Diego & Antonin : une rencontre olympienne

Diego & Antonin : une rencontre olympienne

L’un est une star des parquets internationaux, l’autre est un acteur incontournable du monde du jeu de société. Diego Simonet, demi-centre du Montpellier Handball, et Antonin Boccara auteur de jeux, n’avaient que très peu de chances de se rencontrer. Pourtant, portés par un thème et des valeurs communes ils se sont retrouvés autour d’un jeu : Olympikos (DS4 Games).

Bonjour Diego, bonjour Antonin. Vous pouvez nous dire comment vous vous êtes rencontrés ?

Diego : Ça c’est la spéciale d’Antonin. Il adore le raconter (rires).

Antonin : Un jour j’étais avec Yoann Laurent de Blackrock Games. On discutait tous les deux et puis il me dit  » tu sais que le handballeur Diego Simonet travaille sur des jeux. Il aimerait bien avoir certains conseils ». Et moi je le connaissais Diego… J’adore le handball et j’ai vécu à Ivry-sur-Seine au moment où il y jouait. J’étais allé voir plusieurs matches. Je dis à Yoann de donner mon contact. Mais je t’avoue que je le dis un peu comme si je lançais une bouteille à la mer… En me disant qu’il ne me rappellerait jamais… Et puis cinq jours après, je suis sur le départ pour le Festival de Toulouse et je reçois un message :  » Salut Antonin… ça va ? Signé Chino » Sur le moment je me dis que ça doit être un pote mexicain vu que j’ai vécu là-bas. Du coup je décide de fermer le message pour répondre plus tard. Finalement je me loupe et je rappelle le numéro. Vite ! Vite ! Je raccroche. Et là, je reçois un deuxième message avec écrit cette fois  » Bonjour Antonin, c’est Diego Simonet « . J’étais comme un gamin ! Le téléphone se met à sonner.

Antonin sur-joue l’accent argentin

 » Bonjour Antonin, c’est Diego. Je rentre du match contre Cesson-Rennes. Très dur, c’est très physique là-bas… On a gagné de 3 buts »…

Diego : Là, il exagère un peu…

Antonin : J’exagère toujours, c’est comme la comédie (rires). Et puis on commence à parler jeux, je me rends compte que c’est un vrai passionné et pas seulement un sportif qui veut sortir un jeu. Il avait déjà travaillé sur plusieurs projets comme les Secrets de la Tour Eiffel. Il me parle de son intention de faire quelque chose sur les J-.O. Je lui dis de m’envoyer son proto et je le découvre. Il y avait un vrai jeu de base sur le principe d’associations d’idées. Et tout ça sur le sport, c’était vraiment très original. Une belle manière de permettre à des gens amateurs de sport de découvrir le jeu de société, et inversement aux joueurs le monde du sport. Du coup je lui demande à quel degré il veut que je m’implique et il me dit  » si tu as envie d’être co-auteur, je suis partant… ». Notre collaboration a commencé. Je l’ai amené sur les festivals de jeu, il m’a emmené voir les matches…

Diego : Moi de mon côté tout ça me permettait de beaucoup progresser et de découvrir le monde ludique. Je ne connaissais personne, je ne savais pas comment fabriquer, comment éditer, comment créer en fait… J’avais bien fait un jeu sur l’Argentine et un autre sur la Tour Eiffel, mais il me manquait quelque chose… Un peu de métier… Une impulsion supplémentaire. Alors quand Antonin m’a dit qu’il aimait le jeu et qu’il voulait bien collaborer, c’était incroyable pour moi. C’était mon rêve de travailler avec un auteur de jeux.

Antonin : En fait, il y avait deux rêves qui se sont rejoints. Moi, mon rêve c’était de travailler avec un sportif pro. Et là ça se réalise et pas avec n’importe qui. C’est quand même El mago !

L’idée du jeu est née comment Diego ?

Diego : J’ai commencé à y réfléchir aux J.-O. de Tokyo en 2020. J’étais au village olympique et je voulais savoir s’il y avait des jeux sur l’épreuve olympique. Il y avait bien un jeu de dames avec le logo des Jeux, des Monopoly mais c’est tout.

Antonin : C’est ça il n’y avait que des jeux à licence. Aucune création autour des J.-.O

Diego : J’ai commencé à penser à ce jeu-là. Je voulais qu’on découvre plusieurs sports. Pas qu’un seul. Que ce ne soit pas un jeu sur le foot ou l’athlétisme mais un jeu plus général. Je voulais qu’on y associe des images, qu’on les découvre, qu’on en apprenne plus.

Est-ce que les valeurs olympiques étaient aussi importantes pour toi Diego que l’épreuve sportive ?

Diego : Ce sont les quatrièmes J.-O. que je vais faire à Paris. Les valeurs portées comme le fair-play, le respect de l’environnement, la diversité des sports et des pays représentés, c’est juste incroyable. Les J.-O. c’est tout ça sur un même lieu, et bien Olympikos c’est tout ça dans une même boite.

Tu parles des Jeux Olympiques, mais Olympikos c’est aussi les Jeux Paralympiques…

Antonin. Ça m’a effectivement plu dès le début. Dès le proto, Diego avait intégré les Paralympiques. Et cette idée que _contrairement à la réalité_ les Jeux Olympiques et Paralympiques se jouent en même temps et que le tableau des médailles soit le même, je trouve ça formidable en terme d’inclusion. On a été encore plus loin que le CEO !

C’était un truc vraiment important pour nous. L’idée du livre d’anecdotes est même venue de ça. On voulait vraiment que le jeu soit un véritable objet culturel. Qu’il donne la sensation de sortir grandi à la fin d’une partie.

