Une première pour Blackrock Games au Tokyo Games Market
Discuter avec nos partenaires internationaux, mais aussi s’imprégner de la culture ludique du Japon pour mieux la comprendre et l’installer au niveau international. Ce sont les deux missions que s’est données la délégation de Blackrock Games qui s’est rendue au Tokyo Games Market, les 17 et 18 mai derniers.
Le Japon source d’inspiration
Depuis une quinzaine d’années, le marché du jeu japonais est sorti de l’ombre. Matthieu D’Epenoux et Emmanuel Beltrando _figures du monde ludique_ ont été parmi les premiers à prendre la direction de l’Empire du Soleil Levant pour y sourcer quelques pépites de Welcome to the Dungeonen 2015 à Trio en 2024. Parmi nos éditeurs qui y ont également trouvé l’inspiration Catch Up Games avec Paper Tales en 2017, Spiral Édition avec District Noir en 2023, La Boîte de Jeu avec Wizards Cup en 2024, ou encore Bankiiiz Éditions avec Cachamot en 2025. Le Japon compte aujourd’hui parmi les marchés ludiques émergeants qu’il faut travailler. Yoann responsable de l’offre pour Blackrock Games, Hervé responsable de la partie Export, et Matthieu pour la Localisation, en étaient convaincus à leur départ et le sont toujours à leur retour. À ceci près que leur déplacement leur a permis de mettre en exergue deux particularités du marché.
Une fois passée la barrière de la langue…
Dès leur arrivée, notre délégation a été confrontée à un gros dilemme : la barrière de la langue. « On a très vite compris que si on voulait bien comprendre le monde ludique japonais, il fallait être accompagné. On s’en doutait un peu avant de partir, du coup on avait demandé à un de nos éditeurs Yannick Deplaedt (Spiral Éditions) qui vit là-bas depuis 20 ans de nous seconder. La culture japonaise, nous explique Hervé, est basée sur la confiance. Dans la vie en général et dans le commerce en particulier. Là, on a pris de plein fouet la barrière de la langue. C’était compliqué pour nous de faire passer des arguments, des émotions, sur les jeux de notre catalogue lors des échanges en anglais. Par contre lorsqu’il y avait Yannick qui traduisait en japonais, les conversations devenaient rapidement plus chaleureux, plus enthousiastes ».
Un obstacle pour leur faire découvrir les jeux du catalogue mais aussi à l’inverse pour tester les jeux nippons : « La problématique dans les échanges, renchérit Yoann se pose aussi lorsque c’est nous qui sommes en phase test. En règle générale, on utilise des logiciels de traduction pour passer du japonais au français, ou alors ce sont eux qui traduisent directement les règles en anglais mais là encore sans véritablement maîtriser la langue. Résultat, les règles étant largement fausses, les 3/4 du temps on passe à côté de certaines subtilités et de ce fait du jeu. En étant sur place, on a pu rencontrer directement les auteurs. Au moindre doute en cours de partie on pouvait les interroger via Yannick. C’était un plus certain ».
Des auteurs de jeu qui, au Japon, sont en permanence sur les devants de la scène. Là-bas, le rôle intermédiaire d’ « éditeur ». n’existant quasiment pas. « Les auteurs éditent les jeux en toute petite quantité 500 ou 1.000 exemplaires. Et rentrent ensuite en contact avec les distributeurs. Il faut garder ça en permanence en tête pour ne pas passer à côté du potentiel d’un jeu, explique Yoann. Dans 90% des cas, un jeu sourcé au Japon demandera un énorme travail éditorial. Que ce soit en terme de mécanique, de visuel ou même de thématique. Un jeu qu’on trouvera kawaii là-bas, sera « niche » une fois ramené en France. Il faut réussir à se projeter sur ce que cela pourrait être. Mais le marché japonais est ouvert… Les auteurs nippons sont réceptifs à l’idée qu’un éditeur prenne le relais. D’où l’importance d’avoir été accompagnés de l’un d’entre eux, Benoit Bannier de La Boite de Jeu ».
Des jeux de cartes à en perdre son latin !
C’est bien beau tout cela mais quelle est la tendance ludique actuelle au Japon ? Et bien comme en France depuis 2 ans, la part belle est donnée aux jeux minimalistes. Très peu de grosses boites. Pas de matériel. Et des tarifs tournant autour de 12 €/15 €. Un constat encore plus flagrant sur le Tokyo Games Market nous explique Yoann : « il y avait que du petit jeu de cartes avec des mécaniques très proches. Jeu de plis ou jeu de défausse. La différence se jouant sur quelques subtilités plutôt malines qui, certes rendront le truc plus original pour des joueurs aguerris, mais qui l’éloigneront du grand public. Le jeu qui perd en accessibilité, perd en potentiel commercial ».
Déçus du déplacement du coup ? Surement pas. « Le travail d’élagage effectué en amont par nos partenaires sur place tels que Arclight, Hobby Japan, ou CMON Japan, mais aussi la rencontre d’auteurs de jeu comme Kaya Miyano (Trio), Hisashi Hayashi(Bomb Busters), Geon Il (Jekyll vs Hyde), nous ont permis de concentrer nos efforts sur une sélection de jeux… Et il y a des pépites ! »
Blackrock Games makes its debut at Tokyo Games Market : a cultural and creative expedition
On May 17th and 18th, Blackrock Games proudly marked its first appearance at the Tokyo Games Market. More than a simple business trip, this visit was a double mission : to strengthen ties with international partners and immerse in the playful spirit of Japan — an emerging source of inspiration in the board game world.
Japan : a rising star in game design
Over the past 15 years, the Japanese board game scene has emerged from the shadows, attracting European publishers in search of original concepts. From Welcome to the Dungeon (2015) to Trio (2024), pioneers like Matthieu D’Epenoux and Emmanuel Beltrando paved the way. Since then, several publishers have discovered treasures in Tokyo’s vibrant scene, including :
✨ Catch Up Games with Paper Tales (2017)
🎴 Spiral Édition with District Noir (2023)
🧙♂️ La Boîte de Jeu with Wizards Cup (2024)
🐙 Bankiiiz Éditions with Cachamot (2025)
Convinced of the market’s potential, Blackrock’s team _Yoann (product strategy), Hervé (export), and Matthieu (localization)_ set off with excitement and returned with clarity : working in Japan requires understanding two key cultural nuances.
Breaking the language barrier
The biggest challenge ? Communication. « We quickly realized we needed someone local to help us truly connect, explains Hervé. We asked one of our publishing partners, Yannick Deplaedt, who’s lived in Japan for over 20 years, to accompany us. Japanese business culture is built on trust—and nuances often get lost in translation. We struggled to express passion and emotions about our catalog in English. But with Yannick interpreting in Japanese, conversations suddenly became warm and enthusiastic ».
The reverse was true too. Testing Japanese games often involved awkwardly translated rules that misrepresented the experience. Being on-site allowed real-time questions and insights directly from the designers—with Yannick as their bridge.
