistera… Vous me manquez déjà…

UNFRIENDLY GAMES

Unfriendly Games est une jeune maison d’édition créée en 2021 par deux auteurs français de jeux de société : Karen Nguyen originaire de Vauréal dans le Val d’Oise & David Carmona de Pont-en-Riyans en Isère. Tous deux travaillent avec deux illustrateurs et artistes aux univers visuels uniques : Dorian Selosse pour Virus War et Gilles Warmoes pour Nekojima. Leur talent et leur créativité sont des vecteurs essentiels à la mise en place d’une identité forte pour chaque jeu édité et permettent aux joueurs de s’immerger dans un univers captivant. Rencontre.

Bonjour Karen, bonjour David, pouvez-vous nous présenter Unfriendly Games ?

Unfirendly Games c’est une maison d’édition dont nous sommes les auteurs.

Pourquoi Unfriendly Games ?

David : Parce qu’on n’est pas sympa (rires) !

Karen : C’était une volonté pour nous de faire des jeux piquants et taquins. Le nom collait bien avec le projet.

Comment naît l’idée d’un jeu chez Unfriendly Games ?

Karen : ça dépend de l’humeur du moment vu que dans notre cas nous sommes les auteurs de nos jeux. Mais ça dépend aussi de l’inspiration et de l’enthousiasme de nos testeurs.

David : moi je pense q’un jeu il nait spontanément. A un moment, on a un déclic, l’envie de faire quelque chose, et puis boom. C’est un peu comme la bonne idée du jour, on se dit « ah ouais ! ça faut que je le test ».

Karen : C’est vrai que nos jeux ont toujours été créés d’une manière très spontanée. Ils sont nés à partir d’un rêve ou de travaux.

David : C’est vrai qu’on vous a pas tout dit. On est en pleine rénovation à la maison. Et Nekojima est nait à partir de ça. Tout comme Virus War qui m’était venu à la suite d’un rêve en juin 2029.

Et du coup, entre le moment où tu rêves d’un jeu David et celui où il va sortir en boutique il faut compter combien de temps ?

David : Quand on imagine un jeu, je dirai pour que la mécanique soit suffisamment solide, il se passe quelques mois de test. Une fois qu’il a été testé par notre entourage et nos partenaires, la direction artistique peut prendre aux alentours de 3 ou 4 mois. Enfin, il faut compter 2 mois pour la fabrication et l’importation dépendra du lieu de production. En tout il faut compter 1 an.

Comment s’est passé la rencontre avec Blackrock Games ?

David : Tout s’est passé assez simplement. J’allais aux toilettes à Vichy et je passe sur le stand de Blackrock Games. Je me dis que ce serait quand même chouette d’être dans cette merveilleuse équipe… de faire partie de la Blackrock Family. Du coup je me suis rapproché du stand et j’ai demandé où été Yoann. Je savais que c’était lui le fondateur. La personne au t-shirt noir et la tête ronde me l’a montré du doigt et je suis allé vers lui. Je lui ai dit « écoute Yoann on a un super jeu à te présenter… »

Karen : C’est là qu’il est arrivé à ma table. On a tout simplement joué à Nékojima, je lui ai expliqué le projet. Et puis on s’est rencontré plusieurs fois avec l’équipe Blackrock Games. A Essen on a pu rencontrer toute l’équipe à l’export et l’import et ça a vraiment été un coup de coeur avec toute l’équipe. C’est ce qui a fait la balance dans notre choix de distributeur.

David : Pour nous c’était évident c’était avec Blackrock que demain on voulait travailler.

Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter ?

David : De continuer à avoir de l’imagination dans la création de jeux. Et toi Karen qu’est ce qu’on peut te souhaiter ? Qu’on arrête de te considérer comme une animatrice sur le stand et qu’on te prenne au sérieux en tant qu’éditrice ?

Karen : C’est effectivement pas toujours évident d’être une femme dans le milieu.