Dans le livret il y a la présentation de chaque sport, mais aussi l’histoire, les faits marquants. Plus de 100 ans de rétrospectives des Jeux modernes. Et politiquement, géographiquement… mais aussi émotionnellement, il y a énormément de choses qui se sont passées depuis 1896. C’est en fait 28 pages qui nous ont pris autant de temps de rédaction que la création du jeu en lui-même (rires).

Comment vous vous êtes organisés pour travailler ensemble ?

Diego : On s’appelait tous les jours ! Enfin tous les soirs parce qu’Antonin il se réveille aux alentours de 14 heures… (rires)… Il est aussi venu trois jours à la maison. On travaillait à trois avec ma femme. Même ma fille a joué et donné son avis.

Antonin. C’était plus qu’un travail d’auteur. C’était un vrai travail d’édition. Et même si avec Old Chap je suis un peu rodé, j’ai appris de nouvelles choses notamment sur la fabrication.

Comment on arrive à trouver le temps de créer un jeu de société quand on est un sportif de haut niveau ?

Diego. Je travaille surtout pendant les voyages. Je ne me perds pas sur les réseaux, sur TikTok. J’investis le temps. Je lis, j’apprends, ou je travaille sur mes projets. C’est d’ailleurs pour ça que je préfère le train à l’avion, c’est plus pratique. Et puis je travaille aussi à la maison quand les enfants ne sont pas là. Parce que quand il y a Benjamin, c’est impossible (rires) !

Et puis pour moi travailler sur des jeux, ça me permet de me libérer un peu la tête. De me défaire de la pression d’avant-match. Du poids sur les épaules. Parce que quand on est sportif de haut niveau, il y a beaucoup de gens qui vivent à travers toi et ça, pour moi, c’est une manière de penser à autre chose.

Et puis j’avoue à chaque fois qu’on était en déplacement et qu’on avait un peu de temps après les repas je faisais jouer mes coéquipiers de Montpellier ou de la sélection argentine au prototype. Le premier, le pourri avec de vieilles impressions. Ils ont dû le tester 10.000 fois mais toujours avec le sourire. Et ils m’ont fait à chaque fois des retours magnifiques. C’était ça aussi une belle expérience.

Antonin toi qui a l’habitude de travailler avec d’autres auteurs de jeu, qu’est ce que Diego a de plus ?

Antonin : Son accent ! (rires) Non en vrai, il a une fraicheur, une innocence, un enthousiasme qui font du bien. Mais ce n’est pas tout. J’ai trouvé avec Diego beaucoup de rigueur. Et j’ai beau me réveiller à 14 heures (rires)… C’est essentiel.

Et toi, à l’inverse, Diego ? Qu’est ce qu’Antonin a apporté à ton jeu ?

Diego : C’est bien simple ! Il a changé toutes les règles ! Non mais en vrai, c’était ça que je cherchais. Quelqu’un pour me conseiller… me guider. Je n’étais pas fermé aux changements. Antonin avait des idées, beaucoup, tout le temps… Il me demandait mon avis. C’était un échange permanent. On n’était pas là pour parler business… On cherchait juste le meilleur pour le jeu. On avait juste envie que ça marche et je pense que tous les deux, avec Blackrock Games en plus, on fait une très bonne équipe.

Antonin : Quand il dit que j’ai tout changé… Il est très modeste. Il y avait une base très forte. Je n’ai jamais eu dans l’idée de créer autre chose, j’ai juste apporté mon expérience sur certains points. Dans cette démarche il y avait un vrai respect mutuel.

Quand on vous voit aujourd’hui, au-delà d’une collaboration professionnelle, on sent qu’une belle amitié est née. Il y a d’autres projets en perspectives ?

Diego : La création et la promotion d’Olympikos nous a pris et nous prend beaucoup de temps. Mais oui il y a d’autres projets à venir. Quand tout se sera un peu calmé…

Sur le sport, une nouvelle fois ?

Antonin : En fait, il y a deux projets. Proposer des jeux mini-formats qui pourraient être liés à des évènements comme Rolland-Garros ou des sports via la Ligue de Handball. Et travailler sur d’autres protos que Diego a encore dans ses valises.

Mais pour moi je crois que tu as raison, le plus important sur ce projet reste l’Amitié. Et on a tout fait pour que ça se ressente en jouant. Avec Olympikos, on joue ensemble, on tchatche, on échange… Et quand on est tous les deux avec Diego c’est ce qu’on aime… parler !

La surprise de la nomination de Darwin’s Journey pour Thundergryh

La surprise de la nomination de Darwin’s Journey pour Thundergryh

Le sourire aux lèvres, l’oeil pétillant, Gonzalo Aguirre Bisi était en visite dans nos locaux de Veyre-Monton le jeudi 8 février. L’occasion pour nous d’en savoir plus sur la genèse de Darwin’s Journey et de sonder les émotions du fondateur de la maison d’édition Thundergryph Games.

Comment as-tu réagi à la nomination de Darwin’s Journey ?

Pour être honnête j’ai été très surpris. Nous sommes une petite équipe et même si on a travaillé avec deux concepteurs très expérimentés c’est notre premier jeu de placement d’ouvriers. Mais c’est l’un des projets les plus passionnants que nous ayons réalisés.

Nous avons travaillé pendant 18 mois sur cette création. En nous réunissant toutes les deux semaines au début, puis toutes les semaines. Nous avons donc mis beaucoup de notre cœur dans ce jeu. Et si cela se traduit par une nomination, même si ce n’était pas attendu de notre côté, c’est une très bonne nouvelle.