Spotlight on game creators
In Japan, game designers are front and center. The traditional role of a publisher is rare; designers self-produce limited runs (500 to 1,000 copies) and sell directly to distributors.
« You have to spot potential early », Yoann emphasizes. « Most Japanese games require major editorial work-mechanics, visuals, and themes must be reshaped for Western audiences. What may be seen as « kawaii » in Japan might be niche elsewhere. But the market is open, and Japanese designers welcome collaboration. Blackrock was fortunate to have Benoît Bannier (La Boîte de Jeu) on hand to help identify promising leads ».
Card games that bend the rules
So what’s trending in Japan now ? Much like France, minimalist card games are taking center stage. At Tokyo Games Market, small boxes with clever mechanics dominated—mostly trick-taking and discard-style gameplay, priced around €12–€15. « The differences were subtle and smart, says Yoann. Great for experienced players, but harder to market to the general public. Accessibility affects commercial potential ».
Hidden gems unearthed
Was the trip worth it ? Absolutely. Thanks to local partners like Arclight, Hobby Japan, and CMON Japan, as well as inspiring meetups with designers like Kaya Miyano (Trio), Hisashi Hayashi (Bomb Busters), and Geon Il (Jekyll vs Hyde), the Blackrock team narrowed its search to a curated selection—and discovered exciting new gems.
Stay tuned for what’s next because sometimes, the best way to innovate globally… is to start by listening locally.
Liste des boutiques participantes à l’opération Micro Macro renseignée par code postal :
03200, King Jouet Vichy, C/C Les 4 Chemins, VICHY 03300, King Jouet Cusset, 14 rue de Romainville, CUSSET 05000, L’Antre des jeux, place de la République, GAP 05200, Le Colibri Ludique, 54 rue Clovis-Hugues, EMBRUN O6000, Planète Jeux, 33 boulevard Raimbaldi, NICE 56000, Bilboquet, 9 rue Saint-Guenhael, VANNES 07200, Le Point Jeux, 5 boulevard Gambetta, AUBENAS 08000, Café-Librairie Plume et Bulle, 17 rue Irénée-Carré, CHARVILLE-MÉZIÈRES 11100, L’Echoppe Médiévale, Rue Berlioz, NARBONNE 12410, Jeu Fait un tabac, 9 rue de la Confrérie, SALLE CURAN 13001, Ludimars, 61 boulevard Longchamp, MARSEILLE 14000, Bazar du Bizarre, 19 rue Teinturiers, CAEN 14000, King Jouet Bayeux, avenue Yves Dubois de la Cotardière, BAYEUX 14500, Taverne et donjon, 9 place du 6-Juin, VIRE 15100, Espace Culturel Saint-Flour, ZAC du Crozatier, SAINT-GEORGES 16000, CosmOkid’s, Galerie Champ de Mars, ANGOULÊME 16100, Espace Culturel Cognac, 105 rue basse Saint-Martin, COGNAC 16110, Athoupie, 11 rue des Halles, LA ROCHEFOUCAUD EN ANGOUMOIS 17400, Jeux de Pages, 20 rue Gambetta, SAINT-D’ANGÉLY 21000, Jocade, 17 rue Piron, DIJON 21200, Athenaeum, 5 rue de l’Hôtel-Dieu, BEAUNE 22100, Lutin Ludique, 11 Grand Rue, DINAN 22310, Machine à Pions, 3 Porjou, PLESTIN-LES-GRÈVES (marchés) 22950, Legacy : L’Héritage du jeu, 20 rue Marc-Seguin, TRÉGEUX 24680, La Chronique du Dé, 2 place des Commerces, LAMONZIE-SAINT-MARTIN 25000, Krak’n Play, 7 rue Lavoisier, BESANÇON 25000, Les jeux de la comté, 26 rue Battant, BESANÇON 25200, Des jeux qui des boites, 15 rue Georges-Clemenceau, MONTBÉLIARD 25300, JouéClub Pontarlier-Champagnole, 70 (B) rue de Salins, PONTARLIER 26200, En Quête de jeux, 9, allée Hispano-Suiza, MONTÉLIMAR 28480, L’App’arthé, 14 rue du Commerce, THIRON-GARDAIS 29000, Librairie Ravy, 10 rue de la Providence, QUIMPER 29000, Ludotrotter Quimper, 32 quai de l’Odet, QUIMPER 29120, Bouge ton Pion, 10 rue Jean-le-Berre, PONT L’ABBÉ 29200, Crocs Jeux, 31 avenue clemenceau, BREST 29200, Les Enfants du Dialogue, 1 Place de la Liberté, BREST 30000, Janïmes, 3 rue des Marchands, NÎMES 31000, Jeux du monde, 77 rue Pargaminieres, TOULOUSE 33000, Jeux Barjo, 26 rue des Ayres, BORDEAUX 33160, Guyajeux Gironde, 1 rue du commandant Charcot, SAINT-MÉDARD-EN-JALLES 33260, La Cabane à Jeux, place du Marché (sous les Arcades), 2 rue François-Legallais, LA TESTE DE BUCH 34000, Excalibur, 7 bis rue de l’Ancien Courrier, MONTPELLIER 34000, L’Antre 2 jeux, 2 rue de la Vieille, MONTPELLIER 34120, Histoire de Jouets, 8 place des États du Languedoc, PEZENAS 34410, Yaaah Jeux, allée de la République, SERIGNAN 34500, La Boutique en Jouets, 20 rue Française, BÉZIERS 34970, Baraka Jeux Shop, 11 allée du Levant, LATTES 35000, Terres de jeux Rennes, 26-28 rue du Capitaine Dreyfus, RENNES 35300, Librairie Mary, 20 boulevard Jean-Jaures, FOUGÈRES 35310, Un fil à la page, 1 bis Avenue du Maréchal Leclerc, MORDELLES 35500, Monsieur Dé, 6 rue de la Poterie, VITRÉ 35600, Minute Papillon !, 36 Grande Rue, REDON 35700, Sortilèges Rennes, 16 rue d’Antrain, RENNES 35830, Gargan’Mots, 11, place du Vieux-Marché, BETTON 37000, La rÈgle du jeu, 3 rue Colbert, TOURS 37100, Ludotrotter Tours, 1 Avenue André-Maginot, TOURS 37400, L’Interlude, 43 rue Nationale, AMBOISE 37400, Wenceslas marchand, Marché 37600 Loches et Marché, AMBOISE 37550, Plume et Pion, 27 rue Louis-Pasteur, SAINT-AVERTIN 38000, Jeux du Monde – Loolaï, 1 rue Lakanal, GRENOBLE 38000, Les Contrées du jeu, 6 rue Beyle_Stendhal, GRENOBLE 38160, JouéClub Chatte, centre commercial les