Vous n’aviez vraiment aucun espoir ?

Non je n’en avais pas. J’étais dans mon bureau « virtuel » _nous n’avons pas de vrais bureaux_ et j’ai vu le post que vous aviez fait sur Insta. Je me suis « Oh ! Mais c’est fou, qu’est-ce qu’il se passe ? « . J’ai dû expliquer l’As d’or aux membres de l’équipe qui ne connaissaient pas le concept : en insistant sur le fait que c’était très important et génial. Tout le monde s’est rapidement enthousiasmé ! C’était chouette ! Dans la foulée j’ai reçu plusieurs appels et messages de mes collègues me disant «  T’as réussi ! T’es nominé ! »

En vrai, c’est le fuit d’une collaboration entre plusieurs personnes talentueuses et je me sens béni d’avoir travaillé sur ce projet ! C’est juste incroyable !

Tu connaissais personnellement l’As d’or ?

Oui, je connaissais. Je pars du principe qu’il faut essayer un maximum de jeux. Du coup je suis toujours à l’affût des nominations. Là où je me suis fait surprendre c’est que vous avez communiqué très rapidement sur les réseaux. Du coup je savais que ça allait tomber dans les jours qui arrivaient, mais pas là comme ça. J’étais en train de scroller sur Insta et puis…

Que représente l’AS d’or et le marché français pour Thundergryph ?

En toute honnêteté, la France est notre deuxième marché juste après les US. Aucun pays n’a répondu aussi positivement à nos sorties. Et puis c’est un marché qui connaît une croissance exponentielle. Y a de la place pour de nombreux éditeurs… sans oublier que les Français sont d’excellents joueurs.

Lorsque vous commenciez à travailler sur le projet, vous avez conscience du potentiel du jeu ?

Pas au début… L’historique du projet est assez drôle. Simone Luciani travaillait exclusivement pour Cranio Creations, un éditeur italien. Je me souviens que la première fois que je l’ai vu, c’était lors d’une petite convention en Italie, sur un rassemblement. Il était en train de développer une extension pour l’un de ses jeux. Je me suis approché de lui et je lui ai dit :  » Bonjour Simone, je vois que tu travailles sur une extension pour ce jeu « . Il a levé les yeux au ciel et il m’a répondu « oui », puis il a recommencé à travailler. Il m’a totalement ignoré ! Ensuite, nous nous sommes revus à plusieurs reprises, et une amitié a fini par se nouer. Je me souviens d’avoir été invité à une fête d’été à laquelle participaient d’autres concepteurs de jeux… Nous étions assis là, au soleil, avec nos boissons, et j’ai dit : « Et si nous faisions quelque chose ensemble ? » Il était curieux de tester un crowdfounding avec quelqu’un d’autre… il a donc répondu oui, mais à une condition. Il fallait que nous commencions par développer un thème… Je n’ai pas réfléchi, j’ai dit oui. C’était la première fois que notre maison d’édition partait de rien…. Nous avons signé sans savoir ce que ce jeu allait devenir…

Comment le projet a donc pris vie ?

Simone avait déjà travaillé avec Nestore sur Newton et ça s’était très bien passé. Il savait que Nestore voulait faire un jeu sur Charles Darwin, il nous a donc présenté son envie de travailler avec lui….

Le thème était trouvé, et les auteurs réunis. Le travail a donc pu commencer avec la création d’un prototype. Il s’agissait à la base d’un jeu de deckbuilding dans l’esprit de Newton. Chaque carte ayant une action. Et puis plus nous avancions et plus nous nous disions que ce jeu avait besoin d’une approche plus simple de l’Eurogame. La méca de placement d’ouvriers s’est rapidement imposée à nous. A partir de là, ils ont commencé à travailler sur les ouvriers, leur spécialisation. Et nous avons commencé à nous voir toutes les deux semaines… Nous jouions au jeu ensemble et nous donnions notre ressenti à chaque évolution. Je me souviens qu’à un moment donné, Simone a décidé de retirer les tentes du jeu. Et j’étais tellement en colère que je lui ai dit « tu peux tout enlever mais pas les tentes !!! Elles font partie des combos ! «  Mais Simone n’a pas cédé, il m’a dit je les enlève. J’étais triste mais je lui ai fait confiance, en me disant qu’il était plus expérimenté. On se revoit deux semaines plus tard, pour me présenter un nouveau concept et les tentes étaient toujours là… Il m’a dit : « je laisse les tentes, à cause de toi… »

Que réponds-tu à ceux qui reprochent à Darwin’s Journey de ne pas avoir de vrai thème ?

C’est très difficile de donner un thème à un jeu de placement d’ouvriers. Les mécanismes sont parfois si forts qu’ils créent un sentiment abstrait de déplacement d’objets sur la table. Je n’ai pas l’impression que ce soit le cas ici. Ici, lorsque vous posez une tente, vous vous asseyez et commencez à écrire des lettres que vous enverrai à des investisseurs en Europe qui vous enverront ensuite de l’argent… Pareil, vous allez à l’Académie pour apprendre des disciplines afin de réaliser de meilleures actions, plus de recherches, plus d’aventures, plus d’avancées avec le bateau. Il y a une vraie histoire… C’est ce que je ressens moi, peut-être que d’autres n’auront pas cet avis.

Connais-tu les autres jeux nommés pour l’As d’or expert ?

Oui. Je connais les deux. J’ai beaucoup aimé Le Château Blanc. C’est un jeu plus rationnel et rapide. C’est vrai. Ce sont des jeux très différents proposés par des éditeurs qui ont plus d’expérience. Je suis très heureux de concourir à leurs côtés.