Gameux, CHATTE 38200, Espace culturel Leclerc Vienne, chemin de Lônes, VIENNE 38210, La Parenthèse Ludique, 53 rue du Généraln de Gaulle, TULLINS 38300, Espace Culturel Bourgoin Jallieu, 15 avenue Henri-Barbusse, BOURGOIN-JALLIEU 40000, Ludiklandes, 25 rue des Cordeliers, MONT-DE-MARSAN 40160, As2Pik, 92 Rue Saint-Barthélémy, PARENTRIS-EN-BORN 41000, Draco geek shop, 16 rue du Commerce, BLOIS 42000, Au tapis Vert, 9 rue de la République, SAINT-ÉTIENNE 42400, Le Dragon Joueur, 52 rue de la République, SAINT-CHAMOND 42600, Le Spatioport, 5 rue Grenette, MONTBRISON 43000, Au dé café inné, 45 rue Pannessac, LE PUY-EN-VELAY 43120, La Tanière des jeux, 2 rue Chaussage, MONISTROL-SUR-LOIRE 44000, Sortilèges Nantes, 1 rue des 3 Croissants, NANTES 44000, Temple du Jeu Nantes, 8 Rue de l’Héronnière, NANTES 44100, Librairie Ludique PORTAILS, 18, rue Gutenberg, NANTES 44115, Le Temple du Jeu Pôle Sud, centre commercial Pôle Sud, route de Clisson, BASSE-GOULAINE 44190, L’échoppe des Légendes, 17 bis rue des Halles, CLISSON 44210, Le Carrousel du jeu, 26 rue de la Marine passage du rocher, PORNIC 44650, Placard aux jeux, 18 rue d ‘Amboise, LÉGÉ 44680, Sur la Route du Jeu, 11 place de Retz, SAINTE-PAZANNE 45110, JI-Pop, 45 Grande Rue, CHÂTEAUNEUF-SUR-LOIRE 45160, Leclerc Jouet Olivet, 140 Rue de Normandie, OLIVET 49000, Espace culturel Leclerc, boulevard Albert-Camus, ANGERS 49100, La Sadel Vaucanson, 7 rue Vaucanson, ANGERS 49100, Sortilèges Angers, 24 rue de la Roe, ANGERS 49290, Pinocchio, 11 place de l’Hôtel de Ville, CHALONNES-SUR-LOIRE 49300, Passion du Jeu, 53 rue des Vieux greniers, CHOLET 49410, Jeux, Tu, Ils, 30 route de Beaupreau, MAUGES-SUR-LOIRE 50400, L’Octopus ,16 boulevard d’Hauteserve, GRANVILLE 53200, Ma Boutik de jeux, 8 bis avenue Razilly, CHÂTEAU-GONTIER-SUR-MAYENNE 54000, La Caverne du Gobelin Nancy, 19 rue de la Faïencerie, NANCY 54200, La Caverne du Gobelin Toul, 14 rue du docteur Chapuis, TOUL 54700, La Caverne du Gobelin Pont-à-Mousson, 41 rue Victor-Hugo, PONT-À-MOUSSON 56100, Les balivernes, 57 cours de Chazelles, LORIENT 56400, Le Ludozaure, 26 rue du Belzic, AURAY 57000, La Caverne du Gobelin Metz, 11 rue des Clercs, METZ 57100, Hisler BD Bis, 4 rue du Maillet, centre commercial Geric, THIONVILLE 57200, Le Repaire d’Arkham, 55 rue de France, SARREGUEMINES 57280, La Caverne du Gobelin Semecourt, centre commercial Auchan, voie Romaine, SOMECOURT 57672, La Caverne du Gobelin Thionville, 23 rue Brûlée, THIONVILLE 58200, Bol de Jeux, 7 rue du commerce, COSNE-SUR-LOIRE 59000, Bazar du Bizarre, 24 rue des Ponts de Comines, LILLE 59113, Espace Culturel Leclerc Seclin, 350 avenue de l’Épinette, SECLIN 59140, Les dés maskés, 23 rue président Poincaré, DUNKERQUE 59147, Du coq à l’âne, 8 bis place du Général de Gaulle, GONDECOURT 59174, Ludithorynque, 334 B avenue Jean-Jaurès, LA SENTINELLE 59300, Farfadet joueur, 76 rue de Paris, VALENCIENNES 59400, Le Bar’Jeu, 19 avenue de la Victoire, CAMBRAI 59610, La Fourmi Ludique, 6 rue Théophile-Légende FOURMIES 60200, Le Délire, 84 rue de Paris, COMPIÈGNE 60590, Jouet E.leclerc Tridis, lieu-dit la Croix Saint-Jacques, voie n°2, TRIE-CHÂTEAU 62000, L’Art du Jeu, 64 rue Saint-Aubert, ARRAS 62000, Ludivore, 9 rue Emile-Legrelle, ARRAS 63000, Concept Jouet Leclerc Clermont-Ferrand, 207 boulevard Gustave-Flaubert, CLERMONT-FERRAND 63100, Archi Chouette Clermont, Galerie Saint-Jean, 9001 boulevard Saint-Jean, CLERMONT-FERRAND 63530, Espace Culturel Leclerc Volvic, 51 route de Volvic, ENVAL 64000, Espace culturel Pau, avenue Louis-Sallenave, PAU 66000, Sortilèges Perpignan, 19 rue de l’Ange, PERPIGNAN 67000, Philibert, 12 rue de la Grange, STRASBOURG 67000, Vent Divin, 16 rue de la Division Leclerc, STRASBOURG 67450, Fungames, 21/23, rue du Chemin de Fer, LAMPERTHEIM 68100, Fairplay, 44 rue du Werkhof, MULHOUSE 68130, JouéClub Altkirch, 4 rue Sainte-Barbe, ALTKIRCH 68510, JouéClub Sierentz, 52A rue Poincaré, SIERENTZ 69001, Archi Chouette Lyon, 3 place du Griffon, LYON 69003, Jeux Descartes Lyon, 13 rue des remparts d’Ainay, LYON 69007, Librairie Vagalume, 37 bis place des Pavillons, LYON 69009, L’Odyssée des Coccinelles, 26, rue Masaryk, LYON 69400, Ludik, 180 rue Victor-Hugo, VILLEFRANCHE-SUR-SAÔNE 69600, Black Book Shop, 125 Grande Rue, OULLINS-PIERRE-BÉNITE 69610, Mots et Merveilles, 194 Grande rue, SAINTE-FOY-L’ARGENTIÈRE 71300, Espace culturel Montceau-les-Mines, avenue Maréchal Leclerc, MONTCEAU-LES-MINES 72000, Sortileges Le Mans, 1 rue Gambetta – La VisitatioN, LE MANS 73100, Echoppe des Jeux, 1 rue des Bains, AIX-LES-BAINS 73700, L’Orée des idées, 148 Grande Rue, BOURG-SAINT-MAURICE 74000, Playin Annecy, 39 rue Sommeiller, ANNECY 74150, Les Mots en Cavale, 15 rue Charles de Gaulle, RUMILLY 74160, La grande récré, ZAC des Envignes route d’Annecy, NEYDENS 74200, La grande récré, 8 rue du Pré Biollat, ANTHY-SUR-LÉMAN 74200, JouéClub Thonon les Bains, 23 Grande Rue, THONON-LES-BAINS 74500, Jouéclub Amphion, ZAC le Cartheray – chemin des Vignes-Rouges, AMPHION-LES-BAINS 74700, JouéClub Sallanches, centre commercial Warens – 91 bis rue de Verdun, SALLANCHES 75001, Playin Rivoli, 59 rue de Rivoli, PARIS 75005, L’Oeuf Cube Jussieu, 24 rue