Quel est votre principal atout ?

Je ne connais pas le jury, ni les éléments dont il tient compte pour donner le résultat final. Mais le point fort de Darwin’s journey est à mon sens sa variabilité. Les récompenses pour la correspondance, les actions spéciales, les grands objectifs, il y a toujours quelque chose de nouveau à voir. L’une de nos philosophies _et probablement la principale_  est que nous voulons créer des jeux auxquels on peut jouer longtemps sans s’ennuyer. J’ai joué quelque chose comme 300 parties… le dernier mois avant le lancement du crowdfunding, nous avons décidé avec Pierpaolo de jouer une partie de Darwin par jour jusqu’au lancement de la campagne. Mais vu qu’on avait d’autres choses à faire à côté, nous avons mis une pendule à échecs de 15 minutes entre nous. Et si l’un d’entre nous manquait de temps, il perdait la partie. C’était très amusant. Et je pense que c’est, en sept années, de carrière la chose la plus originale que j’ai vécue.

Quelle serait votre faiblesse ?

Je pense que comme dans tout Eurogames, il faut beaucoup d’attention et de réflexion. Le plus difficile à gérer dans ce jeu est le côté pécunier. Dans Darwin’s, l’argent est rare ! C’est tellement serré que cela peut paraître frustrant à certains moments. Du coup le jeu va faire face à deux types de joueurs : ceux qui vont se sentir lésés et penser que le jeu ne répond pas à leurs attentes. Et ceux comme moi, qui apprécie le stress engendré. Cette sensation négative mais gratifiante quand vous réussissez à obtenir LA pièce, CETTE pièce. Vous vous sentez comme un héros !

Tu es en quête d’émotions quand tu joues ?

Quand je lis 36 pages de règles, que je suis assis et que je consacre la moitié de mon temps aux coups des autres. Que je peux donc passer 3 heures sur un jeu, ma satisfaction n’est jamais liée au résultat, elle doit être présente du début à la fin.

J’aime voir une réaction en chaîne d’évènements que j’ai élaborés dans mon esprit se mettre en place. Même si au final je perds, je savoure ce sentiment agréable d’avoir réalisé une énorme action combinée. Ça fait partie des moments mémorables dont tu te souviens pendant longtemps.

Que prévoyez-vous pour l’avenir ?

Nous travaillons sur le voyage de Darwin, l’Océanie, qui sera probablement annoncé très bientôt. Il s’agit de la dernière partie du voyage de Darwin, disons les découvertes.  Je pense qu’il y a quelque chose de vraiment fascinant à parler de quelque chose qui a été si important pour l’humanité, n’est-ce pas ? La théorie de l’évolution a changé la façon dont nous nous percevons.

Et le suivant dans la liste serait Galilée. Je sais qu’il y a d’autres éditeurs qui font le même thème. D’ailleurs je suis vraiment surpris qu’à chaque fois que vous travaillez sur quelque chose, il y a quelqu’un qui travaille sur la même chose. Mais avec Galileo, il s’agit plutôt d’essayer de comprendre. Il ne s’agit pas d’un  jeu de placement d’ouvriers, mais plutôt d’un jeu de cartes.

Que pouvons-nous vous souhaiter ?

Gagner le prix ? Non, je pense qu’être éditeur de jeux de société n’est pas aussi facile qu’il y paraît. Créer des jeux c’est amusant, mais c’est aussi très stressant. Nous devons parfois faire face à de nombreuses difficultés liées à la logistique ou aux dépenses, à la création d’un jeu et aux retards de production. Je pense donc que la meilleure chose qu’on peut nous souhaiter est de continuer à faire ce que nous faisons et ce que nous aimons, à savoir sortir des jeux appréciés par le public.

As d’or Enfant : Mon puzzle aventure dans la dernière ligne droite

“Tu mets un dodo, un chat, un dragon dans une arène…”

Nommé pour l’As d’or de la catégorie Enfant, Mon puzzle aventure se distingue par son originalité. Si Roméo préfère rester détaché de tout ça, Clément s’est prêté au jeu des questions/réponses pour notre plus grand plaisir.

Dis-nous Clément ? Cette nomination ? C’est une surprise ?

On a eu des petits signes avant-coureurs…. On commençait à le voir apparaître dans les pronos… Mais on avait été échaudé dans le passé avec les livres Ma Première aventure où pareil on nous avait placés comme candidat tangible… À partir de là on préférait ne pas être dans l’attente, on y croyait sans se projeter. Au final, ça reste l’avis de 9 personnes, c’est très subjectif.

Tu connais les autres jeux nominés ? Déjà on a été annoncé en premier, pour la gestion du stress c’était plutôt bon…

Morris le Dodo je ne connais pas mais je connais Blue Orange, puisqu’ils étaient distribués par Blackrock Games, je sais la qualité de leur édition. Pour Super Miaou, il est annoncé comme le premier deckbuilding pour enfant je suis vraiment curieux de découvrir cela.

Cette nomination, pour vous elle vient récompenser plus largement le travail fait en amont avec Ma Première aventure, ou le jeu en lui-même ?

On peut pas nier le lien qui existe entre les deux… Peut-être que ça a joué un petit peu. Mais je pense que c’est plus une récompense pour le concept de puzzle et la gamme qui va en découler. On est plus sur un pari sur le futur que sur la reconnaissance du passé.