Linné, PARIS 75005, Loufoque, 5 rue Dante, PARIS 75006, UltraJeux Rennes Raspail, 110 rue de Rennes, PARIS 75010, Meisia, 84 rue René-Boulanger, PARIS 75011, Robin des Jeux, 37 boulevard de Charonne, PARIS 75011, UltraJeux Oberkampf, 108 boulevard Richard-Lenoir 75011, PARIS 75012, Multivers, Ground Control, 81 rue du Charolais, PARIS 75017, L’ecole Buissonnière, 1 rue des Moines, PARIS 751019, Le Repaire du Dragon, 43 bis avenue Simon-Bolivar, PARIS 76000, Bazar du Bizarre, 38 rue aux Ours, RIUEN 76000, Faire Play, 19 avenue de la Porte des champs, ROUEN 76150, Esprit Jeu, 15 rue du Moulin à poudre, MAROMME 76260, Espace culturel Leclerc Eu, RD 925, ETALONDES 76600, Le Démon du Jeu, 140 rue Victor-Hugo, LE HAVRE 77100, Bulle de Jeux, 5 rue Saint-Étienne, MEAUX 78110, Monde imaginaire Le Vésinet, 19 place du Marché, LE VÉSINET 78410, Case Départ, 279 rue Charles de Gaulle, FLINS-SUR-SEINE 78800, Monde imaginaire Houilles, 21 rue Gambetta, HOUILLES 79300, JouéClub Bressuire, Jouéclub Bressuire 4 rue des Azalées, BRESSUIRE 80000, Librairie Martelle, 3 rue des Vergeaux, AMIENS 84120, Heaven quest, 315 rue Benjamin-Franklin, PERTUIS 85000, Sortilèges La Roche sur Yon, 2 rue des Halles, LA ROCHE-SUR-YON 86000, Excalibur, 13 rue des Vieilles boucheries, POITIERS 86000, La Ludibrairie, 6 rue de l’Éperon, POITIERS 86000, Le Labo de Merlin, 1 rue Boncenne, POITIERS 87000, Le temple du jeu, 6 Rue Adrien-Dubouché, LIMOGES 91290, Les Jeux D’ornicar, 29 Grande Rue, ARPAJON 92120, Magasin Mon dé rouge, 73 avenue Henri-Ginoux, MONTROUGE 92150, Un autre jeu, place de la Paix, SURESNES 92340, Bal des Jeux, 107 avenue du général Leclerc, BOURG-LA-REINE 93100, Papeterie Le Kraft, 11 avenue de la Résistance, MONTREUIL 94300, Ludifolie, 73 rue de Fontenay, VINCENNES 94700, Gametime, 66 avenue Gambetta, MAISONS ALFORT 95240, Wilbox, 4 avenue du Docteur Flament,, CORNEILLES-EN-PARISIS 95300, Rdejeux, 39 rue de l’Hôtel de ville, PONTOISE 95480, JouéClub Herblay, 252 boulevard du Havre, patte d’oie d’Herblay, PIERRELAYE 95880, Totem expo-jeux, 3 rue Robert-Schuman, ENGHIEN-LES-BAINS 97490, Jouets Sajou, 5 rue Pierre-Aubert, SAINTE-CLOTILDE
Boom ! Deux jeux engagés dans la dernière ligne droite ! Catch Up Games n’a pas fait dans la demi-mesure mardi dernier. Avec Faraway nommé dans la catégorie Kennerspiel des Jahres (jeu connaisseurs) et Flip 7 dans la catégorie Spiel des Jahres (jeu de l’année), l’éditeur lyonnais n’a jamais été aussi près de toucher le Saint-Graal du monde ludique remis par un panel de professionnels et d’experts du milieu. Mais avant de connaitre les résultats qui seront dévoilés le 13 juillet à Berlin, on a voulu savoir comment Sébastien et Clément vivaient cela.
Qu’est ce que ça fait d’avoir deux jeux nommés pour le Spiel et un jeu recommandé ?
Sébastien : C’est assez fou. C’est cool mais j’arrive pas vraiment à réaliser ce qui nous arrive. C’est un peu irréel.
Clément : Pour moi, cette nomination représente vraiment un mélange de nostalgie et de reconnaissance. Quand j’avais 20-30 ans, j’achetais des jeux où il y avait le logo du Spiel dessus. C’est pas forcément pour ça que je les achetais mais j’ai le souvenir de le voir sur Karuba par exemple… Y a 10 ans quand on a créé Catch Up Games on ne se disait pas qu’on allait être nommés au Spiel, on en faisait même pas un objectif. Se dire qu’aujourd’hui qu’on va pouvoir mettre rien que le logo « Nomination Spiel » sur une boite… ça n’a aucun sens ! C’est Incroyable !
Comment avez-vous vécu l’annonce par le jury du Spiel ?
Clément : On avait coché la date sur notre calendrier mais à 15 h 50 c’est Matthieu notre collaborateur qui est venu nous sortir la tête du guidon pour regarder la cérémonie… Je ne suis pas un grand fan des prix. Quand tu l’as c’est top, mais dans le cas contraire je ne pense pas que ça veuille dire que ton jeu est pourri. C’est souvent une question de contexte, de goûts et de couleurs.
Sébastien : Quand on a vu qu’on avait trois jeux dans les recommandations du Spiel, c’était déjà incroyable ! Ça nous laissait d’autant plus de chances d’avoir un jeu dans une short list. Et quand finalement Faraway et Flip 7 on été annoncés, c’était dingue. Le Spiel c’est quand même la reconnaissance suprême. En avoir deux dans la dernière ligne droite, c’est fou !
Après l’As d’or en 2024, vous vous attendiez à la nomination de Faraway dans la catégorie Kennerspiel des Jahres ?
Sébastien : Pour moi c’était un peu l’année ou jamais d’avoir un jeu nommé au Spiel. Faraway en tête. Avec les jeux qu’on avait en lice et le travail fait par nos distributeurs allemands sur leur territoire, je me disais pourquoi pas. Après entre l’espoir qu’il y ait un jeu et le fait qu’il soit nommé il y a toujours un cap.
Clément : Quand Faraway est sorti, j’étais content. Je me suis dit qu’on n’était pas mal qu’on n’avait pas fait beaucoup d’erreurs. Qu’on était aligné en terme de jeu, de public, de tarif… Mais après un jury reste un jury, que ce soit pour l’As d’or ou le Spiel. Ça reste une histoire de goût avec tout ce qu’il y a de subjectif dedans et de rapports humains. L’appréciation d’un jeu dépend aussi beaucoup des personnes avec qui tu le joues.