Qu’est ce qui, pour toi, a fait la différence ? Je pense que le premier point fort est l’idée d’utiliser le puzzle d’une manière révolutionnaire. Quand Antonin et Romaric nous l’ont proposé, on a tout de suite flashé sur le projet. Il y a aussi la qualité et la cohérence de la narration, le travail de réflexion fait sur l’énigme. Et puis dernier point qui pour nous est très important : c’est fabriqué en France.

On a pu reprocher à Mon puzzle aventure sa rejouabilité. Penses-tu que ça peut le desservir pour l’As d’or?

Franchement pour moi ça c’est une vision d’adultes et de gamers. Le plaisir de faire, d’avancer et de rechercher dans une image reste le même à cet âge-là. Quand j’étais gamin et que je prenais mes albums de Où est Charlie ? Je faisais et refaisais. En plus il y a trois histoires… La question pour moi ne se pose pas.

On a eu aussi la critique du visuel du puzzle sur la boite. C’était notre choix à ce moment là. Mais on entend les retours… et on réfléchit pour le tome 2 à changer cela. Garder la patte Ma première aventure avec le vert de la couverture, mais changer le visuel.

Le prochain d’ailleurs on pourra le découvrir quand ?

Le prochain sera inspiré de Voyage en Terre Ocre et sortira en mai. Il sera présenté aux professionnels au Festival de jeu de Cannes dans deux semaines.

Vous ne suivez pas la chronologie des livres ? Non, ça dépend de trop de choses. De nos envies de création, nous autres éditeur et auteurs, mais aussi de la disponibilité des illustrateurs… Et puis de toute manière même si on retrouve les mêmes personnages, ce sont deux choses différentes. On achète pas le livre en puzzle. C’est une autre histoire.

Qu’est ce qu’on vous souhaite ?

On nous souhaite de gagner ! On est très content d’être nominés, mais on veut l’emporter. Et puis quand tu y penses… Si tu mets dans une arène : un dodo, un chat et un dragon… Y a pas trop photo quand même ! (rires)

Catch Up Games réagit à la nomination de Faraway

“L’important c’est toujours les 3 points”

Clément le pragmatique, Séb l’enthousiaste. Le duo inséparable de Catch Up Games, réagit à la nomination de Faraway pour l’As d’Or dans la catégorie Initié. Que les choses soit dites, ils sont là pour… « un peu gagner quand même ».

Alors ? Heureux les Catch Up ?

Séb : La météo personnelle est à 30.000°C !

Clément : C’est effectivement une vraie satisfaction de voir Faraway, ici, quant on connait la masse de jeux qui sort en une année.

Pas de langue de bois ! On s’y attendait non ? Ne pas y être aurait été une déception ?

Clément : Tu sais en vrai c’est compliqué de s’imaginer dedans quand y a plus de 520 jeux dans la même catégorie qui sortent dans l’année. Si ça te tombe dessus c’est tant mieux. Si ce n’est pas le cas ça ne remet pas pour autant en cause tout le travail qui est fait en amont.

Séb : Après il y a quand même un engouement que l’on a ressenti avec ce jeu dès sa sortie. Le public, la réaction des boutiques, les ventes… Tu te dis que ça sent bon quand même…

La première fois que vous avez eu le jeu en mains, vous vous êtes dit qu’il avait ce genre de potentiel ?

Clément : Franchement on a eu de la chance. Nous sommes le premier éditeur à qui Johannes Goupy et Corentin Lebrat l’ont présenté. Johannes me l’a fait jouer sur Table Top simulator entre midi et deux, et je lui ai demandé un print & play dans la foulée. Une fois le proto monté j’ai directement sleevé les cartes. Je savais qu’on allait le sortir et le ressortir…

La première fois que je l’ai présenté aux collègues, ils ont levé le nez à mi-partie et ont tous dit “mais c’est hyper bien ce jeu !”. Comme une évidence ! On l’a signé le lendemain.

Il a tellement d’arguments. Il se joue de 2 à 6 joueurs avec des parties de 15 à 20 minutes. Il est simple mais n’en demeure pas moins profond. Et tout ça pour 20 € !

Séb : Et puis comparé aux autres jeux de la même famille, il a cette dimension addictive qui revient souvent. Ce dynamisme des parties qui séduit également.

Clément : Pour autant rien n’était écrit. Un jury reste un jury, avec tout ce que ça implique de subjectivité et de consensus pour arriver de 520 jeux à trois retenus.

Quelles sont les chances pour vous de remporter l’As d’or ?

Séb : C’est le moment où on arrête d’être humble !

Clément : Ça demeure une histoire de goût. À la fin quand les membres du jury ont leur short list, il se base pas sur des notes. Ils se mettent d’accord pour dire celui-là il est « inévitable ». Il n’y a pas de critères objectifs. Moi je suis content de ce jeu, il a très peu de défauts, mais c’est comme tout tu peux l’aimer ou ne pas l’aimer.

Je pense qu’on a évité pas mal de pièges : on n’a pas mis un jeu à 40 balles alors qu’il en valait 20, c’est pas comme si l’équilibrage était « fucké », le matos c’est pas du papier à cigarette… Mais après au delà de ça, l’important ça reste quand même le jeu. Et ça Johannes et Corentin, on fait un super jeu et on a eu la chance qu’ils nous le confient.

Séb : On a une vraie chance… au même titre que Cat in the Box ou Eila et l’éclat de la montagne.

On pose la question parce qu’elle revient souvent et qu’on aimerait avoir le scoop. Faraway va être réédité dans d’autres couleurs que l’orange ?

Clément : Pour être franc je me pose la question… Comme je vois qu’il y a de la demande, plutôt que de frustrer les gens… Et puis j’ai préféré ne pas regarder le prix de revente sur le marché de l’occasion.