Faraway est nommé dans la catégorie Kennerspiel ou « connaisseurs », aux côtés de jeux experts, est-ce que cette classification vous semble adaptée ?
Clément :Faraway n’est pas aussi accessible qu’un Flip 7, un Château Combo ou même un Courtisan. C’est un jeu complexe qui ne s’adresse pas un public familial. Un joueur débutant tu lui présentes ce jeu il y a des chances qu’il passe à côté. Je pense qu’on est bien positionné sur le segment Initié en France et « connaisseurs » au niveau européen.
Passons à Flip 7, une nominatination au Spiel vous l’envisagiez aussi ?
Clément : Quand on voit le démarrage que Flip 7 fait en France en boutique mais aussi à l’international à l’Europe, on peut se dire que c’est un jeu qui plait. Après il n’y a pas de vérité. Les tendances ne se dupliquent pas forcément d’un pays à l’autre. Et puis même si on sent l’engouement des partenaires à l’Export, avec des volumes initiaux de commandes qui dépassent nos attentes, ça ne veut pas dire que tu vas être nommé au Spiel. D’autant plus sur cette catégorie de jeu, c’est toujours difficile de faire des pronostics. Les jurys sont des joueurs passionnés et ils sont face _dans ce cas-précis_ à des jeux grand public, d’une simplicité extrême…
Parlons-en, j’imagine que vous n’êtes pas passés à côté des commentaires d’une partie du monde ludique qui critique cette nomination, vous leur répondez quoi ?
Clément : Qu’ils ont le droit. Et je les comprends. Il y a 10 ans j’aurai peut-être été à leur place. Je jouais beaucoup aux jeux expert et c’est eux que je voulais placer. Aujourd’hui mes goûts ont changé. J’adapte les jeux au public avec qui je suis. Il y a quelque temps j’aurais critiqué Skyjo, aujourd’hui j’y joue avec mes enfants et je trouve ça génial. Ok, on maitrise pas grand chose mais les émotions sont là ! Et Flip 7, on l’a sélectionné avec les mêmes critères que l’on a appliqué aux autres jeux que l’on a édité, à savoir, ressentir quelque chose de fort.
Sébastien : Avec Flip 7 on s’adresse à un coeur de cible pour qui 99% des jeux sur le marché actuel sont trop compliqués. Ne pas aimer ce jeu ne veux pas dire qu’on est idiot ou intolérant, ça veut juste dire qu’on n’était pas le public visé ou qu’on a peut-être pas joué avec les bonnes personnes.
Château Combo dans la long list Spiel des Jahres (jeu de l’année,), mais pas dans le dernier trio, c’est une déception ?
Sébastien :Franchement on va pas faire les fines bouches. Voir Château Combo dans les recommandations c’est déjà incroyable. Et puis le jeu marche dèjà très bien, il a la reconnaissance du public, c’est pas non plus triste comme situation. Mais c’est vrai qu’on est un peu déçus pour les auteurs : Gregory Grard et Mathieu Roussel et l’illustrateur Stéphane Escapa. Ils méritent tellement !
Clément : Il parle des auteurs et de l’illustrateur, mais moi ma part de déception elle va aussi pour Séb. Sur Château Combo il a géré le projet de A à Z, il a sourcé les auteurs et travaillé avec eux, il a trouvé l’illustrateur, choisi le matériel… C’est un gros investissement. J’aurai aimé qu’il ait cette reconnaissance.
Faraway, Courtisan, Château Combo, Flip 7, Bon allez, dites le nous… c’est quoi la recette de Catch Up Games pour dénicher les pépites ludiques ?
Sébastien : On aime les jeux qu’on édite…
Clément : Un jeu pour nous il est bon quand on a pris du plaisir à jouer, ressenti des émotions, et eu envie de relancer une nouvelle partie quand on a eu fini la première. On a pas de process pour faire tester le jeu en amont par 200 personnes ou une jauge de vente en curseur. C’est du feeling!
Sébastien : Et puis peut-être aussi qu’au fil des années on a réussi à mettre en place des filtres « éditoriaux ». Maintenant on se dit ce jeu nous plait, ok, mais est-ce que derrière on est aligné en terme de public, est-ce que c’est pas trop compliqué, trop cher…
Clément : Et puis, on se souvient des jeux qui marchent bien tant mieux ! Mais il n’y a pas si longtemps que ça on a sortie Les Gardiens d’Havresac. Le jeu n’a pas été un succès commercial alors qu’il était excellent. Aujourd’hui avec le recul je pense _ et je peux le dire d’autant plus facilement que j’ai mené le projet_ qu’on a fait des erreurs éditoriales. Pleins de trucs sur lesquels on n’a pas été attentifs… Mais cette dimension tu l’acquières avec l’expérience. Que ce soit un échec ou un succès il faut toujours dresser un bilan. Sur le moment t’es tellement la tête dans le guidon que c’est compliqué d’analyser la situation, mais après il faut savoir prendre ce recul… C’est indispensable.
Catch Up Games on the Spiel des Jahres stage : what’s their secret recipe?
Boom. With Faraway and Flip 7 nominated for two of the most coveted awards in the board game industry _Kennerspiel des Jahres and Spiel des Jahres respectively_ Catch Up Games is closer than ever to the holy grail of international recognition. As we await the final results on July 13th 2025 in Berlin, co-founders Sébastien and Clément share their reactions, reflections, and insights into their creative journey.
A Double Nomination That Feels Surreal
Sébastien : It’s pretty wild. It’s exciting, but hard to wrap my head around—it feels unreal. Clément : For me, it’s nostalgia mixed with pride. I remember spotting the Spiel logo on games I bought years ago like Karuba. When we launched Catch Up Games a decade ago, being nominated for the Spiel wasn’t even a goal. The idea that we can now stamp ‘Spiel Nominee’ on a box ? It makes no sense and it’s incredible.
When the spiel jury announced the news…
With their eyes on the calendar, the team gathered to watch the official reveal.
Clément : I’m not big on awards, to be honest. They’re great when they come, but they don’t define a game’s worth. It’s all about context, taste, and human relationships. Sébastien : Seeing Faraway and Flip 7 announced felt unreal. The Spiel is the ultimate recognition. Having two games in the final stretch ? That’s crazy !
Faraway’s Path to Kennerspiel
After the As d’Or win in 2024, did they expect Faraway to go even further ?
Sébastien : This felt like the one shot to get a Spiel nomination. With the games we had and strong distribution in Germany, I thought: maybe. But hoping and actually landing a spot are very different. Clément : When Faraway launched, I knew we’d nailed it: good alignment on gameplay, audience, and price. But juries are juries. It’s subjective and depends a lot on who you play the game with.
Is Kennerspiel the right fit?
Clément : Faraway isn’t as accessible as Flip 7 or Château Combo. It’s a complex game that doesn’t suit beginners. In France, we position it for ‘initiated’ players and that fits the Kennerspiel category well in Europe.
Flip 7 and the joy of simple games
Did they foresee its nomination too ?
Clément : Given how Flip 7 started in shops and across Europe, yes, it’s a game that resonates. But every market’s different, and even when demand exceeds expectations, that doesn’t guarantee a Spiel nod especially in this category, where simplicity reigns.
Facing criticism with Grace
Some reactions from the board game community weren’t all positive…
Clément : Critics have a right to speak up. Ten years ago, I’d have agreed ! I was into complex games. Now I match games to my audience—even Skyjo, which I used to dismiss, I now play with my kids and love it. Flip 7 gives people emotions—and that’s our guiding principle.
Sébastien: Our goal with Flip 7 was to reach players who find most games too complicated. Not liking it doesn’t make anyone wrong—it just means it wasn’t made for them.
Château Combo : a bittersweet rejection ?
Though Château Combo made the long list, it didn’t reach the final trio.
Sébastien: We’re not complaining. It’s amazing to even be recommended. The game’s doing well, and players love it. But yes, we’re a bit disappointed for the creators—Grégory Grard and Mathieu Roussel—and the illustrator Stéphane Escapa. They truly deserve recognition.
Clément : Sébastien won’t say it, but he poured his heart into this project. From scouting authors to selecting materials—it was all him. I wish he got that moment of spotlight.
So what’s the recipe ?
With Faraway, Flip 7, Courtisan, and Château Combo under their belt, how do Catch Up Games consistently unearth gems ?
Sébastien : We love the games we publish. Clément : A good game makes you feel something and makes you want to play again. We don’t rely on testing with 200 people or sales projections—it’s about instinct.
Sébastien: Over time, we’ve developed editorial filters. We ask ourselves: Does this game align with our audience? Is it too complex or expensive?” Clément : Successes are great—but we learn from missteps too. The Guardians of Havresack didn’t sell well, even though it was excellent. I led that project, and we made editorial errors. The key is reflection whether a game flies or flops.
From heartfelt storytelling to strategic insights, Catch Up Games reveals what it means to stay grounded while reaching for greatness. Their recipe ? Emotion, instinct, and unapologetic passion.
Le mystère de la Chouette d’or est tombé après 32 années de quête. Faisant un heureux et laissant de nombreux quêteurs avec un goût d’inachevé. 32 années ce n’est pas rien quand on y a consacré une partie de sa vie, mais quand on est mordu de ce passe-temps qu’est la chasse au trésor, l’essoufflement d’une fin de quête est rapidement remplacé par l’enthousiasme d’une nouvelle. Et pour 10.000 d’entre eux déjà, la nouvelle porte un nom : Exkalibur.
Exkalibur c’est une chasse au trésor qui a été lancée ce 22 mai depuis l’arène du Puy-du-Fou, en même temps qu’a été inauguré le nouveau spectacle L’Épée du Roi Arthur. La quête ? Retrouver la légendaire Exkalibur promise par le roi Arthur avant de rendre l’âme au Chevalier de la table ronde qui trouverait le Graal. Le trésor ? Une épée d’une valeur de 250.000 € créée par deux forgerons de l’atelier Thibaud. Elle aura exigé 6 mois de travail artisanal aux deux Carcassonnais qui se sont attachés à respecter les techniques médiévales. L’épée dont le manche est entièrement recouverte d’or contient un spinelle rouge de 6,23 carats.
À l’origine de cette aventure ? Le Puy du Fou, évidemment, mais pas seulement. Le parc d’attraction est allé solliciter une équipe de passionnés qui n’en est pas à son coup d’essai : Unsolved Hunts. Unsolved Hunts c’est une première grande chasse, l’Elixir d’or, lancée en 2023 sur le thème du vin et sur les traces du Comte de Saint-Germain, aventurier et alchimiste du XVIIIe siècle. À la clé : une cave de vins d’une valeur de 100.000 €. La seconde le Nagad’or, débutée en 2024, part sur les traces d’Henri Mouhot qui avait trouvé une statuette en or d’un naga lors d’une excursion au Cambodge. En jeu, la précieuse statuette et un voyage pour 2 dans le pays susnommé.
Une épée d’une valeur de 250.000 € à retrouver
2025, nouveau rendez-vous donc, et cette fois-ci sur les traces d’Exkalibur, une chasse au trésor imaginée avec la tête et le coeur. « À la base avec Simon, on est deux chasseurs. Moi, j’ai littéralement été bercé là-dedans. Mon grand-père cherchait le Graal, mon père c’était la Chouette, et j’ai logiquement marché sur les traces… », explique Étienne, le maitre et auteur du jeu. « Avec les chasses au trésor qu’on propose chez Unsolved Hunts, on veut démocratiser un passe-temps, aujourd’hui, niche. C’est complexe et complètement à contre-courant à l’ère de TikTok où tout va très vite. Nous on propose une réflexion sur du long terme avec de la cryptographie, des recherches culturels et historiques. On veut juste que les gens lâchent leur téléphone, sortent de chez eux et se rassemblent autour d’une quête commune ! »
Voilà aussi pourquoi le jeu qui sert de ticket d’entrée ne coûte que 35 €. « Pour participer à la quête il faut juste acheter le jeu. Il n’y aura pas de « pay to win » derrière pour obtenir des indices supplémentaires ou pour faire valider des solutions à des énigmes. On veut rester transparents avec l’ensemble de la communauté. Tout le monde part sur le même pied d’égalité. Et si dans 5 ans l’épée n’est pas trouvée, elle sera remise à une association caritative qui sera choisie par les chasseurs qui auront participé ».
Anticiper les chasseurs largement inspirés par l’IA
2 à 5 ans de quête c’est ce que promet Étienne seul cerveau à avoir fait travailler ses méninges sur le dossier. Et pour s’assurer de tenir le timing le maitre du jeu, a été très vigilant. Il n’y a pas de petites précautions. « Dans l’équipe on est quatre créateurs d’énigmes mais on cloisonne chaque chasse. Je suis le seul à avoir les réponses et connaitre le lieu où est enterré le coffre contenant l’épée. Il n’y aucune trace informatique non plus pour éviter d’être hacké. Il existe bien des solutions manuscrites mais elles sont déposées dans un coffre-fort sous couvert d’huissier. L’épée et son contenant ont été enterrés il y a 6 mois en Europe de l’Ouest. Il n’y a donc plus aucune traces sur site non plus ». Pour mettre la main sur l’emplacement, les chasseurs devront donc se contenter de la carte au trésor, des 12 enluminures et des solutions aux 12 énigmes calligraphiées.