Séb : Après avoir laissé un laps de temps aussi long et dit au gens qu’il n’y en aurait pas, pour moi ça me semble compliqué…

Mind Up, Fraraway, Courtisans, c’est une volonté de Catch Up de s’ouvrir à un plus large public ?

Séb : On est un peu plus ouverts que ce qu’on faisait au début. Aussi parce que notre sensibilité évolue… Mais déjà entre Mind Up et Faraway on est sur deux choses différentes. Parce que Faraway il est trompeur. C’est un jeu qui est assez dense en matière de réflexion, mais qui paraît pas très compliqué sur la structure de ce que tu as à faire à ton tour de jeu. C’est aussi ce qui fait une de ses grosses forces.

Clément : En vrai Faraway n’est pas si simple que ça… Je pense qu’on reste sur notre ligne éditoriale. On s’ouvre plus avec Mind Up et Courtisans

Séb : On va dire qu’avec le temps on a un éventail de complexité qui s’élargit plutôt qu’il se restreint.

Quelle issue on peut vous souhaiter ?

Séb : L’important c’est toujours les 3 points ! Bien sûr qu’on y va pour la victoire !

Clément : On va essayer de ne pas se mettre de pression, même si avec le flot de messages qui arrivent pour nous dire « Faraway c’est mon favori » c’est pas facile. Par contre le mercredi, je sais que pour moi ça va commencer à monter. Il va falloir s’occuper l’esprit pour ne pas y penser.

Séb : Mais on préfèrerait gagner quand même ! (rires)

Clément : Quand même… (rires)

 » Le plus gros départ de toute ma vie « 

 » C’est le plus gros départ de toute ma vie « 

Thibaut Quintens, responsable de l’équipe export, a quitté ses fonctions début janvier. Avant cela, il a accepté de nous lâcher quelques mots. Mais avec Thib partir pour un interview de 15 minutes, c’est s’embarquer dans un joyeux foutouard d’une heure. Les pensées s’enchainent plus vite que les mots. Il se souvient. On rit. On a le coeur qui se sert. On vous embarque avec nous…

Thibaut ? Tu t’en vas pas fâché ? Je continue de vous adorer… avec une larme aujourd’hui. C’est le plus gros départ de ma vie (silence).

Alors pourquoi tu pars ? Je suis une personne qui aime les challenges. J’en ai relevé trois. Des aventures à chaque fois d’une dizaine d’années. J’adore monter, construire, oser aller chercher autre chose, toujours, encore.

Aujourd’hui professionnellement j’arrive à un niveau où _tout est loin d’être parfait_ est installé. Ça devient de la gestion, de la poursuite. Et dans ce domaine là, je n’apporte aucune plus-value. Avec l’équipe export bâtie aujourd’hui c’était une vraie opportunité. L’équipe est jeune et avec Hervé à la tête c’est le bon moment. Je vais aller vers de nouveaux challenges.

Et puis personnellement, je suis dans une phase de ma vie où les déplacements aux US ou en Asie me gênent. Je ne suis plus en accord avec moi-même et ça devient problématique. Je veux me lancer dans un projet recentré sur le local (silence).

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 » C’est pas une couille l’état d’esprit Blackrock Family. Il existe vraiment « 

Après quand j’y réfléchis… je quitte Blackrock au moment où j’aurais pu un peu souffler. C’est drôle. Mais au moins je pars confiant. L’évolution de l’équipe export, l’arrivée dernièrement de William et Héloise, et l’ensemble des liens qui se sont tissés me permettent de partir serein. Y a une vraie complémentarité dans l’équipe, elle est forte et je vois déjà les grandes choses qu’elle pourra mettre en place pour se développer.

Comment vas-tu occuper tes journées désormais ? C’est un gros enjeu pour moi. J’avais mis un peu de côté Act In Games. J’aimerai me réinvestir dans l’édition. La création, le développement de jeu me manquent. Et puis il y a l’animation, la formation. Je veux remettre les mains dans le cambouis.

Un jeu dans ma classe par exemple me tient à cœur. Je suis convaincu de l’enjeu de l’apprentissage ludique. Je vais m’employer à défendre l’idée du jeu comme outil culturel mais aussi de rencontres et d’échanges. Et puis il y a mon chez moi L’Orée du jeu. Un projet monté avec deux autres familles. L’idée c’est de rassembler les gens sur un site autour du thème du jeu qu’il soit de société, de théâtre, de clown. Tout ce qui a rapport avec les arts vivants… Avec un bar et des cuisines collectives pour le côté chaleureux. Je fais une transition vers le plaisir et le partage… Aujourd’hui on est encore dans le bricolage avec une bourse aux jeux en août. Mais en 2024 ce sera le lancement officiel.

Ah oui j’allais oublier… le plus important… je prendrai du temps avec mes enfants !

C’est quoi ton meilleur souvenir ? J’en ai pas UN mais DES meilleurs ! Je dirais qu’il y a eu deux phases. Je me vois encore avec Alain, Yo et Marie-Hélène à à discuter autour de repas concoctés par Jacqueline pour bâtir, se projeter, sans pour autant faire de plans sur la comète. C’était tellement excitant. Je pensais qu’à une chose à l’époque : mettre des drapeaux Blackrock sur tous les pays du monde ! Et puis tout se faisait tellement naturellement….

J’étais l’outsider ! La pièce rapportée. Ils se moquaient de mon accent belge à chaque réunion ! Mais pourtant j’étais chez moi, dans la famille. Tout de se faisait avec tellement de confiance et de bienveillance.