Difficile également de trouver l’étalonnage parfait quand il n’y pas de phase de test possible nous explique-t-il. « À l’heure de l’intelligence artificielle, parvenir à calibrer une chasse au trésor demande beaucoup de travail. Je me suis basé sur les meilleurs joueurs tout en gardant à l’esprit le fait que tout le monde devait pouvoir prendre du plaisir. Après c’est beaucoup d’anticipation. C’est une discipline qui s’est professionnalisée, de nombreux quêteurs pro utilisent Chat GBT, et autres IA. Certains utilisent même des programmes comme Brutforce dans lesquels ils rentrent toutes les cryptographies existantes, la machine n’a plus qu’à déchiffrer derrière. C’est vraiment dommage parce qu’aujourd’hui sur 10 chasses au trésors lancées par mois par des privés, mais aussi des Départements ou des Régions, la plupart sont cassées dans les 48 heures ». Comment Étienne a-t-il veillé à ne pas se faire dépasser par les nouvelles technologies ? « En faisant en sorte que la cryptographie n’occupe pas une place trop importante. Et en donnant une place prépondérante aux recherches mais aussi et surtout à l’intuition et au bon sens ». Amis quêteurs vous êtes prévenus tous vos sens devront rester en éveil !
Pour ceux qui seraient effrayés à l’idée de se lancer dans une chasse au trésor grandeur nature. Unsolved Games propose Amelia Davies. Un jeu plus accessible sur le même principe que les classiques jeux d’enquête mais sans le prisme criminel à la cold-case. Ici, on est sur les traces d’Amelia Davies une archéologue, pionnière des chasseurs de trésors privés, en quête du Graal. Un jeu scénarisé (3 chapitres) pour 8 à 10 heures d’immersion avec des dizaines de documents et une interface digitale.
U.S. Tariffs : what do they mean for the board game industry ?
Three major crises in five years. From COVID-related port closures to the 2021 shipping cost explosion, and now a new challenge: 145% additional U.S. tariffs on most Chinese-made goods. The board game industry, deeply reliant on global logistics, is feeling the shockwaves. In this article, Hervé Plas, Head of Export at Blackrock Games, breaks down the real-world consequences—without political bias, just facts.
A Triple threat for US partners
According to The Toy Association™, 96% of U.S. toy and game companies are small to medium-sized businesses, and 46% risk bankruptcy by Christmas under current tariff policies. The impact varies depending on the stage of production.
1. Games already produced or in Production
« This is the toughest scenario, says Hervé. Contracts are signed, goods are ready to ship from China—and suddenly, the cost to import skyrockets. A game sold for €5 now costs € 12.50 to enter the U.S. market. At € 20, it jumps to € 50 ».
Options ? Limited :
Leave stock in China and hope for policy reversal—risking storage costs, humidity damage, and speculative pricing.
Redirect to other markets—but shifting 30,000 units meant for the U.S. isn’t solved by selling 5,000 elsewhere.
Pay the tariffs—if cash flow allows. This forces partners to raise prices, spread costs across their catalog, or sell direct-to-consumer to preserve margins.
2. Games about to enter production
« We’ve paused all unlaunched projects », says Hervé. Blackrock Games chose solidarity over risk, with support from understanding publishers. But delays loom.
European production quotes are underway—less taxed, but more expensive and slower. More demand on European factories means longer lead times. What was short-term now becomes mid-term.
3. Games still in concept phase
This is where long-term damage begins.
« We haven’t downsized, but we’ve canceled future projects, says Nathan McNair of Pandasaurus. Several promising titles may never reach the U.S. market. Instead, Pandasaurus plans to publish directly in French and German ».
The lack of warning left everyone scrambling.
« No one could anticipate this, Hervé explains. Stocks couldn’t be rerouted, cash flow couldn’t be adjusted. The industry is paralyzed ».
Creativity on hold, stability first
In the short and medium term, innovation may take a back seat. Publishers will focus on proven titles with guaranteed returns.
« The situation is too unstable to predict, Hervé admits. Our partners are passionate—they’ll find ways. But the U.S. lacks the infrastructure to produce high-quality games domestically ».
Nathan McNair agrees:
« If someone finds a way to manufacture quality games in the U.S. at reasonable prices, I’d be thrilled. But right now, the printers are in China ».
What’s next ?
Without a reversal in U.S. policy, the board game sector may mirror other affected industries :
Big players survive, while small innovators struggle.
Stock shortages, price hikes, and less diversity could push consumers away.
« Americans are being hit from all sides, says Hervé. Spending on board games may not be a priority ».
Still, there’s hope.
« With the holidays approaching, a toyless Christmas might pressure the government to reconsider », Hervé adds. Some exemptions have already been granted to Apple and Nike—but whether games will follow remains uncertain.
Ripple Effects Beyond the U.S.
Europe won’t be spared. Marketing budgets from U.S. partners fuel global campaigns—if they dry up, visibility drops. Grouped production orders lose scale—raising costs for English-language versions in Canada and the UK.
In a fragile ecosystem, every decision counts. The board game industry now faces a pivotal moment—where resilience, creativity, and global cooperation will determine what’s left on the shelves next season.
Smile Life : from Roadside idea to 200,000 copies sold
« Try to succeed in life… by ruining everyone else’s ». With a tagline as cheeky as that, Smile Life was destined to stand out. But behind the humor lies a remarkable success story — one that began with a long philosophical drive, and a pair of dreamers who turned a wild idea into a board game phenomenon.
A game born on the road
In 2017, Alex was driving back to Montpellier after yet another short-term journalism gig. Lost in thought, he began comparing life to a card game—some people get lucky draws, others face setbacks. That metaphor sparked something. By the time he got home, he and his partner Margot were cutting out prototype cards at the kitchen table.
« I thought life was like a game : you get good cards, bad cards, some luck, some strategy », Alex recalls.
Margot, a natural gamer, brought playability to the concept. Alex, a newcomer to game design, leaned into simplicity — drawing inspiration from 1,000 Bornes (one thousand milestones). He even taught himself Illustrator to create the visuals.
From festival tables to crowdfunding triumph
The couple took their prototype to the Cannes Games Festival in 2018, securing a last-minute spot at the Off. The feedback ? « Too nice ». Originally titled La Course au Bonheur (the road to happiness), the game evolved — new name, edgier cards (think “Tsunami” and “Attack”), and a sharper tone.
Later that year, they launched a crowdfunding campaign on Ulule, a French website. It funded 500 copies. Then came the hustle : Alex went door-to-door in Montpellier, pitching the game to local shops. Slowly, orders grew. A distributor signed on. YouTubers like Coline began spreading the word. The snowball had started rolling.
From 500 to 200,000 copies
Fast forward to 2025: Smile Life has sold over 200,000 copies, including expansions. The themes range from current events (Apocalypse) to fantasy (Fantastique), each designed to enrich the base game—not just pad the catalog.
« We’ll never release an expansion just for the sake of it, says Margot. If we run out of inspiration, we’ll stop ».
A New Chapter with Blackrock Games
After partnering with Blackrock Games for international distribution in 2024, Smile Life officially joined their French catalog in 2025. And yes, a new expansion is on the horizon… but shhh, you didn’t hear it from us.
From a roadside epiphany to a nationwide hit, Smile Life proves that with a little luck, a lot of grit, and a dash of mischief, anything’s possible.