Le deuxième grand moment c’est l’arrivée d’Hervé. J’étais fier et enthousiaste. J’allais avoir une équipe. Jusqu’à présent j’étais dans un tunnel avec ma lampe de poche et je sentais bien qu’au bout de 4 ans, les piles commençaient à faiblir. L’arrivée d’Hervé ça a été un nouvel éclairage. Il a pris tout de suite le projet à cœur, et on a pu mettre en place toutes les idées que j’avais. On a poussé les jeux et créé du lien. C’était important.

Enfin, il faut pas ce mentir, les plus grosses fiesta c’est avec Blackrock. Fort la nuit fort le jour c’est notre ADN. Aujourd’hui j’ai des enfants, je suis chiant à demander une chambre individuelle, mais à l’époque des dortoirs j’adorais. C’était le professionnalisme à la scoot !

Qu’est ce que tu vas regretter ? Je quitte une zone de confort humain, et professionnel… 12 ans c’est fou. Je suis content de partir sur une top note et dans une bonne énergie. Je sais qu’il y a des trucs que je vais regretter… je les regrette déjà. Il faut garder à l’esprit que ce qu’on vit chez Blackrock c’est assez exceptionnel. On a réussi à garder une ambiance incroyable. On a des tempéraments, des coups de gueule, mais il reste toujours cette bienveillance. Quand on est revenu du dernier séminaire en septembre j’ai dit à Yoann : « ça y’est tout le monde est à sa place. On est bien ». Ce dernier rendez-vous était magique par tous les niveaux, les échanges, les ateliers, les activités. Je me suis rendu compte qu’on avait passé un cap. Et qu’il était beau ce cap. C’est pas une COUILLE, l’état d’esprit Blackrock Family il existe. On a réussi à le préserver depuis le début. Ça a été notre force, ça l’est aujourd’hui et il faut que ça le reste demain !

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Je vous dis à très vite… Le lien persistera… Vous me manquez déjà…

Grégoire rejoint la Blackrock Family

Grégoire rejoint la Blackrock Family

Grégoire Thillay a intégré la Blackrock Family en cette fin d’année. Il vient en renfort de l’équipe logistique et de l’équipe évènementiel. Vous avez sûrement dû déjà voir son visage sur les stands Blackrock Games, puisqu’il venait souvent animer nos supers jeux sur les festivals ! Il se présente.

Bonjour Grégoire, ça va ? Ça va super et toi ?

Tu as un surnom ? Oui, c’est Thigr (avec cette orthographe).

Tu viens d’où ? Dernièrement, je viens de Lyon. Mais j’ai habité en région parisienne, en Bretagne et à Montréal.

Quel âge as-tu ? 41 ans (ça ne nous rajeunit pas tout ça).

Tu peux nous dire ton parcours ? Je peux le faire ! J’ai fait des études d’ingénieur en télécommunication, spécialité avionique pour devenir ingénieur développeur. Durant une dizaine d’année, j’ai occupé ce poste et, en complément, j’ai commencé à intégrer une association de jeu pour laquelle j’ai animé. De fil en aiguille, j’en suis venu à animer pour des éditeurs comme Super Meeple et Blackrock Games. Passionné de jeu, je me suis mis dans la tête d’ouvrir un bar à jeux à Lyon et, après une formation en CAP pâtisserie, j’ai ouvert ce bar, avec deux associés en 2021. Après 2 ans d’exploitation, malheureusement, le bar n’avait pas assez de chiffres pour nous faire vivre tous les trois, donc, j’ai commencé à chercher du travail ailleurs, et, me voici !

Tu as connu Blackrock Games comment ? Déjà, par l’intermédiaire des jeux de société, bien entendu, mais surtout à travers Vincent Petit qui m’a permis d’animer en festival pour vous.

Tes hobbies ? Les jeux de société (ça s’est vu ?), le sport en général et le ski en particulier, la moto.

Ton livre de chevet ? En ce moment, aucun. Généralement, j’aime bien les romans fantastiques donc je pense commencer le Disque Monde.

Ton jeu préféré ? Eclipse Second Dawn, un 4X spatial dans lequel il y a toujours une histoire à raconter après la partie.

Ton expression favorite ? On ne peut pas savoir sans avoir essayé.

QUESTION BONUS

Le top 3 de tes plats préférés ? Un bon riz loc-lac (une spécialité vietnamienne), une bonne côte de bœuf au barbecue, une tarte citron meringuée… C’est malin, j’ai faim maintenant !

Quel est ton animal totem ? L’ours polaire.

Qu’est-ce qu’on te sert pour l’apéro ? Un petit cidre !

Merci Grégoire

UNFRIENDLY GAMES

Unfriendly Games est une jeune maison d’édition créée en 2021 par deux auteurs français de jeux de société : Karen Nguyen originaire de Vauréal dans le Val d’Oise & David Carmona de Pont-en-Riyans en Isère. Tous deux travaillent avec deux illustrateurs et artistes aux univers visuels uniques : Dorian Selosse pour Virus War et Gilles Warmoes pour Nekojima. Leur talent et leur créativité sont des vecteurs essentiels à la mise en place d’une identité forte pour chaque jeu édité et permettent aux joueurs de s’immerger dans un univers captivant. Rencontre.

Bonjour Karen, bonjour David, pouvez-vous nous présenter Unfriendly Games ?

Unfirendly Games c’est une maison d’édition dont nous sommes les auteurs.

Pourquoi Unfriendly Games ?

David : Parce qu’on n’est pas sympa (rires) !

Karen : C’était une volonté pour nous de faire des jeux piquants et taquins. Le nom collait bien avec le projet.

Comment naît l’idée d’un jeu chez Unfriendly Games ?

Karen : ça dépend de l’humeur du moment vu que dans notre cas nous sommes les auteurs de nos jeux. Mais ça dépend aussi de l’inspiration et de l’enthousiasme de nos testeurs.

David : moi je pense q’un jeu il nait spontanément. A un moment, on a un déclic, l’envie de faire quelque chose, et puis boom. C’est un peu comme la bonne idée du jour, on se dit « ah ouais ! ça faut que je le test ».

Karen : C’est vrai que nos jeux ont toujours été créés d’une manière très spontanée. Ils sont nés à partir d’un rêve ou de travaux.

David : C’est vrai qu’on vous a pas tout dit. On est en pleine rénovation à la maison. Et Nekojima est nait à partir de ça. Tout comme Virus War qui m’était venu à la suite d’un rêve en juin 2029.

Et du coup, entre le moment où tu rêves d’un jeu David et celui où il va sortir en boutique il faut compter combien de temps ?

David : Quand on imagine un jeu, je dirai pour que la mécanique soit suffisamment solide, il se passe quelques mois de test. Une fois qu’il a été testé par notre entourage et nos partenaires, la direction artistique peut prendre aux alentours de 3 ou 4 mois. Enfin, il faut compter 2 mois pour la fabrication et l’importation dépendra du lieu de production. En tout il faut compter 1 an.

Comment s’est passé la rencontre avec Blackrock Games ?

David : Tout s’est passé assez simplement. J’allais aux toilettes à Vichy et je passe sur le stand de Blackrock Games. Je me dis que ce serait quand même chouette d’être dans cette merveilleuse équipe… de faire partie de la Blackrock Family. Du coup je me suis rapproché du stand et j’ai demandé où été Yoann. Je savais que c’était lui le fondateur. La personne au t-shirt noir et la tête ronde me l’a montré du doigt et je suis allé vers lui. Je lui ai dit « écoute Yoann on a un super jeu à te présenter… »

Karen : C’est là qu’il est arrivé à ma table. On a tout simplement joué à Nékojima, je lui ai expliqué le projet. Et puis on s’est rencontré plusieurs fois avec l’équipe Blackrock Games. A Essen on a pu rencontrer toute l’équipe à l’export et l’import et ça a vraiment été un coup de coeur avec toute l’équipe. C’est ce qui a fait la balance dans notre choix de distributeur.

David : Pour nous c’était évident c’était avec Blackrock que demain on voulait travailler.

Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter ?

David : De continuer à avoir de l’imagination dans la création de jeux. Et toi Karen qu’est ce qu’on peut te souhaiter ? Qu’on arrête de te considérer comme une animatrice sur le stand et qu’on te prenne au sérieux en tant qu’éditrice ?

Karen : C’est effectivement pas toujours évident d’être une femme dans le milieu.

La Logistique en place pour les festivités

La Logistique en place pour les festivités

Les petits lutins du Père Noël ce sont eux. Ils mettent du coeur à l’ouvrage pour faire partir dans les temps les commandes, et à partir du lundi 6 novembre ils passeront en 2×8. Eux, ce sont qui ? C’est notre fabuleuse équipe Logistique. Nabil, le responsable, répond à quelques questions à l’amorce de la plus grosse période de l’année.

Nabil tu peux nous expliquer le programme à partir de la semaine prochaine ?

À partir du 6 novembre on passe à deux équipes sur 2×8. Les premiers feront 6h/14h. Les autres 12h/20h.

Une organisation qui a déjà fait ses preuves l’an passé…

Effectivement, l’afflux de commandes sur la fin d’année est très important et il faut plus de personnes. On va en traiter jusqu’à 200 jours. Cette organisation permet d’éviter de se marcher dessus.

L’équipe logistique va compter combien de personnes au plus fort du rush ?

Il y en aura 8 à 12 par équipe selon les besoins. Je pense qu’on montera jusqu’à une vingtaine.

C’est possible de vraiment anticiper l’afflux de commandes ?

On sait que ça va être crescendo. Les grandes enseignes commandent dès aujourd’hui et font du réassort chaque semaine. Les petites boutiques, quant à elles, ont moins de trésorerie et d’espace de stockage. Elles fonctionnent à la semaine. On a moins de visibilité.

Un mot pour ton équipe ?

Il va falloir être solidaires, calmes et appliqués afin de continuer à défendre les couleurs de Blackrock Games !

Merci capitaine !

LES P’TITS EXPLORATEURS

LES P’TITS EXPLORATEURS

Les P’tits Explorateurs c’est la chasse aux trésors réinventée. Si le but du jeu est bien d’être le premier à mettre la main sur le butin, ce jeu immersif est source d’une véritable aventure coopérative virtuelle. C’est en effet, en équipe et en mouvement, que les joueurs explorent la maison à la recherche des marqueurs à scanner en réalité augmentée pour trouver le trésor !

Avec Les P’tits explorateurs ce n’est pas 1 mais 3 univers qui vous sont offerts pour exploration : le trésor caché par les Pirates, la trace de votre petit frère Dino, l’univers jusqu’à la Galaxie Spatiale

L’avis de la Blackrock Family :

Les P’tits Explorateurs : la nouvelle chasse au trésor 2.0 pour les enfants de 6 à 10 ans. Trois univers à explorer : les dinosaures, la galaxie et les pirates et un plaisir partagé du côté des parents et des enfants. Une aventure idéal pour animer un goutter d’anniversaire et être sûr de faire mouche auprès de tous les bambins.