« Tentez de réussir votre vie… en pourrissant celle des autres », le slogan est racoleur et un brin « vicelard », de là à dire que le jeu Smile Life est un exutoire, il n’y a qu’un pas que nous n’hésiterons pas à franchir. On pourrait en tirer d’ailleurs une analyse sociologique voire psychologique. Pourquoi certains prennent plus de plaisir à jouer en rendant la vie des autres plus chaotique et pourquoi d’autres se concentrent sur leur propre univers, tentant de bâtir la vie de leur rêve. On pourrait, mais on ne le fera pas.
Smile Life c’est avant tout un jeu qui est né de l’expérience de la vie. On est en 2017, Alex est sur la route, de retour à Montpellier après avoir enchaîné un énième contrat de journaliste en PQR (presse quotidienne régionale) à l’autre bout de la France. Il se perd progressivement dans ses pensées et se demande ce qu’il va bien pouvoir faire de sa vie professionnelle. Une réflexion, comme on en a tous en voiture, mais celle-ci, d’essence philosophique va prendre un tournant ludique inattendu.
La vie c’est comme un(e)….
« Je me disais que la vie au final c’était comme un jeu : soit on avait les bonnes cartes pour avancer, soit on en avait de mauvaises qui nous retardaient. Qu’il y avait des cartes atouts, des cartes hasard, des cartes » La graine est plantée. Smile Life est nait… En rentrant à la maison, il en parle à sa compagne Margot. Deux heures plus tard, ils sont autour d’une table en train de découper des cartes pour un proto. Si Margot est joueuse dans l’âme, Alex, lui, avoue volontiers qu’il n’y connait rien. Le combo parfait pour trouver un jeu qui marche mais pas trop compliqué. La mécanique ? « C’est celle du 1.000 bornes, sourit Alex, c’est la première qui m’est venue à l’idée ». Le graphisme ? C’est Alex, encore, qui va se lancer, ça tombe bien il a toujours rêvé de se faire copain-copain avec Illustrator.
Comme tous les protos, il passe de main en main, la famille, les amis. Les retours sont enthousiastes mais comment être sûr ? Eh bien il faut du culot messieurs-dames ! L’ancien journaliste qui a appris à mettre le pied à travers les portes en a. Ils prennent avec Margot, la direction du Festival des Jeux de Cannes en février 2018. Et, alors qu’ils n’avaient rien réservé les voilà avec une table à animer avec leur jeu au Off.
« Il a toujours su provoquer la chance », insiste tout sourire Margot
Pas facile de se mesurer à l’« Academie Goncourt » du jeu de société. Comme des jeunots qui proposeraient leur premier essai ils écoutent, apprennent… « On nous a dit que c’était trop gentil. Le titre à l’époque c’était La Course au Bonheur… c’est vrai qu’avec le recul maintenant (rires). On a changé le nom, les dessins et on a ajouté des cartes plus hardcore du style Attentat ou Tsunami ». Tout y est. En décembre de la même année, Alex et Margot lancent une campagne Ulule pour autoéditer Smile Life. C’est un succès.
500 exemplaires c’est ce que servira à financer la campagne de crowdfunding. Les deux amoureux ont décidé de croire en leur carte chance et ils ont bien raison. « On a essuyé beaucoup de critiques surtout de la part de certains professionnels du monde du jeu. On nous disait que la thématique était bidon, le jeu moche, et que ça ne durerait pas… Mais on ne s’est pas découragés. J’ai fait du porte à porte de boutique en boutique à Montpellier, de dizaine de jeux en dizaine de jeux…. Et finalement ça a commencé à prendre, les boutiques ont repassé commande, on a signé avec un distributeur, et sur les réseaux plusieurs YouTubeurs font spontanément de la com’. La première a été Coline ». C’est ce qu’on appelle l’effet boule de neige…
De 500 exemplaires en 2018 à 200.000 en 2025
De 500 exemplaires écoulés en 2018, on est à 200.000 en 2025. Jeu de base et extensions comprises. Parce que l’inspiration ne manque pas du côté de Montpellier. « Les thèmes nous viennent spontanément, des fois c’est raccord à l’actu’ comme Smile Life extension Apocalypse et d’autre fois c’est plus lié à l’imaginaire avec Smile Life extension Fantastique », explique Alex, « pour chaque extension, nous tenons à ce qu’il y est un vrai univers, et que cela apporte de la plus-value au jeu de base. On ne fera jamais une extension pour faire une extension, on refuse de faire le jeu de trop… si on a plus d’inspiration on arrêtera », conclut Margot.
La suite ? « Elle se dessine avec Blackrock Games désormais. Nous étions partenaire à l’export depuis 2024 et nous rentrons dans leur catalogue France cette année. Et pour ceux qui suivent l’actualité de Smile Life, une extension est prévue d’ici la fin d’année… mais Chhhuttt ! On ne vous a rien dit… »
Since its founding in 2007, Blackrock Games has made it a tradition to host an annual springtime gathering with its publishing partners. What began as a modest meeting of ten around a table has grown into a vibrant event—this year’s 2025 edition welcomed representatives from over thirty publishing houses. The goal remains unchanged: connect, share, and play.
A playground of ideas in Veyre-Monton
Each spring, the warehouse in Veyre-Monton transforms into a joyful hub of creativity. Smiles abound as publishers arrive, arms full of boxes and prototypes.
« It’s not Christmas, but it sure feels like it , jokes Jonas, Key Account Manager. We’re here to discover upcoming releases and… Play ! Play ! Play ! »
The commercial team dives in, testing games and absorbing sales pitches. Benjamin hunts for quirky anecdotes to spice up store visits. Elise seeks teaser-worthy tidbits to spark excitement in retailers. It’s fun—but it’s also serious business.
Looking head : trends for 2026 and 2027
While the sales team gets hands-on with the end-of-year catalog, Yoann (Head of Product and Founder) and Vincent (Sales Director) take on a different challenge : forecasting the future.
They step into the shoes of every kind of player—expert, casual, child, and superhero alike—to help publishers refine their concepts and anticipate market shifts.
« Many publishers returned from the Cannes Games Festival with prototypes to test, says Yoann. These meetings help us make quick decisions and often validate their early instincts .
Diversity is the keyword
Yoann’s eyes light up as he shares what’s coming : « More card games, but with fresh twists. Tile placement and even coloring mechanics. A wave of family games priced between € 20–€ 30. An expanded children’s game range. And a few more complex titles — a return to roots for some publishers. Some publishers are treating themselves by creating deeper, more nuanced games. And honestly, there are some real gems on the horizon ».
Quality Over Quantity
Another emerging trend : fewer releases, better focus.
« Our publishers are scaling back to concentrate on fewer titles each year, Yoann explains. It’s a smart move in a saturated market. It also leaves room for expansions or surprise hits ».
Heart-driven game design
At the end of the day, the board game world thrives on passion. And this annual summit is proof: a celebration of creativity, collaboration, and the joy of play.